Le Clan des Otori Tome IV & V (2 novembre 2017) de Lian Hearn

Voici l’enfance des Otori. L’histoire commence lorsque le jeune Shigeru s’apprête à devenir l’héritier des Otori. Dans un Japon féodal magnifique et cruel, le jeune sire est formé à l’art de la guerre et de la dissimulation, pour déjouer trahisons et complots. De sa vie, faite d’amitiés loyales et d’amours passionnées, mais aussi de complots et de vengeances, dépendra la destinée tout entière du clan.

Chronique : Ce tome 4 ne se prête pas vraiment à une « quadrilogie »; la trilogie étant plus adaptée. En effet, la fin du tome 3 paraissait se satisfaire en elle-même : une fin heureuse comme on les aime ! mais ce n’est pas le cas du quatrième tome.
Le tome est trop long, l’action – la vraie – est longue à venir et il faut attendre le dernier tiers pour y arriver. Les personnages sont moins attachants, l’auteur ayant choisi d’en diaboliser certains. L’issue de la saga est bien dommage, une fin différente. L’histoire est  écrit dans la même trempe que les précédents, avec un suspens sur le dénouement, des descriptions de paysages merveilleux, des trahisons bien moches, etc. On prend quand même du plaisir à le lire. Au final il n’est pas indispensable de lire ce tome 4. Si vous avez aimé les 3 premiers, vous pouvez rester sur ça, mais si vous voulez poursuivre l’aventure avec le clan des Otori, vous pouvez aussi franchir le pas de lire le 4 et à notre plus grand bonheur, l’auteur clôt la saga sur ce tome 5 en la faisant revenir au moment précis où elle a commencé. Honneur, amour, mort s’entrechoquent telles les lames du sabre du destin. Ce n’est pas un tome de remplissage, insipide et inutile comme aiment écrire les auteurs poussés par leur maison d’édition ; ce tome est vraiment le dernier du cycle des Otori, et y occupe une place de choix aux côtés des quatre autres. Or, en changeant de ton, de personnage, et d’époque, l’auteur insuffle un nouvel élan, et la connaissance que l’on a de la suite ne fait que renforcer le sentiment d’un destin en marche. Ce livre, dominé par les caractères du couple Shigeru et Naomi, comme il se doit, se lit d’une traite, avec le même plaisir que « le Silence du Rossignol ». Ce tome s’emboite très bien avec le tome 1, l’un s’arrêtant où l’autre commence ce qui permet de relire la saga avec des yeux de neufs. Une fois ce tome lu, on comprend de nombreuses choses qui nous avaient échappées jusque lors.

Note : 9/10

 

  • Poche
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (2 novembre 2017)
  • Collection : Pôle fiction

 

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