Regards (20 avril 2017) de William H. GASS

William Gass revient avec ce recueil composé de deux longs récits et de quatre nouvelles. Ici, le narrateur n’est autre que le célèbre piano du film
Casablanca qui donne sans complexe sa version de l’histoire au cours d’une interview riche en révélations et en coups de griffe. Là, nous faisons connaissance avec le photographe d’une ville si désolée que même les voleurs ne la visitent plus et où il règle en maître sur sa boutique, sanctuaire d’images pâles et encadrées reltant une vie passée anonyme – jusqu’au jour où un client inattendu vient tout bouleverser. Nous croiseront aussi une chaise pliante se livrant à un étrange monologue dans l’échoppe d’un barbier…

Chronique : « Regards » est une lecture déprimante. Gass à un talent immense; Un virtuose verbal; Étonnamment accompli.
Dans la première histoire  nous rencontrons un homme nommé Gab qui gère un sombre magasin dans une partie dévouée d’une ville. Gab collectionne des tirages photographiques en noir et blanc par des photographes célèbres. C’est une opération ombragée; Certaines de ces impressions peuvent avoir été volées. Gab a très peu de clients et il regorge de prix avec eux pendant qu’ils se réjouissent sur les impressions … les subtilités des gris, les beautés des lignes, etc.

Un orphelinat voisin apporte Gab un garçon pour aider dans le magasin. Le garçon est physiquement déformé de diverses façons. Le garçon est le fils de la femme décédée de Gab … prétendument par un autre homme. Mais comme l’histoire continue à parler Gab et le garçon semble devenir de plus en plus semblable. Le garçon se transforme graduellement en u-Stu et finalement pour tout simplement Stu.

Stu finalement devient amoureux des photographies comme le vieil homme. Mais des difficultés surviennent lorsque Stu va à une bibliothèque et découvre des photographies réalisées en couleur. Stu croit que la couleur ajoute aux photos. Gab est horrifié. La couleur n’est qu’un déguisement; La ruse d’une prostituée masquant peu de qualité. Et la qualité est la plus élevée.

Ce désordre général se poursuit pour la plupart de l’histoire,il y a un peu d’humour. M. Gab a demandé à Stu de mémoriser une phrase de l’un de ses livres de bibliothèque chaque jour et de répéter la phrase mémorisée à M. Gab pour son approbation. Stu avait lu les «Appréciations» de Walter Pater. Ce jour-là, n’ayant trouvé aucune phrase adaptée à la mémorisation, mais sachant qu’il devait mémoriser quelque chose, Stu a mémorisé la phrase suivante: «Ce livre est consacré à la mémoire de mon frère William Thompson Pater qui a quitté une vie utile et heureuse dimanche 24 avril 1887.  »
Stu a été surpris lorsque M. Gab a trouvé cette phrase acceptable. Je pensais que c’était assez drôle. Et je me suis rendu compte que cette humeur manquante ne venait pas d’arriver tout à coup sur les lieux. Un soupçon de ce qui s’était produit est apparu à la page 47 où on a fait référence à la maîtrise imparfaite de Dryden du pronom relatif … un sentiment incompréhensible comme familial. Cela agi, mais je ne s’attend pas à ce souci humoristique.
On aime vraiment lire le livre à partir de ce point. Il semble que l’auteur ne soit pas tellement méchant la fin rappele le chapitre d’ouverture du «Pendule de Focault» et il a parfaitement justifié le titre du roman.
Hautement recommandé.

Note : 9/10

 

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (20 avril 2017)
  • Langue : Français

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