Double faute (14 novembre 2016) de Isabelle Pandazopoulos

Depuis leur plus jeune âge, Ulysse et Ludovic sont entraînés par leur père pour devenir champions de tennis. À tout prix. Un jour, Ulysse craque et décide de tout arrêter. Dès lors, Ludo n’a plus le droit de perdre. Et tout vient séparer les deux frères. Jusqu’au drame.

Critique : Les héros de ce roman subissent la tyrannie de leur père des années durant avant qu’une catastrophe ne fasse éclater cette famille bancale. Ce drame provoque des prises de conscience qui permettent de faire évoluer tous les protagonistes à l’exception du père. Ulysse s’accorde enfin le droit de façonner sa vie à la hauteur de ses envies. Pandazopoulos traite de la tyrannie d’un père qui se projette dans ces fils pour atteindre par procuration l’aura du champion, les ravages du dopage qui guette ces sportifs obsédés par la performance, les difficultés de communiquer dans une famille, les relations amour/haine dans une fratrie…L’écriture contribue à accrocher le lecteur dans cette histoire captivante avec une atmosphère souvent oppressante qui ne laissera personne indifférent.

Note :  9,5/10

 

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (14 novembre 2016)
  • Collection : Cart Post Voile

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Les rêves rouges (10 avril 2015) de Jean-François Chabas

Un serpent mangeur d’homme se cache dans les eaux du lac Okanagan, à l’ouest du Canada. C’est ce que dit la légende, et Lachlan et sa mère y croient dur comme fer, comme tous les indiens. Mais quand Daffodil, celle qu’on surnomme l’Anormale au collège, prétend avoir vu la créature, les tensions se déchaînent et la violence s’installe. Les anciens copains de Lachlan ne sont pas des anges. Agressions mystérieuses, insultes anonymes… Le danger se resserre autour du jeune «peau-rouge». Et Daffodil elle-même, n’est-elle pas en danger dans son propre foyer ? L’ennemi n’est pas toujours celui qu’on croit.

Critique : Un livre qui en marquera plus d’un celui-ci fermer. Un vrai chef-d’oeuvre qui fait du bien à lire et à faire découvrir aux autres tant il accroche et marque l’esprit du lecteur.
La légende d’un serpent marin géant fait les beaux jours de la localité de Kelowna. Lachlan et Flower Ikapo, un jeune Indien et sa mère, vivent hors de la réserve, près du lac. Une fille arrive d’Ottawa, dans la classe de Lachlan, mais elle a une attitude anormale. Et les aventures commencent… Chabas traite de plusieurs thématiques assez complexes dans ce roman : le racisme, le harcèlement, les violences conjugales, la mauvaise conscience et l’amour grâce à une galerie de personnages hors-cadre, tour à tours séduisants et repoussants. Ce roman est puissant car dès l’on le lit naît une lente montée en tension de l’environnement familial, scolaire et communautaire de Lachlan, mais aussi de révélations tardives sur les motifs des personnages, qui font prendre toute son épaisseur grâce au grand serpent légendaire, et ses pouvoirs. Un livre atypique, d’un exotisme et d’un caractère étonnants où le fantastique a une portée philosophique.

Note : 10/10

 

  • Poche: 288 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (10 avril 2015)
  • Collection : Scripto

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La Décision (3 mars 2016) de Isabelle Pandazopoulos

Un matin, Louise, 17 ans, a un malaise en plein cours de maths. Quelques instants plus tard, elle accouche seule d’un enfant qu’elle n’a pas attendu, et encore moins désiré. Assaillie de questions, cette jeune fille sans histoires croit devenir folle. Pourtant, l’évidence est là : ce bébé de 3,3 kg, son fils. Comment l’accepter ?

Critique : Louise est une excellente élève en Terminale S, entourée de nombreux amis et d’une famille aimante. Un jour, en classe de maths, elle sort précipitamment et se réfugie dans les toilettes où un camarade la retrouve, inconsciente, dans une mare de sang, avec un bébé sur le ventre.
Déni de grossesse. Le mot est lâché. À tour de rôle, les acteurs et spectateurs de cette histoire vont prendre la parole, expliquer, raconter, tenter de comprendre. Louise prétend n’avoir jamais couché avec un garçon. Ses parents sont effondrés. La jeune fille ne veut rien entendre de cet enfant qu’elle a porté neuf mois, sans jamais se douter de son existence. Tout, mais vraiment tout, est inexplicable, insensé, incroyable. Grâce à une écriture, fluide Isabelle Pandazopoulos dans un roman choral, où chaque chapitre est raconté par un des protagonistes de l’histoireÀ tour de rôle, ils vont nous raconter ce qu’ils ont vu…
Tel un fil d’Ariane, l’histoire de Louise Beaulieu se retricote sous nos yeux, avec des variations de pronoms quand il s’agit de l’héroïne. Les sentiments sont exprimés avec justesse, presque avec poésie tant l’implicite, la suspension et le silence ont leur place . Nous sommes face à la réalité dans toute sa brutalité et sa cruauté. La fin n’est absolument pas prévisible. On avance, tout comme les protagonistes du roman, dans le récit sans savoir où il va nous emmener. Ce livre est très bien documenté, tout ce qui se passe dans le foyer, les différentes personnes qui y vivent, son fonctionnement, tout ceci donne l’assurance que des recherches ont été faites, tout sonne vrai ce qui donne un récit très dur mené d’une écriture tout en pudeur et réalisme, un livre choc qui ne laissera personne indifférent.

Note : 10/10

 

  • Broché: 256 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (3 mars 2016)
  • Collection : Pôle fiction

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Journal d’une intolérante alimentaire(11 janvier 2017) de Margot Montpeza

Comment vivre sereinement quand un acte aussi banal que se nourrir vous gâche la vie ? Que le moindre petit bout de pâtisserie, de pain, de fromage, vous envoie dans un monde parallèle de maux de ventre, de fatigue permanente ? Un monde de honte et de repli sur soi, aussi. La source de ses problèmes : le gluten, les produits laitiers et les oeufs. Depuis que la journaliste Margot Montpezat les évite, sa vie a considérablement changé. A la honte ont succédé les remarques en coin et les soupirs de ceux qui ne la prenaient pas au sérieux. Elle a décidé d’en rire. De s’amuser du pathétique de sa situation. D’aller se renseigner auprès de spécialistes pour comprendre pourquoi son ventre était aussi fragile et de nous raconter son histoire.

Critique : Un excellent ouvrage loin de ceux publié par les lobbies de l’industrie alimentaire et du médicament.
Pour le prix d’une consultation médicale, cet ouvrage vous permet de trouver vos intolérances alimentaires et adieu à vos problèmes de santé. Ce journal de  Margot est dérangeant, c’est sûr, car il bouscule les habitudes alimentaires prises où le blé est très présent ainsi que les produits laitiers. Mais il nous fait comprendre que notre intestin est une clé essentielle de notre santé, alors que cet organe n’est pas le plus noble.
Un livre fantastique, rédigé de façon concise avec des chapitres courts et écrits en grands caractères. Tout y est bien expliqué avec le minimum de mots.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 300 pages
  • Editeur : Les Arènes (11 janvier 2017)
  • Collection : AR.HORS COLLECT

 

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Jason et la toison d’or, Tome 1 : Premières armes (2 novembre 2016) de Alexandre Jubran et Luc Ferry

Héritier du trône d’Iolcos, Jason est le seul survivant d’un massacre perpétré par son oncle, le félon Pélias. Mis en sécurité par sa mère, il parfait son apprentissage auprès du meilleur éducateur de la Grèce : le centaure Chiron. Devenu adulte, Jason part alors accomplir son destin et réclamer son trône. Mais, piégé par son oncle, il se retrouve à devoir entreprendre la plus périlleuse des missions : rapporter la toison d’or, un trésor aussi inestimable qu’inaccessible.

Critique :  Cette Bande dessinée est fidèle au récit . C’est une manière plutôt agréable, notamment pour ceux qui sont rebutés par la littérature classique de découvrir une oeuvre majeure. Les dessins sont de qualité.
L’idée de cette collection est globalement excellente. Le cahier explicatif en fin de volume apporte un éclairage utile et permet de faire le lien entre les différents épisodes de la bande dessinée qui sans ce dernier pourrait paraître assez obscur pour ceux qui ne connaissent pas cette épopée. Le récit est très bien mené : on sent un scénario complexe, bien réfléchi, qui soulève peu à peu le voile devenu épais dans les premières pages. On sent que les auteurs s’apprêtent à donner un souffle nouveau à cette quêteUn album qui intéressera ceux qui sont passionnés par la mythologie et qui ne seront pas gênés par l’introduction de la fiction. Le mélange fait que les enjeux sont nombreux et qu’il faut les suivre avec attention. Le dessin et les couleurs sont intéressants, on ne peut qu’attendre la suite pour savoir où nous allons.

Note :  9/10

 

  • Album: 56 pages
  • Editeur : Glénat (2 novembre 2016)
  • Collection : La sagesse des mythes

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Sambre Tome 7 : Fleur de pavé (28 septembre 2016) de Yslaire

La suite tant attendue d’une saga culte…                                                                                     Juin 1857. Bernard-Marie Sambre est élevé par sa tante à la Bastide. Judith, elle, grandit dans un orphelinat à Paris. Enfermé, il subit l’éducation stricte de sa tante et le poids du legs familial. Elle fréquente gamins des rues, voyous et gavroches. Après le drame qui a frappé leurs parents, les jumeaux grandissent chacun de leur côté. Mais ils seront rattrapés par le destin : eux aussi seront atteints par la malédiction de leur famille. Après la folie de Bernard pour Julie, il y aura celle de leurs enfants…Cette année, découvrez la suite de l’une des séries les plus marquantes de la bande dessinée moderne ! Écrite et dessinée par Yslaire, Sambre est une œuvre à part dans l’univers du neuvième art. Dès sa sortie, le premier album a franchi la barre des 100 000 exemplaires, raflé nombre de prix internationaux et suscité les louanges des professionnels. Ce septième volume marque le début de son ultime cycle en trois tomes.

Critique : Après des années d’attente, le tome 3 des 2e cycle de Sambre sort enfin et il est toujours aussi captivant, sanglant, ce septième tome donne le ton avant même d’être lu.
Nous retrouvons donc Bernard-Marie, le fils de Bernard et de Julie, ainsi que cette dernière, que nous avions laissées au tome précédent. Néanmoins, il ne s’agit plus seulement de leurs histoires puisqu’un nouveau personnage apparaît : la sœur jumelle de Bernard-Marie, à savoir, Judith, que nous croyions morte à la naissance.
En proie avec leurs démons respectifs, chacun plongé dans des déboires qui leur sont propres, ces trois personnages nous invitent à suivre leurs parcours aussi tortueux que maudits. La malédiction des Sambre continue de frapper…
Nous suivons donc ces trois protagonistes sur plusieurs années, à savoir de 1857 à 1861. Les trois histoires se déroulent donc totalement indépendamment les unes des autres et se découvrent en parallèle.
Dans cette saga, les Sambre sont poursuivi par une malédiction, découverte par le grand-père de Bernard-Marie et de Judith, Hugo. Chaque branche de l’arbre généalogique des Sambre est gangrenée par ce fléau et rien ne semble l’arrêter.
Ici, l’histoire se focalise davantage sur Judith que sur son frère ou sa mère. Cette petite fille émeut autant qu’elle indigne de par ses choix de vie et son parcours qui perturbent le lecteur. Judith, orpheline élevée dans la pauvreté crasse des institutions de bonnes soeurs semble irrésistiblement attirée par la rue, les combines et la misère. Elle doit faire face aux sentiments généreux mais emprunts de paternalisme mielleux de sa belle-mère et surtout aux soupçons incessants de son beau-père pour que la pauvreté est une condition à laquelle on n’échappe pas.
L’histoire est fluide et addictive. Yslaire nous plonge, comme toujours, dans une atmosphère sombre et passionnante.
Quant au dessin, le trait est soigné grâce à son coup de crayon très réaliste est et ses nuances de rouge.

Note : 9/10

 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : GLENAT (28 septembre 2016)
  • Collection : BANDES DESSIN E

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Game Over – Tome 15 : Very Bad Trip (9 novembre 2016) de Adam et Midam

Il est courageux. Il est valeureux. Il est audacieux. Mais il est surtout malchanceux ! Vous l avez reconnu : le Petit Barbare, double virtuel de Kid Paddle, revient pour de nouvelles aventures imprévisibles et déjantées. Et si l objectif sauver une princesse pas plus douée et les ennemis des blorks plus bêtes que méchants sont toujours les mêmes, le nombre de Game Over possibles semble lui ne pas avoir de limites… Courage, Petit Barbare !

Critique : Et voici le quinzième opus du « petit barbare » qui tie »ns sont chemin album après album. Comme chaque tome il est « muet » et tout l’art d’un scénariste et d’un dessinateur est de concocter une histoire en une planche ; histoire se terminant par un gag. Et ce n’est vraiment pas évident.
Ce « barbare » : un peu bêta, courageux s’il le faut, sentencieux à sa façon, moralisateur aussi tombant régulièrement sur sa « jolie » princesse qu’il se doit de sauver est attachant.
En peu de cases, souvent, tout est dit : action réflexion réaction. Et c’est toujours un « Game over » qui termine la dernière case où sang et tripes, membres écrasés, cervelle éclatée sont d’ailleurs étalés sans que quiconque ne s’en offusque.
Un bon tome encore une fois ! Vive le prochain.

Note : 9/10

  • Album: 48 pages
  • Editeur : GLENAT (9 novembre 2016)
  • Collection : BANDES DESSIN E
  • Langue : Français

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Yellowstone (4 novembre 2016) de L. Albar

2056, la Terre se meurt du réchauffement climatique, de la pollution et des conflits interethniques. La lune et d’autres plates-formes sont en chantier pour préparer l’évacuation des futurs survivants vers Mars.

Critique : Haletant, choquant, prenant, dérangeant, puissant, on ne saurait trop comment décrire ce livre. Yellowstone mêle habilement le côté science-fiction avec une réalité plus qu’aisément identifiable, intrigante, voire effrayante ! Articulée sur la ligne de Thalys qui va de Liège à Paris, l’action se passe essentiellement dans la capitale française et l’enquête policière est sans temps morts, efficace et prenante. Les personnages se révèlent cohérents, humains, ambigus et mêmes s’il est parfois difficile d’être d’accord avec eux, ils sont efficacesNous avons donc un roman qui se déroule dans un futur proche, non encourageant et durant lequel l’apocalypse se déclenche sur la Terre. Dans ce cadre hyper sombre, nous suivons Frank Malissol, flic d’élite, contraint et force de mener une enquête infiltré dans un service corrompu, le département du contrôle des zones.
Le récit est dense, compact, mais sans être étouffant, car l’auteur ajoute des touches d’humour, à prendre souvent au second degré, tout le long de l’histoireMélange des genres savamment dosé, parfaitement maîtrisé, pour un résultat agréablement surprenant.

Note : 9/10

 

  • Poche: 480 pages
  • Editeur : MNEMOS (4 novembre 2016)
  • Collection : Hélios

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Le royaume rêvé : Le chant des épines (18 août 2016) de Adrien Tomas

Ils sont les héritiers des clans nordiques.
Ils rêvent d’unifier et de pacifier leurs terres.
Cet espoir se transformera-t-il en cauchemar ?
Voici la geste des jeunes héritiers des clans du Nord et de leurs compagnons. Voici la geste des princes otages, de celles et ceux qui ont pour projet d’unifier les marches du Gel pour en faire leur royaume rêvé, puissant, sûr et juste, gouverné avec sagesse.

Critique :  Un énorme coup de cœur en matière de fantasy où tout fan de ce genre va adorer. On y retrouve tous les clichés comme l’aspect médiéval; l’armement, les moyens de transport, les coutumes et tout sont même posés jusque dans la composition d’une équipe, un groupe construit pour affronter les périls de ce dangereux et incertain royaume. En vrai hommage au Seigneur des anneaux Adrien Tomas nous offre un vrai roman de fantaisie pur et dur. le roman suit cinq héros qui sont tous attachants et extrêmement bien écrits, avec chacun leur personnalité. On suit leurs aventures et leurs relations avec beaucoup de plaisir et on apprend avec eux ce qui se trame au-delà des petites guerres de clans. Au fil du récit, les personnages s’approprient l’histoire, un chapitre à la fois et l’histoire se déroulent peu à peu, chacun apportant sa petite contribution à l’œuvre.
Les péripéties vont amener leur lot d’émotion et de suspens, tandis que la trame prend forme. Le mystère est savamment entretenu grâce à des personnages nuancés, et des intrigues parallèles se succèdent donc donnent de la richesse et du dynamisme au récit. le mélange est savoureux, emballant avec une belle écriture, des combats contre les mandragores et pleins de suspens et de rythme, on sent aussi l’angoisse et le malaise qui monte doucement dans les épreuves qu’ils traversent tout s’enchaine bien et nous amène vers une fin qui ouvre de beaux horizons..

Note : 9,5

  • Broché: 332 pages
  • Editeur : MNEMOS (18 août 2016)
  • Collection : Icares

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Le Matin en avait décidé autrement (20 octobre 2016) de Salomé Vienne

Éda et Théo avaient tout pour être heureux. Des gamins comme les autres, qui jouaient à se faire peur en se racontant des histoires au pied du grand châtaignier. Un jour pourtant, Éda disparaît sans laisser de traces. Et tout le monde oublia l’arbre, Éda et ses rêves étranges. Tous, sauf Théo… Commence alors pour lui l’expérience du doute, l’adolescence puis l’âge adulte.

Critique : Un superbe roman qui en ce lit d’une traite et qui fera le plus grand bien des lecteurs mais qui est très dur à raconter mais qui va nous plonger dans un univers auquel on ne s’attend pas. Le livre alterne les chapitres avec Éda et Théo ce qui donne un rythme fort sachant que c’est un roman où il y a peu d’action mais l’auteur arrive à nous amener où elle souhaite ce qui permet de nous accrocher aux personnages et surtout d’Éda, qui n’a pas une vie facile. Ce qu’elle vit dans cet autre monde est juste horrible. Quant à Théo, sa motivation à ramener Éda est très respectable. Malgré le fait qu’il n’ait pas de nouvelles d’elle, il reste positif malgré tout. Pendant ses recherches, il va tomber sur deux personnes qui le prendront sous leurs ailes et surtout, qui le croiront. Ce qui va vraiment l’aider à continuer cette quête particulièreCe roman c’est aussi la confrontation du réel et de l’irréel, de l’imaginaire qui nous embarquent loin, dans des contrées ayant leurs propres moeurs, leurs propres dérives et leurs propres règles, qui nous font incroyablement réfléchir sur nos sociétés actuelles. Au départ, tout paraît normal, amusant, comme des réminiscences d’un passé et tout basculent, jusqu’à la narration qui devient plus hachée, plus décomposée mais le lecteur est pris dans l’histoire et l’imagination de l’auteure est débordante avec un univers qu’elle a créé à sa façon et qu’elle arrive à le décrire pour qu’on l’imagine de cette inventivité et d’imagination. Un roman maîtrisé qui donne envie d’en savoir plus sur les univers de l’auteur.

 Note : 9/10

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : MNEMOS (20 octobre 2016)
  • Collection : Naos

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