La maison des enfants (3 novembre 2016) de Charles Lambert

Dans un manoir délabré vit Morgan Fletcher, héritier défiguré d’une fortune aux origines mystérieuses. Morgan consacre sa vie de reclus à l’étude, se tenant à l’écart des miroirs et du lac au bout de son jardin. Un jour, deux enfants, Moïra et David, viennent frapper à sa porte. Morgan recueille les deux orphelins, les laissent s’installer à leur guise dans le manoir que régente sa gouvernante, Engel. Bientôt, cette étrange société trouve son équilibre dans le silence et le respect des secrets de chacun. Mais voilà que d’autres enfants viennent trouver refuge chez Morgan, qui s’en satisferait volontiers s’il ne venait rapidement à leur trouver un comportement étrange. Car ces enfants polis, discrets, aimables et déterminés semblent chercher quelque chose dans sa maison, et il apparaît bientôt qu’ils ne l’ont pas choisie par hasard.
Entre le conte gothique, l’horreur et la fable politique, Charles Lambert, auteur anglais prolifique, et lauréat de prix littéraires, nous offre avec cette Maison des enfants un voyage de l’autre côté du miroir qui n’est pas sans rappeler le film Les Autres.

Critique: Quelle est la nature de cette « maison des enfants »? Et surtout quelle est la mission que les enfants doivent accomplir? On suppose que derrière toutes ces énigmes se cachent des événements liés à la seconde guerre mondiale, à un monde consumé par la haine et la convoitise. L’auteur arrive avec prouesse à nous intégrer au point de vue de Morgan, qui reste dans l’incompréhension de ce qui lui arrive. Derrière un langage très imagé et poétique, les ombres se cachent parées de tristesse et de joie. A la fois sombre et drôle, ce récit hautement évocateur se joue des clichés du récit pour emprunter un style voisin des contes de Tim Burton aux images douces amères et grinçantes d’une triste réalité pourtant si tendrement poétique.
Onirique, fantastique, naïf et transcendant… Et pour peu que l’on aime ce genre on pénètre facilement dans cet univers riche et si intéressant L’ auteur décrit les sentiments avec beaucoup de sensibilité et de poésie tout en réservant une large place à l’imaginaire.

Note : 9/10

  • Broché: 233 pages
  • Editeur : Anne Carrière (3 novembre 2016)
  • Collection : ROMAN

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