Le sel de nos larmes (4 janvier 2018) de Ruta Sepetys

Hiver 1945. Quatre adolescents, chacun né dans un pays différent, chacun hanté par sa propre guerre. Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied, le destin les a réunis pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes… et embarquer sur le « Wilhem Gustloff », un navire promesse de liberté.

Chronique : Avec ce livre on s’immisce dans l’atrocité de la seconde guerre mondiale et la fiction s’entremêlent dans un roman historique basé sur des faits réels. En effet, Ruta Sepetys a effectué de nombreuses recherches et s’est rendue dans différents pays pendant 3 ans pour regrouper le plus d’informations possibles sur la plus grande catastrophe maritime de l’histoire : le naufrage du Wilhelm Gustloff alors qu’il était rempli de réfugiés. Elle se serait inspirée de l’histoire d’une cousine de son père, survivante du naufrage.
Le fait que le récit soit porté par 4 voix totalement différentes est vraiment une superbe idée. On a à la fois le point de vue d’un soldat nazi et le discours d’une jeune polonaise… C’est vraiment la meilleure façon de capturer l’histoire dans sa globalité et les enjeux pour chacun d’entre eux. Le sel de nos larmes ne contient pas de jugement. De ce fait, il dénonce les atrocités de la guerre et ce qui est trop longtemps resté sous silence sans choisir de camp en dehors de celui des réfugiés.
Les personnages des réfugiés sont vraiment très attachants et on tremble à chaque instant pour eux. Vont-ils mourir ? Vont-ils survivre ? Le suspense est haletant jusqu’à la dernière page.
Le personnage du soldat allemand est mégalomaniaque, dans la toute puissance et totalement délirant sur une jeune femme qu’il a connu et qui l’a beaucoup marqué. Par conséquent on le déteste au premier abord et puis on voit bien qu’il a un clair trouble du cours de la pensée avec un quasi automatisme mental, comme si ses pensées lui étaient dictées. L’histoire est criante de faits réels et le récit est emprunt de beaucoup de valeurs, de principes, de respect. L’écriture est fluide et agréable. Vous ne pouvez clairement pas continuer à vivre sans connaître la vérité sur cette effroyable catastrophe maritime qui aurait du marquer les esprits à l’époque mais qui a été ignoblement passée sous silence sous prétexte d’un contexte de guerre.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 496 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (4 janvier 2018)
  • Collection : Pôle fiction

51Y34+HS0nL._SX301_BO1,204,203,200_.jpg

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s