Paroles (4 novembre 2016) de Jacques Prévert

Critique : « Paroles » est un recueil qui rassemble des poèmes écrits entre 1930 et la fin de la deuxième guerre.
Le grand classique des écoles primaires reste bien sur « Le cancre » qui finit par dessiner le bonheur avec des craies de couleur : c’est une belle image qui symbolise la revanche de l’élève médiocre sur la vie.
Deux thèmes récurrents et parfois mêlés : l’amour et la guerre qui reviennent dans nombre de poèmes de cette série. Notamment dans « Barbara », hymne à l’amour, nostalgique à souhait, Prévert exprime sa colère contre la « betise » de guerre qui sépare ceux qui s’aiment.
Quant à cette citation extraite de « Evénements », elle résume assez bien la révolte de l’auteur contre la bêtise humaine.
« c’est fou ce que l’homme invente pour abîmer l’homme »
Prévert sait non seulement être acide, ironique, mélancolique mais aussi drôle. C’est dans cette catégorie que je classe « L’accent grave » qui est un dialogue entre un professeur et son élève rêveur – Hamlet ( ça ne s’invente pas) – qui finit par poser la seule véritable question « être où ne pas être » après une succession de jeux de mots subtiles.
Personnellement, c’est « Inventaire » que j’apprécie le plus. Sans doute parce que cette liste est un peu délirante, elle s’apparente pour moi aux promesses électorales qui ont plu en cette période de municipales…

Note : 10/10

 

  • Editeur : Editions Gallimard (4 novembre 2016)
  • Collection : Folio

51cdu06twel-_sx300_bo1204203200_

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s