L’effacement (6 avril 2017) de Dewambrechies,Pascale

« Que fait-on de toute cette envie d’aimer ? Que fait-on de la peur qui vient ? ». Gilda a trente-six ans en 1952. Nommée directrice de l’école d’un petit village, cette femme sent le regard des hommes passer sur elle. Jusqu’à ce jour de kermesse où elle rencontre Luis, vingt ans. Dans la France d’après-guerre aux moeurs conservatrices, mais où naissent les prémices du féminisme, un tel amour est-il permis ? A quel prix ?

Chronique :  L’Effacement vous fait entrer dans une individualité, une intimité, celle de Mlle Gilda. Et pourtant, c’est l’universalité du propos qui m’a, entres autres choses, touchée. Pascale Dewambrechies est de ces auteurs qui, au même titre que Kundera ou Murakami, vous donnent à lire ces phrases, courtes et incisives, qui éclosent en vous, et ne vous quittent plus tant elles semblent matérialiser une pensée qui sommeillait en vous mais que vous ne parveniez pas à formuler.
Vous lirez l’Effacement d’une traite, et regretterez, une fois la dernière page dévorée, que ce magnifique roman n’en contiennent pas plus, de pages…Pour celles et ceux ceux qui aiment qu’on leur raconte des histoires – surtout quand cette histoire fait résonner un passé récent, les romans qu’on ne veut pas lâcher, les personnages avec qui on a encore envie de faire un bout de route, bref, ces romans dans lesquels on plonge.

Note : 9,5/10

  • Poche: 224 pages
  • Editeur : Folio (6 avril 2017)
  • Collection : Folio

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