Le gang des affreux (19 octobre 2017) de Julia Donaldson et Axel Scheffler

L’Afrique abrite des animaux grands et majestueux, mais aussi d’autres, bien moins séduisants. Poil rèche, verrues, peau fripée, pattes maigrichonnes et dos courbé, voici le gnou, le phacochère, le vautour oricou, le marabout et la hyène : une bande d’affreux qui se pavanent dans la savane en chantant leur laideur… Mais est-ce un drame d’être aussi vilains ? Pas du tout ! Surtout lorsque leurs petits les rassurent : à leurs yeux, point de défauts, ce sont eux les plus beaux !
Chronique : Julia Donaldson et Axel Scheffler sont vraiment un duo très bien assorti et leur travail est aimé dans le monde entier pour une bonne raison.
Ce dernier livre est la célébration des animaux en Afrique, mais pas ceux que les enfants aiment habituellement. C’est un livre sur les « autres »; les animaux drôles que beaucoup oublient. Prenant une approche chaleureuse, Donaldson attire notre attention sur « Le gang des affreux »: le gnou, le phacochère, l’hyène, le vautour et la cigogne Marabou.
Donaldson et Scheffler ont leur capacité à créer des rimes merveilleusement lyriques et de superbes illustrations. La narration est magnifique et c’est plaisir à lire à haute voix aux enfants. Un magnifique livre.
Note :
  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 6 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (19 octobre 2017)
  • Collection : ALBUMS JEUNESSE

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Test Blu Ray: Transformer: The Last Knight (02 novembre 2017) De Michael Bay Avec Mark Wahlberg, Laura Haddock, Anthony Hopkins

The Last Knight fait voler en éclats les mythes essentiels de la franchise Transformers, et redéfinit ce que signifie être un héros. Humains et Transformers sont en guerre. Optimus Prime n’est plus là… La clé de notre salut est enfouie dans les secrets du passé, dans l’histoire cachée des Transformers sur Terre. Sauver notre monde sera la mission d’une alliance inattendue : Cade Yeager, Bumblebee, un Lord anglais et un professeur d’Oxford. Il arrive un moment, dans la vie de chacun, où l’on se doit de faire la différence. Dans Transformers: The Last Knight, les victimes deviendront les héros. Les héros deviendront les méchants. Un seul monde survivra : le leur… ou le nôtre.

Chronique Film : Transformers 10 ans après c’est … moins bien! Bon, les points positifs sont bien sûr les effets spéciaux qui ne sont ni paresseux ni en manque L’histoire est plutôt originale et ça fait du bien car au bout du 5 eme ça peut être lassant. Voilà pour les points positifs. Ou on peut rajouter la musique. Pour le reste… on a l’impression que seul Anthony Hopkins est réellement impliqué dans le projet.. Le peronnage de Josh Duhamel est carrément inutile. Mark Walberg est amusant, l’alchimie avec les robots passe bien. Comme d’habitude les protagonistes arrivent à se changer courir prendre un ou 2 hélicoptères et casser du decepticon le tout dans la même scène. C’est du grand spectacle, passons aussi sur les raccourcis scénaristique. La fin, comme à l’accoutumée est une longue séquence d’une demi heure de fusillade et destruction. On y comprend rien tout va très vite, ça se démoli dans tout les sens et au moment où tout semble perdu mais allez plutôt le voir car le film reste sympa a regarder.

Note : 8/10

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Test Blu ray:

Vidéo: Le transfert fraîchement moulé est très détaillé et révélateur, mais cette présentation bénéficie d’une légère augmentation de la définition et de la résolution. Tourné dans une combinaison de Super16 et de caméras numériques pouvant atteindre une résolution de 8K, l’image montre beaucoup plus de clarté dans les objets éloignés tandis que ceux au premier plan montrent des lignes propres et résolues sur les robots, les véhicules exotiques et les armes. Des pièces métalliques individuelles de chaque Transformateur au filetage fin dans le costume de chaque personne, le transfert fraîchement-frappé est toujours pointu. La plus petite égratignure et bosses sur les robots des nombreuses batailles est clairement visible, et les visages du visage chez les humains sont très révélateurs avec des textures incroyables et réalistes, exposant tous les pores et les imperfections négligeables. On peut dire que l’amélioration la plus importante et la plus apparente concerne la gamme de couleurs beaucoup plus large. Une gamme extraordinaire de nuances secondaires somptueuses prodigue l’écran avec une animation et une énergie incroyables, comme dans le jaune réaliste de Bumblebee et l’orange enthousiaste de Hot Rod. Quelques-uns des moments les plus impressionnants sont les plans du ciel du matin et de l’après-midi, montrant une combinaison passionnée d’un soleil orangé et saignant dans une lumière violet-magenta qui se fond doucement dans un ciel bleu profond. En parlant de cela, les primaires sont intensément luxueux, mais malheureusement, seul le vert semble toujours exact. Les bleus et les rouges ont tendance à être exagérés et trop saturés, en particulier la dernière couleur, ce qui fait apparaître toute la présentation comme ayant une légère poussée rouge, ce qui est le plus apparent sur les faces de la fonte.

Son: Dès le début, la bataille entre le roi Arthur et ses chevaliers contre les Saxons enflamme la pièce alors que des boules de feu volent dans les airs, au-dessus de la zone d’écoute, et atterrissent avec des explosions tonitruantes soit au fond de la pièce, soit juste à côté. côtés. Quand Merlin arrive en chargeant le dragon robot, les rugissements résonnent dans les transparents, et le feu qui crache de sa bouche fait flamber la terre sur les côtés et se soulève. Le reste de la conception fait la même chose pendant les nombreuses séquences d’action, car les débris tombent d’en haut et atterrit tout autour. Bien que les haut-parleurs de plafond se taisent pendant les moments plus calmes, d’autres effets sonores subtils prennent le relais, voyageant discrètement d’un canal à l’autre avec un panoramique parfait, générant un champ sonore immersif satisfaisant. De l’autre côté de la scène sonore, l’imagerie est merveilleusement vaste et spacieuse avec une variété de bruits qui se déplacent d’un côté de l’écran à l’autre. Un milieu de gamme richement dynamique présente une clarté cristalline pendant les moments les plus forts et perçants de l’oreille, permettant à chaque accident et cliquetis du métal contre métal de rester distinct et continuellement audible. Les voix sont précises et très bien classées par ordre de priorité, de sorte que les auditeurs peuvent encore profiter de tout ce dialogue stupide et féroce alors que le reste du monde semble être au bord de l’anéantissement. Comme prévu, un bas de gamme robuste et hautement réactif délivre un mur autoritaire à chaque explosion, réverbérant dans toute la pièce que les voisins peuvent sûrement ressentir.

Bonus :

Le mélange des mythologies: Une discussion sur l’implication des Transformers dans l’histoire humaine et comment les cinéastes ont reconstitué ces idées contradictoires.
La création de la destruction : plongée dans l’usine Packard :
Monter les échelons : Un bonus sur la formation des acteurs et l’implication de l’armée.
Le traitement royal : Transformers au Royaume-Uni : Collection d’entrevues de cast et d’équipe et de séquences  expliquant les lieux de tournage en Angleterre et les soins apportés aux scènes d’action.
Moteurs et magie : Un regard plus attentif sur les Transformers, les personnalités individuelles et ce que chacun contribue à l’histoire.
Paysage extraterrestre : Cybertron : Apprenez-en plus sur la planète natale des Transformers et sur le rôle de Quintessa dans la course des robots sensibles.

 

  • Acteurs : Mark Wahlberg, Anthony Hopkins, Josh Duhamel, Laura Haddock, Santiago Cabrera
  • Réalisateurs : Michael Bay
  • Audio : Japonais (Dolby Digital 5.1), Italien (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Anglais
  • Sous-titres : Italien, Finnois, Japonais, Suédois, Néerlandais, Français, Norvégien, Espagnol, Danois
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 2 novembre 2017
  • Durée : 154 minutes

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Agatha Raisin enquête, Tome 7 & 8 (2 novembre 2017) de M-C Beaton

Tome 7 : Ancombe, paisible petit village, possède une source d’eau douce réputée pour ses bienfaits. Mais l’arrivée d’une société qui veut l’exploiter échauffe les esprits et divise les habitants : s’enrichir ou renoncer à la paix ? Lorsque Robert Struthers, le président du conseil municipal, est retrouvé assassiné, l’affaire prend une sale tournure. Pour y voir plus clair, Agatha Raisin décide d’aller à la source et se fait embaucher par la société…

Tome 8 :Pour toutes ses clientes, Mr John est un magicien : un coiffeur aux doigts d’or qu’elles adorent ! Mais, peu après avoir confirmé ses talents auprès d’Agatha Raisin qui voit poindre ses premiers cheveux blancs, Mr John meurt dans son salon, victime d’un empoisonnement, sous les yeux de la détective. Voici Agatha embringuée dans une drôle d’enquête. Qui en effet pouvait en vouloir à Mr John, adulé par ses nombreuses clientes qui lui confiaient leurs plus troubles secrets ?

Chronique : Les deux tomes ce ressemble et afin de ne pas faire deux chroniques qui se ressemble  on ce trouve dans ses tomes le duo Agatha/Charles pour notre grand plaisir,  l’alchimie fonctionne très bien entre ces deux-là, on les vois comme deux incompris qui pourraient se compléter au mieux, pour peu qu’ils regardent au delà du bout de leur bottine. Mais il faut avouer que M.C Beaton dresse finement les portraits de ses protagonistes et voir ces deux là se réunir pour mener des enquêtes fort sympathique. Les ouvrages sont plus détendu, moins  obsessionnel et tout aussi léger, agréable et digressif  avec bien des péripéties donc on prends toujours autant de plaisir à lire et on entre dans l’intimité d’Agatha qui n’a plus rien de la terreur des relations publiques londoniennes qu’elle était auparavant.On y retrouve donc notre enquêtrice quinqua pas toujours honnête et un brin machiavélique mais tellement attachante.

Note : 9/10

 

  • Editeur : Albin Michel (2 novembre 2017)
  • Collection : A.M. ROM.ETRAN
  • Langue : Français

 

 

Petites boîtes cadeaux et jolies étiquettes (27 septembre 2017) Édition Dessain et Tolra

Ce livre propose 12 petites boîtes cadeaux détachables, en forme de maisons prêtes à monter, où vous glisserez un petit cadeau d’assiette et toute une collection d’étiquettes, pour personnaliser avec charme vos cadeaux.

Chronique :Voici un petit livre de Noël très sympathique où Les 12 boites cadeaux prédécoupées sont très simples à plier  ! Une étiquette permet d’inscrire les noms de vos convives sur le toit des maisons  : ils trouveront ainsi facilement leur place à table.
Les étiquettes prédécoupées sont proposées dans des gammes de coloris différents, pour une personnalisation très soignée de vos cadeaux. . Les illustrations sont toutes mignonnes, bien dans l’esprit de Noël, avec les indications de montage des petites maisons, ainsi que conseils et des astuces pour emballer vos cadeaux et réaliser des pliages originaux et créatifs . Ludique et fait avancer la motricité fine des enfants mais conviens autant au parents pour faire de beau paquet cadeau originaux.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 4 pages
  • Editeur : Dessain et Tolra (27 septembre 2017)
  • Collection : Hors collection Dessain et Tolra

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Elvis et l’homme au manteau rouge – Un conte de Noël (2 novembre 2017) de Ole Konnecke

La veille de Noël, Elvis, un garagiste aux allures de rockeur, se retrouve nez à nez avec un homme en manteau rouge. Le barbu vient d’avoir un accident de traîneau alors qu’il doit impérativement aller au travail. Elvis, lui, n’a pas l’intention de travailler aujourd’hui, plus soucieux d’allumer son sapin en kit. Sans s’attarder sur le look étrange du vieux bonhomme, Elvis rechigne, bougonne, mais tente de réparer le véhicule… sans succès ! En même temps, un traîneau n’est quand même pas un engin bien pratique…
Débarquent Ernest, de la casse auto, avec la mauvaise pièce de rechange, Herbert, le voisin paysan et sa charrette de foin pour des rennes affamés, le grand-père à la mémoire qui flanche… Une histoire loufoque, aux protagonistes aussi déjantés qu’attachants, où l’on n’apprendra pas le nom de l’homme au manteau rouge.

Chronique : Ce livre de Noël est hilarant pour les enfants et les adultes de l’illustrateur Ole Könnecke
Illustré d’images amusantes, Könnecke raconte l’histoire d’Elvis, comme son nom l’indique, un grand fan de musique. Il vit avec son grand-père oublieux et a un atelier. Mais aujourd’hui à Noël, il reste fermé.
Elvis et le grand-père sont d’humeur avec de la musique, quand le courant est coupé et qu’un homme se tient devant la porte. Il porte un manteau rouge et demande de l’aide.
Elvis ne comprend pas pourquoi l’homme travaille à Noël. Et maintenant, il veut qu’Elvis répare son traîneau!
« Elvis et l’homme au manteau rouge » est un visage hilarant qui donne aux adultes et aux enfants un sentiment différent avant Noël, ce livre est vraiment mignon, et très facile à comprendre et belles image à regarder..

Note : 9/10

 

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (2 novembre 2017)

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Un Noël pour le loup (26 octobre 2017) de Thierry Dedieu

C’est l’histoire d’un loup triste et solitaire, qui n’a jamais connu les joies d’un Noël entre amis. Pour se faire pardonner ses errements d’autrefois, il décide d’organiser un réveillon où il invite ses proies habituelles. Le jour dit, un banquet somptueux attend les animaux de la forêt. Il y a des plats végétariens et même des cadeaux ! Mais bizarrement, personne n’ose s’aventurer à cette table dangereuse. Désolé, le loup décide alors d’improviser une grande fête… tout seul !

Chronique : Une belle histoire de Noël, comme je les aime. Mais aussi bien triste. C’est une histoire de Noël vraiment jolie dans laquelle il est question de bonté et de générosité. Les illustrations sont splendides. Les dessins pleine page sont superbes, les dialogues très courts et répétitifs vont plairont aux enfants , l’histoire est touchante . L’album est de belle taille, les pages sont épaisses. Il est fait pour durer et ressortir tous les ans à cette époque… Un livre touchant auquel ont aimerai tant devenir ami de ce pauvre loup.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 48 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (26 octobre 2017)
  • Collection : ALBUM JEUNESSE

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Shutter, Tome 1 : Errance (18 octobre 2017) de Joe Keatinge et Leila Del Lucas

Descendante d’une dynastie de grands explorateurs, Kate Kristopher est une véritable célébrité. Elle a passé sa vie à visiter des contrées lointaines, à combattre des créatures fantastiques, à la recherche de trésors tous plus fabuleux les uns que les autres. Aujourd’hui, Kate s’est rangée et occupe plutôt son temps à dédicacer les récits de ses péripéties qui se vendent comme des petits pains. Mais alors qu’un secret de famille refait surface, cette vie aventureuse qu’elle croyait derrière elle pourrait bien la rattraper…

Chronique : Ce tome constitue le début d’une nouvelle série indépendante de toute autre.  L’histoire commence par un retour dans le passé quand Kate avait 7 ans et que son père l’avait emmenée sur la Lune comme cadeau d’anniversaire. de nos jours elle n’a pas envie de se lever. Il s’agit d’une jeune femme de 27 ans, son chat robot l’admoneste et la taquine gentiment. Elle ouvre les rideaux, dehors des individus étranges circulent.
Bon gré, mal gré, elle s’habille et se rend sur la tombe de son père Chris Kristopher pour l’anniversaire de sa mort. Chemin faisant, elle appelle sa colocataire Alain. Dans le cimetière elle est attaquée par 3 fantômes ninjas roses, puis par 3 rats anthropomorphes, et enfin par un gros robot mécanique rondouillard appelé Harold. C’est le début d’une étrange cavale où il est beaucoup question de son père, et de ses enfants cachés.
Joe Keatinge commence par une scène merveilleuse sur la Lune, où une jeune enfant bénéficie d’un spectacle (la Terre sur un fond étoilé) exceptionnel. Puis il enchaîne avec un réveil difficile dans un monde de légère anticipation , et peuplé d’individus merveilleux. Toutefois, Kate prend le métro aérien, un moment très ordinaire.
Le scénario bénéficie de la mise en images très convaincantes de Leila del Luca, étoffée avec soin par la mise en couleurs d’Owen Gieni. Dès les premières images, le lecteur est séduit par une apparence riche et foisonnante, de très belles couleurs rehaussant toutes les formes. Gieni bâtit des compositions chromatiques très élaborées. Il adapte sa palette à chaque séquence, en particulier pour rendre dompte de la luminosité. Pour autant, il n’a pas choisi de décliner une teinte dominante en plusieurs nuances. Il utilise une palette large pour que chaque élément ressorte, soit une entité graphique à part entière.
De plus, il introduit des variations de nuances dans chaque forme pour rendre compte de sa texture. Il est possible d’en trouver des exemples dans chaque page. Lorsque Kate ouvre ses rideaux, elle contemple un paysage urbain, sous un soleil radieux. En regardant les plantes à l’extérieur, le lecteur constate qu’Owen Gieni a utilisé différentes teintes de vert pour différencier chaque essence de plantes. Pour chacune, il utilise des nuances dans la teinte de vert pour rendre compte de la surface irrégulière du feuillage, et des reflets de la lumière.

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Quelques pages plus loin, la scène se déroule dans une pièce avec du parquet. La dessinatrice a représenté le parquet avec de grands traits fins délimitant rapidement les lames. Gieni a souligné chaque trait d’un fin trait blanc pour évoquer la limite entre chaque latte et l’imperceptible différence de niveau de l’une à l’autre. Il a également utilisé la couleur pour évoquer la texture du bois, sans se substituer pour autant à l’encrage. Encore plus loin, le lecteur peut contempler la peau d’une créature en forme de dragon, et apprécier le jeu de lumière sur sa forme, tout en nuances (sans effet de miroir basique).
Le travail d’Owen Gieni est d’autant plus remarquable qu’il n’écrase pas les dessins de del Luca. Cette dernière combine des dessins descriptifs détaillés, avec des traits un peu rapides, un peu lâches. Elle réussit à réaliser des images denses en information visuelle, sans rien perdre en spontanéité. Les traits d’encrage utilisés pour détourer les formes peuvent être soit très fins, soit très épais, encore alourdis par les ombres portées. Cette façon d’utiliser l’encrage combine une approche détaillée, et une mise en avant des éléments les plus importants dans la composition, tout gardant une impression de spontanéité, le lecteur passe un très bon moment de lecture, à haute teneur en divertissement. Il apprécie également que Joe Keatinge réussisse à déjouer les clichés habituels, pour les soumettre à sa narration, à créer une héroïne aussi attachante, sans être parfaite.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 144 pages
  • Editeur : GLENAT (18 octobre 2017)
  • Collection : COMICS

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Fantomino (18 octobre 2017) de Paulo Crumbim et Cristina Eiko

Fantomino le petit fantôme aime jouer à cache-cache avec ses amis dans le cimetière où ils habitent. Un soir, Lady Grue, leur figure tutélaire, leur annonce une grande nouvelle, la fantomette Amalia sera enfin autorisée à monter au ciel au petit matin ! Fantomino est partagé entre la joie pour son amie et la déception car il n’a jamais pu lui avouer son amour… Il décide de l’emmener voir leur dernier lever de soleil et de lui déclarer sa flamme avant qu’elle ne le quitte. Mais, sur le chemin, Amalia est enlevée par un sorcier qui utilise l essence des fantômes pour créer des philtres d amour ! Fantomino et ses compagnons vont devoir partir à l aventure pour sauver leur amie qui se retrouvera face à un choix : partir ou rester ?

Chronique : Voici Fantomino, un petit fantôme tout mignon qui vient tout droit du Brésil où il sévit depuis une trentaine d’années. Créé par Mauricio da Sousa, les aventures de Fantomino ont fait l’objet d’un reboot en 2015 par de jeunes auteurs du monde de l’animation, Paulo Crumbim et Cristina Eiko, qui ont insufflé un nouveau style plus moderne au petit fantôme.

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Le dessin et la mise en couleur sont parfaits, très esthétiques. Le découpage est lui aussi d’une grande qualité et donne un rythme au récit qui n’est ni trop lent ni trop rapide..Le plus difficile pour les adaptations est sans doute de rester fidèle à l’ambiance de la réalité des personnages. De ce point de vue, le challenge est plus que réussi. Beau reboot qui retranscrit à merveille le récit de Fantomino . Paulo Crumbim et Cristina Eiko offrent au catalogue des éditions Glenat une magnifique œuvre.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : GLENAT (18 octobre 2017)
  • Collection : JEUNESSE

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Le Petit Nicolas : Coffret 5 volumes : Le Petit Nicolas ; Les récrés du Petit Nicolas ; Les vacances du Petit Nicolas ; Le Petit Nicolas et les copains ; Le Petit Nicolas a des ennuis (12 octobre 2017) de René Goscinny et Sempé

Coffret avec les aventures du petit Nicolas en 5 volumes.

Chronique : Très bonne idée que ce coffret du petit Nicolas  qui après 50 ans d’existence  demeurent indémodables. C’est avec des paroles débordantes d’humour que celui-ci nous relate ses nombreuses histoires comme on les raconterait à un ami. le choix de narration mis en œuvre permet à ce recueil de nouvelles d’être exprimé dans un langage simple et enfantin, qui convient parfaitement à celui d’un enfant. L’innocence et la naïveté dont le petit Nicolas fait preuve lors de ces réflexions donne au récit tout son aspect comique et rafraichissant. Il nous conte les bêtises qu’il multiplie avec sa petite bande de copain « presque sages » avec une telle candeur que l’on s’attache très rapidement aux personnages. de plus, les illustrations de Sempé enrichissent les aventures de ces petits garnements ce qui plaira autant aux petits qu’aux grands !
Des  livres drôles et distrayants, qui sauront faire sourire chacun de ses lecteurs !

Note : 10/10

 

  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Gallimard jeunesse (12 octobre 2017)
  • Collection : Folio Junior

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Le Petit Nicolas (12 octobre 2017) de Goscinny,René et Sempé

La maîtresse est inquiète, le photographe s’éponge le front, le Bouillon devient tout rouge, les mamans ont mauvaise mine, les papas font les guignols, le directeur part à la retraite, quant à l’inspecteur, il est reparti aussi vite qu’il était venu. Pourtant, à l’école ou en famille, Geoffroy, Agnan, Eudes, Rufus, Clotaire, Maixent, Alceste, Joachim… et le Petit Nicolas sont – presque – toujours sages.

Chronique : « le petit Nicolas » Un livre qui se lit et relit à tout âge. Enfant, on s’identifie à Nicolas et à sa bande de chouettes copains, on s’imagine partager leurs parties de foot endiablées , se moquer avec eux du surveillant le Bouillon  et taper sur le nez de ce sale chouchou d’Agnan. Adolescent, on rigole de tout ce que Nicolas ne saisit pas ou déforme innocemment et des quiproquos en série que crée sa naïveté d’enfant. Adulte enfin, on se met à la place de sa maîtresse débordée, de son père vantard, de sa maman dépassée, de son voisin trop curieux et on en rit deux fois plus fort !
Certes, l’école et le monde dans lesquels évolue Nicolas fleurent bon les années 50, mais le réalisme et l’humour avec lesquels Goscinny décrit l’enfance n’ont pas vieilli d’un poil. Les aventures de ce Petit Nicolas sont racontées à la première personne, avec la candeur et l’innocence d’un enfant d’école primaire. le style d’écriture est volontairement enfantin et cette astuce nous permet de retomber en enfance, de sentir et d’éprouver les sensations des bancs de l’école, avec les disputes, les bagarres, les insolences, les bêtises et les punitions à la pelle. Les personnages sont tous bigarrés, haut en couleurs, souvent caricaturaux et tellement drôles et les gags n’ont pas pris une ride, et la fraîcheur de cette série semble éternelle.

Note : 10/10

 

  • Poche: 188 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 13 années
  • Editeur : Folio Junior (12 octobre 2017)
  • Collection : Folio Junior

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