Le bâtard de Kosigan, Tome 3 : Le marteau des sorcières (24 août 2017) de Fabien Cerutti

1341, sur les traces de son passé, le Bâtard de Kosigan et sa compagnie s’enfoncent dans les profondeurs de l’Empire germanique au service d’un puissant seigneur du Rhin. Les mystères s’épaississent, mêlant complots, magie et religion, sur fond de chasse aux sorcières. Le chevalier devra naviguer avec prudence sur des eaux redoutables où l’Inquisition rôde et où il est parfois difficile de distinguer amis et ennemis. À quelques siècles d’intervalle, Kergaël de Kosigan tente d’élucider les interrogations soulevées par les écrits de son ancêtre. Mais remuer les secrets de l’Histoire s’avère périlleux et la vérité a toujours un prix.

Chronique : Fabien Cerutti garde son style bien à lui, c’est plaisant et agréable à lire : suspense, complot, action mais aussi une pointe d’humour le tout dans une Europe uchronique du XIVème siècle où se mêle un moyen-âge bien décrit avec une pointe de fantasy en sous couche (magie sur le déclin et anciens peuples nains, elfes et autres driades en voie de disparition).
Nous retrouvons également le descendant du Bâtard, Kergael, toujours à la poursuite de son passé dans cette europe de la fin du XIXème où toutes les traces de magie et des anciens peuples ont disparu.
On retrouve aussi un certain nombre de personnages, que ce soit dans la Compagnie du Bâtard ou rencontré lors des volumes précédents, notamment à Gunthar von Weisshaupt. Le personnage principal, Kosigan, est toujours aussi particulier : entre son côté énervant du personnage presque parfait et invincible dans ses actions ; mais dont néanmoins on ressent aussi les fragilités) liées à sa condition particulière.
Inversement, et contrairement aux volumes précédents, la partie du moderne celle plaçant en scène le potentiel descendant du « Bâtard » au début du XXe constitue un des gros points forts de ce volume, avec quelques révélations permettant de constituer un réel lien entre les deux périodes, tout en fournissant une réflexion intéressante sur la question de la reconstruction de l’Histoire, et de l’exactitude des sources/archives à disposition utilisées à cet égard.
L’action est moins présente mais le rythme ne faiblit pas, les deux époques se suivent avec autant d’intérêt et sont mises en valeur par la plume de Fabien Cerutti qui fait preuve d’un indéniable talent de conteur. En un seul mot: une grande réussite!

Note : 9/10

 

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : MNEMOS (24 août 2017)
  • Collection : Icares

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