Ville au cœur de pierre (5 octobre 2017) de Sirpa Kähkönen

Russie, 1925. Ilya, Klara et Lavr ont fui leur pays, la Finlande, pour s’installer au royaume de la liberté, jurant de ne jamais en repartir et laissant derrière eux leur nom, leur langue, tout ce qu’ils possédaient. A Petrograd, chacun peut se réinventer. C’est une ville de bouleversements constants, et ces jeunes gens ont justement soif de changement. Ils se construisent, parmi leurs camarades, une nouvelle famille. Les rues sont pleines d’enfants sans abri ; Klara commence à travailler dans un refuge, où elle s’efforce d’en sauver quelques-uns. Mais quand Petrograd est rebaptisée Leningrad, la vie devient dangereuse pour Klara et son entourage. L’utopie et les rêves, la fraternité et l’amour s’effacent peu à peu, tandis que s’élève au coeur de la ville la haute tour de la Grande Maison, surveillant tout et tous. L’auteur évoque avec pudeur le basculement de l’élan révolutionnaire dans la Grande Terreur et fait la part belle à ce qui en chacun résiste ou trahit, s’avilit ou grandit, quand le monde alentour devient une machine à broyer.

Chronique : C’est à propos des années 1920. Klara a quitté la Finlande pour son mari Ilja (Elias) Lavrovitsh Selon Tuomio, pour faire partie de la révolution et pour rendre leurs idéaux fidèles. La première voix est Clara, qui écrit dans son journal sur sa nouvelle vie avec son style très bas.Au début, tout semble faisable. Après mi-chemin, le point de vue s’ abaisse de Clara et devient polyphonique. Les changements ont lieu. Le pouvoir a changé et les enfants de la Révolution ont remarqué qu’ils sont restés orphelins. L’utopie disparaît dans l’existence. Vous devriez lire la fin si vous voulez savoir qui a le dernier mot.
La structure narrative du livre est spéciale. Momentanément le lecteur reste sur de longue description sur les pensées interne de Clara ce qui  devient fastidieux, mais une fois compris la raison de l’ensemble du changement de règle de vie et de la façon familière alors on entre comme dans le livre  au sein de Petrograd / Leningrad et ses rues et ses bâtiments vivants comme n’importe quelle créature, mais c’est un endroit froid et dur pour les enfants. Mais malgré ses petit défauts c’est un livre magnifiquement écrit et qui se dévore et qu’il est quasiment impossible de le quitter avant d’avoir atteint la dernière page. Une histoire prenante, touchante, émouvante.

Note : 9/10

  • Broché: 464 pages
  • Editeur : Denoël (5 octobre 2017)
  • Collection : Denoël & d’ailleurs

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