Paris est une fête (4 novembre 2016) de Ernest Hemingway et Seán Hemingway

Au cours de l’été 1957, Hemingway commença à travailler sur les «Vignettes parisiennes», comme il appelait alors Paris est une fête. Il y travailla à Cuba et à Ketchum, et emporta même le manuscrit avec lui en Espagne pendant l’été 59, puis à Paris, à l’automne de cette même année. Le livre, qui resta inachevé, fut publié de manière posthume en 1964. Pendant les trois années, ou presque, qui s’écoulent entre la mort de l’auteur et la première publication, le manuscrit subit d’importants amendements de la main des éditeurs. Se trouve aujourd’hui restitué et présenté pour la première fois le texte manuscrit original tel qu’il était au moment de la mort de l’écrivain en 1961. Ainsi, «Le poisson-pilote et les riches», l’un des textes les plus personnels et intéressants, retrouve ici ces passages, supprimés par les premiers éditeurs, dans lesquels Hemingway assume la responsabilité d’une rupture amoureuse, exprime ses remords ou encore parle de «l’incroyable bonheur» qu’il connut avec Pauline, sa deuxième épouse. Quant à «Nada y pues nada», autre texte inédit et capital, écrit en trois jours en 1961, il est le reflet de l’état d’esprit de l’écrivain au moment de la rédaction, trois semaines seulement avant une tentative de suicide. Hemingway y déclare qu’il était né pour écrire, qu’il «avait écrit et qu’il écrirait encore »…

Critique : C’est de manière poétique, légère et plutôt détaillée que l’auteur relate des souvenirs qui se sont déroulés durant les années 1920. Des souvenirs qui mettent en scène de nombreuses amitiés célèbres (Gertrude Stein ou encore Francis Scott Fitzgerald), amitiés furtives ou durables, dans des lieux plus ou moins connus (Paris, Lyon, ou encore l’Autriche). Cependant, la vie d’Hemingway et de son épouse n’est pas particulièrement rose, et les débuts de l’écrivain sont plutôt difficiles: ainsi, les thèmes de la faim, du manque d’argent, voire de la souffrance du froid reviennent assez régulièrement. Mais le livre laisse au lecteur une morale plutôt optimiste : la vie se doit d’être vécue au jour le jour, de la meilleure des manières, car tout finit un jour par s’arranger. Dans un texte sensible Hemingway évoque la rencontre avec sa seconde femme et sa vie partagée entre deux femmes qu’il aime.

Note : 10/10

 

  • Poche: 352 pages
  • Editeur : Folio; Édition : édition revue et augmentée (6 septembre 2012)
  • Collection : Folio

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