Test DVD : BARRY SEAL : AMERICAN TRAFFIC (16 janvier 2018) de Doug Liman avec Tom Cruise, Sarah Wright

L’histoire vraie de Barry Seal, un ancien pilote de la twa, arnaqueur dans l’âme, recruté de manière inattendue par la CIA afin de mener à bien l’une des plus grosses opérations secrètes de l’histoire des Etats-Unis. Il profitera de l’occasion pour diversifier ses activités en tant que passeur de drogue pour le cartel de Medellín et servira en même temps les intérêts de la DEA…

Chronique : « Barry Seal : American Traffic » est un film à l’image de son héros, fantasque, drôle, impertinent et même hallucinant !!! C’est comme si la personnalité de ce phénomène nommé Barry, s’imprimait dans le grain de la pellicule pour déteindre totalement sur l’esprit de cette folle histoire ! Car à la manière dont ces faits réels nous sont contés, on ne peut qu’écarquiller nos yeux et nos oreilles pour croire et assimiler ce qui nous est montré à l’écran ! En effet, il va falloir s’accrocher au parcours ubuesque de ce pilote débauché par la CIA pour bifurquer vers d’autres horizons imprévus et totalement différents ! Le spectateur va aimer ce régaler du procédé façon théâtre qui consiste à faire parler le héros en voix off via ses fameuses cassettes VHS dont l’existence nous est expliquée « in fine » ! Quel personnage, quelle tête brûlée ! Enthousiaste, téméraire, fonceur, ce Barry à travers son vécu exceptionnel, vont nous faire passer deux heures dignes d’une expérience insensée que l’on aura même du mal à croire et à imaginer !  L’enchaînement des épisodes de sa vie ne sont que des véritables coups de théâtre dont le nombre vaudra bien celui des liasses de dollars qui coulent à flot jusqu’à ne plus savoir qu’en faire !… Le tout est en plus servi avec un rythme d’enfer, un superbe humour décalé par rapport à la gravité des événements historiques d’ailleurs fort édifiants, instructifs et intéressants ! Il est même rare d’apprendre ou de redécouvrir des faits marquants d’une façon si originale… Tom Cruise nous fait donc ici un véritable show, une vraie performance où l’acteur prouve ses talents et sa forme olympienne, alors que la mise en scène s’amuse et nous amuse avec quelques gags et bricolages plus drôles les uns que les autres… Et pour conclure, il faut bien avouer que Doug Liman nous a concocté là une réalisation étonnante, passionnante à suivre, et même jubilatoire dans son ensemble !

Note : 9/10

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TEST DVD :

Image : Avec un contraste étonnant entre l’ancrage dans le réel de la photographie (style documentaire) et le surdosage des couleurs lié au traitement comique, le rendu global de Barry Seal – American Traffic s’avère très satisfaisant, collant notamment parfaitement au côté outrancier que le film revendique. Un rendu joliment renforcé ici par une colorimétrie extrêmement précise en termes de définition.

Son: Du côté des pistes audio, la VO s’illustre en  Master Audio 5.1, tandis que la VF doit se contenter d’un encodage DTS Digital Surround 5.1. Les deux parviennent à tirer leur épingle du jeu mais la VO est tout de même à privilégier pour pouvoir profiter pleinement de toute la profondeur et la densité sonore du long-métrage, en particulier lors des séquences dans les airs.

Bonus : Au-delà des scènes coupées, on appréciera ainsi tout particulièrement les informations délivrées sur le vrai Barry Seal ou la conversation entre Tom Cruise et Doug Liman. Rien d’exceptionnels, bien sûr, mais suffisamment tout de même que pour prolonger un tant soit peu l’expérience de visionnage.

 

  • Acteurs : Tom Cruise, Sarah Wright, Domhnall Gleeson, E. Roger Mitchell, Jesse Plemons
  • Réalisateurs : Doug Liman
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français, Allemand, Suédois, Finnois, Italien, Turc, Islandais, Danois, Arabe, Hindi, Norvégien
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 16 janvier 2018
  • Durée : 110 minutes

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Le Yéti et l’oiseau (11 janvier 2018) de Nadia Shireen

Dans la forêt lointaine vivait un yéti. C’était la bête la plus énorme, la plus poilue, la plus effrayante qu’on ait jamais vue.Tout le monde avait peur de lui. Et il était complètement seul.
Un jour, quelque chose atterrit sur sa tête.C’était un oiseau. Un petit oiseau qui n’avait pas du tout peur du yéti.

Chronique : La « bête la plus GRANDE, la plus poilue, la plus effrayante  » est solitaire. Personne dans la forêt ne voulait jouer avec lui jusqu’ à ce que quelqu’un d’autre tombe du ciel et montre à tout le monde à quel point il pouvait être amusant et gentil. Ce message et cette amitié ont sauté des pages! Illustrations qui font sourire le lecteur et suivre chaque mouvement, chaque lambeau et chaque chevelure des personnages. Parfait! Notre héros Yéti est comme une guimauve géante et poilue! On souhaite lui faire un gros câlin dés la première page! Son petit sourire doux et doux brille sur son visage. Le blanc brille sur les pages, faisant resplendir l’Oiseau rouge de couleur et de vie. Mais ce qui fait de ce livre d’images l’une de des lectures un vrai coup de coeur de ce début d’année c’est le message simple et doux. Ne jugez pas un livre par la couverture. Un message arrive avec tant d’amusement, d’amour et de vie pour les jeunes lecteurs . Un message qui doit être répété à maintes reprises. Nous devrions tous nous rappeler de regarder au-delà des apparences ou des réputations ou même des grognements pour voir le cœur de quelqu’un. Ce livre donnent à l’idée et au message un nouvel aspect et une nouvelle apparence.

Note : 10/10

 

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nathan (11 janvier 2018)
  • Collection : ALBUMS NATHAN

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Timoto n’est pas un tigre (11 janvier 2018) de Rémi Courgeon

Le orange, c’est nul. Timoto ne veut plus être un tigre. Alors il se déguise en zèbre, en girafe, en éléphant.

Chronique : Cette nouvelle série à un graphisme magnifique, un ton cocasse, une série qui va  plaire aux enfants et aux parents. En peu de pages, Rémi Courgeon retrace les sentiments des enfants qui se sentent différent de leur entourage et encore plus particulièrement au sein de leur famille. Il montre aussi combien les adultes se préoccupent de ces questions et essayent de trouver des solutions. Pas de vulgarité , beaucoup de sensibilité, d’humour et d’émotion, avec au final de très belles valeurs véhiculées comme le dépassement de ses appréhensions et timidités, la vigilance quant aux jugements hâtifs sur ceux qu’on ne connaît pas, la capacité à faire une énorme différence dans la vie des autres quand on en a l’envie et qu’on souhaite la partager.
Un magnifique livre, à offrir sans hésitation.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nathan (11 janvier 2018)

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Timoto sait déjà bientôt nager (11 janvier 2018) de Rémi Courgeon

Timoto aime bien aller à la piscine. Au moins, là-bas, on a le droit de jouer avec l’eau. À la piscine, les frites sont bien plus grosses qu’à la maison. Il y a même un maitre nageur avec un bâton pour bien mélanger l’eau. À la maison, Timoto s’entraine à traverser la piscine sans respirer. Sous le tapis bleu, c’est difficile, mais Timoto y arrive !

Chronique : Une petite histoire simple pour parler d’un sujet important : l’acceptation et l’estime de ce que l’on est, de ce qui fait notre identité mais on peut facilement élargir le sujet à l’ensemble des caractéristiques physiques ou de personnalité. L’album est un peu court mais l’adulte peut poursuivre la réflexion avec son jeune lecteur une fois l’histoire lue. Un livre à lire et à relire.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nathan (11 janvier 2018)
  • Collection : TIMOTO

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Nos souvenirs sont des fragments de rêves (10 janvier 2018) de Kjell Westö

Quels secrets cache la famille Rabell ? Puissante dynastie d’Helsinki, dans les années 1960, elle vit presque recluse dans son domaine en bord de mer. Seul le héros, adolescent, se lie avec les enfants Stella et Alex. Tout les sépare, mais dans la fougue de leur jeunesse, ils feront les quatre cent coups. Mais la passion amoureuse s’en mêle, et met en péril le clan Rabell…

Chronique : Au début du livre, l’auteur du livre est un petit garçon dont les parents ont loué un chalet d’été au bord de la mer. Il y a l’été et l’heure pour faire du vélo. Lors de cette balade à vélo, le protagoniste rencontre son futur ami Alex, issu d’une riche famille suédophone. Ce petit garçon a été rejoint par un couple d’autres garçons et la petite amie d’Alex au moment où les petites amies sont apparues sur la photo. Tout a été fait dans l’écorce. La première chanson s’appelle Alex et le livre est sur le point d’être publié dans les années 60.
La deuxième chanson s’appelle Stella et son thème principal est la relation avec la sœur d’Alex, Stella. Le protagoniste et Stella sont jeunes et impétueux, et le livre a beaucoup de scènes de berceau.
La troisième piste est nommée sans Stella. Le livre est une histoire d’amis, de générations, d’amour, de travail, de secrets, d’espoirs et de déceptions . Le livre compare les différences de classe entre deux générations, dans lequel les deux protagonistes se déroule sans heurts.
Le livre donne beaucoup de réflexion sur les amitiés et le pouvoir de donner de l’argent, l’inégalité et l’injustice, voire la malveillance et l’intimidation. En lisant un livre, les événements des temps modernes ont surgi, surtout ceux qui sont au pouvoir. On y ajoute des réflexions sur l’argent , le pouvoir , ses conséquences et l’on obtient ce magnifique livre , d’une grande densité , à la sensibilité à fleur de peau qui ne peut que nous transporter, nous ramener à notre propre existence , nous questionner sur nos choix

Note : 9/10

 

  • Broché: 591 pages
  • Editeur : Editions Autrement (10 janvier 2018)
  • Collection : Littératures

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24 heures sans jeu vidéo (10 janvier 2018) de Sophie Rigal-Goulard

Terence passe des heures à jouer à Dark city game pour éliminer le dangereux Moon avant tous ses copains. Ce qu’il n’a pas prévu, c’est que ce jeu l’entraîne loin, très loin…

Chronique : Un roman rythmé et plein d’humour pour faire réfléchir les accros de jeu vidéo… ou pas !
Chez Terence, les jeux vidéo sont « un gros sujet de tension » : l’adolescent y passe « des heures et des heures » et « sort de moins en moins rejoindre ses copains ». Même s’il continue d’avoir des résultats corrects au collège, ses parents aimeraient bien qu’il passe ne serait-ce que 24 heures SANS jeu vidéo… sauf que leur fils va se retrouver 24 heures DANS un jeu vidéo !
L’aventure est l’occasion d’un certain nombre de situations très drôles, essentiellement parce que Terence se retrouve affublé de coéquipiers de jeu pour le moins inattendus, à commencer par sa sœur Blanche, une parfaite novice qui crée tant bien que mal un avatar très… personnel ! Cependant c’est bien Magdalena qui exposera la théorie la plus pertinente de l’histoire : « Il faut arrêter de croire que les armes sont la seule façon de résoudre votre problème. » Dans ce « jeu complètement débile » où il faut affronter toutes sortes d’ennemis, la « super girl » revendique une stratégie de l’habileté et de la ruse qui contrebalance l’utilisation systématique de la force.
L’autre belle idée du roman, c’est qu’au final la victoire sera collective. Blanche a en effet fait appel à sa meilleure amie et à son frère, le beau Eliot dont elle est secrètement amoureuse. Il faut bien tirer partie de la situation, non ? D’autres alliés surprises surgiront, mettant en avant l’atout de la solidarité dans les situations délicates. Un livre qui fait se poser pas mal de questions sur la place intrusive des jeux Quand on y regarde, les enfants, de plus en plus jeunes, y sont confrontés… Ce livre se fait se poser les bonnes questions… et qu’il est à faire lire à tous les enfants, qu’ils passent trop de temps devant les jeux. Les différentes anecdotes et « rebondissements », le style enlevé rendent ce livre extrêmement agréable à lire. Une lecture qui serait profitable à certains adultes et à bien des ados.

Note 9/10

 

  • Broché: 192 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (10 janvier 2018)
  • Collection : Hors collection

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Quand vient la vague (17 janvier 2018) de Jean-Christophe Tixier et Manon Fargetton

Bouleversée, Nina quitte le domicile familial et jette ses clés dans une bouche d’égout… Quelques mois plus tard, son frère Clément se met à sa recherche. De Lacanau à Bordeaux puis Paris, il découvre la raison de sa fuite, ces « vagues » qui l’ont submergée, l’obligeant à tout quitter.

Chronique : Un roman à quatre mains qui submerge le lecteur d’émotions variées.
Difficile de proposer un résumé précis sans dévoiler des éléments de l’intrigue qu’il serait fort dommage de dévoiler justement car tout repose sur les recherches, les découvertes pas à pas et les surprises. A travers le récit de Nina, le lecteur, lui, sait immédiatement qu’elle a choisi de s’éloigner de sa famille. Il devra en revanche attendre pour connaître ses motivations et savoir où elle est allée.
Tandis que ses parents semblent s’être résignés malgré leur douleur, Clément, le jeune frère de Nina, se lance à sa recherche.
Plus que le mal-être adolescent, ce roman a pour thème central la vérité et les mensonges dans la famille. Les « secrets de famille » font souvent plus de dégâts s’ils sont conservés trop longtemps que s’ils sont divulgués avec les explications idoines. Ceux qui dissimulent une vérité en prétendant épargner leurs proches ne dissimulent-t-il pas en réalité le souhait de protéger leur propre image ou leur confort ? C’est à ce type de question que ce roman invite habilement à réfléchir. Le style d’écriture est fluide, léger et efficace. Tout au long du roman, on retrouve la présence de la vague, que ce soit physiquement ou métaphoriquement. Le titre a été choisi, il illustre parfaitement le contenu du roman. Nina et Clément on été entraînés par une vague qu’ils n’avaient pas vu venir, ni l’un ni l’autre, et qui a complètement chamboulé leur vie.
Les émotions des personnages sont très bien véhiculées, avec sensibilités et réalisme.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (17 janvier 2018)

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La terrifiante histoire de Prosper Redding – tome 1 Une Alliance diabolique (11 janvier 2018) de Alexandra Bracken

Vivre avec un démon – un véritable démon ! – à l’intérieur de soi n’est pas chose facile… Surtout si votre famille, après l’avoir découvert, veut vous faire disparaître…

Chronique :  Ce livre est d’une beauté inattendue.  La prose est tellement lyrique, les personnages sont si réconfortants et les messages si importants.  Voici l’histoire d’un jeune garçon du nom de Prosper qui a grandi et qui n’ a jamais eu l’impression de s’intégrer. Sa sœur jumelle est la seule personne qu’il estime le comprendre, alors qu’elle est également aux prises avec une maladie cardiaque très effrayante. Prosper a toujours eu l’impression d’être bizarre, d’autant plus que sa famille est très riche, très prospère et très puissante. Mais alors il devient très évident pourquoi ses ancêtres ont été si chanceux. Dans ce monde, il y a quatre dimensions, et il est très important de les maintenir en équilibre:
Le monde humain – où nous vivons.
Le Monde du Fiend – où les méchants humains qui font des affaires servent pour l’éternité.
Le Monde des fantômes/spectateurs – où vont les mauvais esprits humains quand ils meurent.
Le royaume des Anciens – où vivent les créatures qui ont créé la magie.                         Salem, démons, sorcières, goblins, elfes, ogres, vieux livres et bibliothèques, feuilles tombantes, Creuset, citrouilles, cafés… Nous sommes jetés dans le décor parfait d’Halloween. Alastor ca vous faire rire tout le temps. Ses monologues intérieurs avec Prosper ne sont rien de moins que du génie, et Alastor découvrant à quel point le monde humain a changé au cours des siècles a été la perfection littéraire. Les messages dont Alexandra Bracken parle dans ce livre sont importants! Prosper, Alastor et Nell (le nouveau cousin de Prosper), tous apprennent constamment qu’il n’est jamais trop tard pour recommencer à zéro et devenir la personne que l’on veut être. Tout le monde mérite un nouveau départ et nous ne devrions pas être les erreurs de nos parents. Et garder rancune, qui garde la haine dans ton coeur, ne vaut rien.

Ce livre véhicule également un message extraordinaire sur l’importance d’avoir des programmes d’art à l’école. Cette histoire parle abondamment des différents arts, qu’il s’agisse de la peinture, du dessin ou du théâtre, et de la façon dont les jeunes enfants ont vraiment un bel exutoire dans l’art et comment il peut façonner qui ils sont en tant que personnes. Il y a aussi eu une discussion importante sur Nell, une jeune fille, qui voulait jouer le rôle de John Proctor, le principal personnage masculin et sur le fait qu’il n’ y a aucune raison pour laquelle elle ne pouvait pas auditionner pour le rôle. De plus, la mère de Nell est une sorcière lesbienne ce qui normalisent les familles LGBT+.  Le livre à par contre un  cliffhanger très abrupt qui va vous préparer à faire un marché avec un démon pour avoire au plus vite  le prochain livre.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 368 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (11 janvier 2018)
  • Collection : FICTION

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Allez, au nid ! (4 janvier 2018) de Jo Witek et Christine Roussey

Voici une douce histoire de ce fameux rituel où les auteurs nous invitent à suivre ce petit garçon aux cheveux bleus… La toilette, le pyjama, savoir dire au revoir à tous les membres de la famille, ranger les doudous, les jouets…toutes les étapes incontournables du coucher sont illustrées avec tendresse par Christine Roussey.

Chronique : Un vrai coup de coeur que cette album de ce début d’année. Cette album  décrit bien le rituel du coucher. L’aspect très doux et très calme des textes et des illustrations séduit parent comme enfant tel un conte le duo Witek/Roussey, nous enchante un album doux, nostalgique beau et joyeux. Un belle part d’enfance à partager. Les jolies illustrations aux couleurs pastels nous plongent dans l’univers enfantin d’un garçon qui cherche à allez aux lit et va faire un rituel.. ce sont ces petits riens du quotidien, sincères, inattendus, mais tellement important.
Le texte de Jo Witek, tout en rimes, sonne comme une comptine. On se laisse envoûter par sa prose délicate, aussi pétillante que les dessins de Christine Roussey.

Note : 10/10

 

  • Album: 28 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (4 janvier 2018)

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Station : La chute (18 janvier 2018) de Al Robertson

Après sept ans de Guerre Logicielle entre les intelligences artificielles rebelles de la Totalité et l’humanité – dirigée par les dieux du Panthéon, des consortiums qui se manifestent très rarement à leurs adorateurs –, la Terre n’est plus qu’un gigantesque champ de ruines. La plupart des humains ayant échappé au conflit vivent à bord de Station, un immense complexe spatial.

Chronique : Ce livre crée un tout nouveau genre: le cyberpunk noir. C’est une histoire exceptionnelle de science-fiction, un mystère noir exceptionnel et une lecture exceptionnelle! Ce qui reste de l’humanité vit à bord d’un énorme astéroïde transformé en une collection d’habitats. La station est contrôlée par le Panthéon, un groupe d’IA sensibles qui agissent en tant que divinités patrons pour les habitants de la station. La guerre a éclaté entre le Panthéon et les AI rebelles mais, après des années de combats à travers tout le système solaire, la guerre a été gagnée par la Totalité, et les soldats vaincus retournent à la Station en disgrâce. Parmi ceux-ci, il y a Jack Forster, un soldat accusé de trahison par les autorités de la Station, ainsi que les attentats terroristes qui ont affligé la Station. Il a le pouvoir de commettre ces actes terroristes, puisque Forster est un « marionnettiste » doté d’une IA de combat trop agressive et vulgaire, installée à l’intérieur de lui et nommée Hugo Fist. Fist passe son temps dans la tête de Forster, à crier des insultes, à jurer, à faire des blagues, à pousser Forster à commettre des actes malveillants, mais il s’incarne aussi comme un idiot ventriloque d’apparence innocente. Dans quelques semaines, la licence logicielle de Fist arrive à expiration et prendra le contrôle du corps de Forster après que son esprit aura été nettoyé. Avant que cela ne se produise, Forster est retourné à la Station pour découvrir qui a assassiné ses amis les plus proches. Cette affaire l’emmène dans un voyage terrifiant, au plus profond des secrets de Station, sous les yeux du Panthéon et des troupes de choc de la Totalité.

Al Robertson a une imagination vive qu’il utilise pour créer une vision étonnante d’une humanité corrompue attaquée de l’intérieur et de l’extérieur. Station, et c’est un  » tissé  » à la manière d’Internet est merveilleusement imaginé. La tristesse de la mise en scène du roman est compensée par les intermèdes et les interruptions comiques d’Hugo Fist. Même avec sa personnalité meurtrière, il devient un personnage sympathique et intime. L’histoire, c’est de la dynamisation dès le départ. Le final est une course à couper le souffle d’une violence effroyable (réelle et imaginaire), de conspirations sauvages, de croix et de doubles croisements, et de paysages virtuels en évolution rapide. La relation de Jack avec Hugo se transforme en un jeu d’enfant ultra complexe; il devient vite évident que chacun doit perdre beaucoup de choses s’il échoue cette enquête.Station : La chute  est très original, plein d’idées merveilleusement horribles et de personnages extraordinaires. Le premier roman d’Al Robertson est une réalisation fantastique.

Note : 9/10

 

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Denoël (18 janvier 2018)
  • Collection : Lunes d’encre

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