Le Château de Lord Valentin (26 octobre 2017) de Robert SILVERBERG

L’énorme planète Majipoor, ses trois immenses continents, ses océans démesurés et son île du Sommeil… Un jeune homme s’éveille sans mémoire et sans projets aux abords de la puissante cité de Pidruid. Il connaît seulement son nom : Valentin. Or, son homonyme, Lord Valentin le Coronal, maître de Majipoor, est venu avec sa cour en visite à Pidruid. Entre eux, il y a toute l’épaisseur d’un ordre féodal. Mais le Coronal est-il bien qui il paraît être et Valentin n’est-il qu’un pauvre amnésique ?

Chronique : Le château de Lord Valentin mélange une sorte de fantasy et de la SF. Majippor est une gigantesque planète colonisée par les hommes mais d’autres races y sont déjà présentes. Cela permet de riches interactions ou il doit traverser de nombreuses épreuves où il doit faire la preuve qu’il vaut quelque chose et qu’il est celui qui prétend à la fonction suprême.
Impossible, en effet, à la lecture du roman, de ne pas penser au « Cycle de Tchai » de Jack Vance, auquel « Le château de Lord Valentin » se rattache sur bien des points. Sur un point qui paraît essentiel, en tout cas : la visée du roman, à savoir, une volonté d’offrir au lecteur un voyage immersif et totalement dépaysant dans un univers exotique, baroque, riche d’un arrière-plan historique solide, cohérent, et de laisser la part belle à des descriptions détaillées d’un environnement exubérant : faune, flore, races et cultures. Sur la forme aussi : le roman de Vance étant divisé en quatre « cycles », et celui de Silverberg en cinq « livres » d’épaisseur comparable. Là où « Le château de Lord Valentin » reste ambigu sur son étiquette, c’est qu’il ne fait pas démonstration d’éléments constitutifs généralement d’un univers SF : ici, pas de technologie ni de batailles spatiales. La magie a plus facilement cours. Les rares vaisseaux utilisés par les majipooriens sont hérités de siècles passés. Toute trace de modernité demeure en retrait, oubliées dans les limbes d’un passé révolu. Quant au cheminement du héros, il suit clairement la trajectoire des héros chevaleresques, influence de la littérature médiévale dans laquelle la fantasy puise ses sources : un prince, Valentin, destiné à régner sur sa planète, mais qui, à la suite d’un sombre complot tramé dans l’ombre par un usurpateur perfide, s’est vu déchu de son trône et jeté sur les routes, amnésique et dépouillé de ses apparats royaux. Il est ici question d’une reconquête, et l’issu du long périple de Valentin sera tributaire de la survie de son monde.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 720 pages
  • Editeur : Robert Laffont (26 octobre 2017)
  • Collection : PAVILLONS POCHE

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