Station : La chute (18 janvier 2018) de Al Robertson

Après sept ans de Guerre Logicielle entre les intelligences artificielles rebelles de la Totalité et l’humanité – dirigée par les dieux du Panthéon, des consortiums qui se manifestent très rarement à leurs adorateurs –, la Terre n’est plus qu’un gigantesque champ de ruines. La plupart des humains ayant échappé au conflit vivent à bord de Station, un immense complexe spatial.

Chronique : Ce livre crée un tout nouveau genre: le cyberpunk noir. C’est une histoire exceptionnelle de science-fiction, un mystère noir exceptionnel et une lecture exceptionnelle! Ce qui reste de l’humanité vit à bord d’un énorme astéroïde transformé en une collection d’habitats. La station est contrôlée par le Panthéon, un groupe d’IA sensibles qui agissent en tant que divinités patrons pour les habitants de la station. La guerre a éclaté entre le Panthéon et les AI rebelles mais, après des années de combats à travers tout le système solaire, la guerre a été gagnée par la Totalité, et les soldats vaincus retournent à la Station en disgrâce. Parmi ceux-ci, il y a Jack Forster, un soldat accusé de trahison par les autorités de la Station, ainsi que les attentats terroristes qui ont affligé la Station. Il a le pouvoir de commettre ces actes terroristes, puisque Forster est un « marionnettiste » doté d’une IA de combat trop agressive et vulgaire, installée à l’intérieur de lui et nommée Hugo Fist. Fist passe son temps dans la tête de Forster, à crier des insultes, à jurer, à faire des blagues, à pousser Forster à commettre des actes malveillants, mais il s’incarne aussi comme un idiot ventriloque d’apparence innocente. Dans quelques semaines, la licence logicielle de Fist arrive à expiration et prendra le contrôle du corps de Forster après que son esprit aura été nettoyé. Avant que cela ne se produise, Forster est retourné à la Station pour découvrir qui a assassiné ses amis les plus proches. Cette affaire l’emmène dans un voyage terrifiant, au plus profond des secrets de Station, sous les yeux du Panthéon et des troupes de choc de la Totalité.

Al Robertson a une imagination vive qu’il utilise pour créer une vision étonnante d’une humanité corrompue attaquée de l’intérieur et de l’extérieur. Station, et c’est un  » tissé  » à la manière d’Internet est merveilleusement imaginé. La tristesse de la mise en scène du roman est compensée par les intermèdes et les interruptions comiques d’Hugo Fist. Même avec sa personnalité meurtrière, il devient un personnage sympathique et intime. L’histoire, c’est de la dynamisation dès le départ. Le final est une course à couper le souffle d’une violence effroyable (réelle et imaginaire), de conspirations sauvages, de croix et de doubles croisements, et de paysages virtuels en évolution rapide. La relation de Jack avec Hugo se transforme en un jeu d’enfant ultra complexe; il devient vite évident que chacun doit perdre beaucoup de choses s’il échoue cette enquête.Station : La chute  est très original, plein d’idées merveilleusement horribles et de personnages extraordinaires. Le premier roman d’Al Robertson est une réalisation fantastique.

Note : 9/10

 

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Denoël (18 janvier 2018)
  • Collection : Lunes d’encre

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