Miroirs et faux-semblants (14 février 2018) de Mélodie Johnson Howe

Diana Poole, jolie quadra, se voit contrainte de se remettre au travail après une pause de dix ans : son époux adoré et sa célèbre mère viennent de mourir, elle est à court d’argent et n’a d’autre choix que de chercher un rôle dans un film. Autant dire qu’à Hollywood, avec ses quarante bougies, cela relève du miracle. Mais alors qu’elle ne s’y attendait plus, bonne nouvelle : un réalisateur star l’appelle. Scénario parfait. Jusqu’au moment où on retrouve le cadavre de la jeune première dans une benne à ordures. Fini, le tournage ? C’est mal connaître Diana, qui sait que le milieu du cinéma est sans pitié et que certains sont prêts à tout pour protéger leur image. Sa carrière et sa vie ainsi menacées, la jeune femme décide qu’elle non plus, elle ne lâchera rien…

Chronique :Nous voici dans un drame hollywoodien sophistiqué, Miroirs et faux-semblants respire l’atmosphère et le style. C’est difficile pour une actrice d’une quarantaine d’années de trouver du travail à Hollywood, mais la blonde Diana Poole a besoin d’argent et jouer la comédie est tout ce qu’elle sait faire. Elle a récemment enterré sa mère, une actrice célèbre et une femme astucieuse mais pas un grand modèle de rôle, et son mari, un autre acteur pour lequel elle avait abandonné sa propre carrière d’actrice. Leurs fantômes continuent de la hanter, et bien que Diana ait réussi à décrocher un rôle dans un film, faire un film est un effort de collaboration et certaines personnes sur le plateau assurent que le progrès est difficile. Puis le meurtre met en danger sa carrière, ses amis et sa vie. Toutes les personnes impliquées gardent des secrets, mais Diana utilise les compétences qu’elle a développées en tant qu’actrice pour évaluer les acteurs de cette tragédie comme s’ils étaient des personnages dans un scénario. On est ravi de découvrir Miroirs et faux-semblants parce que elle est elle-même actrice de films et mettre en scène et sait donc révéler des personnages et créer du suspense. Ce roman est un regard intelligent et sophistiqué sur Hollywood moderne, d’un auteur au sens de l’humour méchant et délicieux. C’est ainsi que commence le dialogue parfait hilarant et fouetté, conjugué à la détermination de Diana à trouver le tueur. La situation passe rapidement de carrément difficile à presque impossible car Diana est celle qui trouve le corps de la pauvre Jenny. Non seulement sa propre carrière est clairement en danger, mais elle est prise en photo avec les restes des cendres de sa mère. Dans la ruelle. Sur la scène de crime. Il me semblait que c’était une bonne idée d’utiliser l’urne et la chère vieille mère pour accéder à l’appartement de Jenny, mais personne ne comprend qu’elle ne pouvait pas laisser les cendres de sa mère dans sa voiture battue et déverrouillable.
Ajoutez à cela un méchant qui a des liens très étroits avec le projet, l’adultère, des amis qui se tournent vers leurs amis, des secrets découverts et vous avez juste un autre jour à Hollywood.  Un livre qui nous fait passez agréable moment.

Note : 9/10

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (14 février 2018)
  • Collection : Cal-Lévy- R. Pépin

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