Ed est mort (11 avril 2018) de Russel D McLean

Ecrivaine ratée, Jen Carter travaille dans une librairie de  Glasgow. Ed, son petit ami, est un adorable voyou qui la  trompe. Elle se demande encore si elle fait bien de l’éjecter  de sa vie quand le destin s’en mêle de façon intempestive :  accidentellement – évidemment –, elle le tue. Les problèmes surgissent et s’enchaînent aussitôt : que faire  du corps ? de la drogue ? de l’énorme somme d’argent que  ledit Ed a laissée chez elle ?
Chronique : Jen Carter, la jeune commis de la librairie qui raconte ce livre, fait une petite erreur au début du roman.
Quand elle rentre à la maison tard le soir pour trouver son appartement cambriolé, elle fouille l’endroit en tenant un couteau de cuisine. Elle panique lorsque la porte du placard s’ouvre et que la personne à l’intérieur trébuche sur son couteau. Son petit ami Ed vient de se poignarder. Et maintenant il est mort.
Confuse et accablée de culpabilité, elle aggrave son dilemme. Au lieu d’appeler la police, elle appelle Dave, le colocataire d’Ed. Dave entre dans l’esprit de la dissimulation et, pendant que Jen dort, il démonte le cadavre pour en faciliter l’élimination. Il nettoie même. Après ça, il n’y a pas de retour en arrière, pas de possibilité de faire venir les flics après tout. Dave et Jen déposent le pauvre Ed-c’est-à-dire les morceaux de lui-dans une partie reculée du Loch Lomond.
Un examen plus attentif du placard de Jen révèle ce qu’Ed faisait là-dedans. Il avait caché deux sacs de voyage parmi ses effets personnels désordonnés. L’un contient une énorme réserve d’argent et l’autre une énorme réserve. Dave prend la drogue et Jen prend l’argent. Pourquoi pas, vraiment ? Vraiment ? Et la chasse est ouverte. Les seigneurs du crime de Glasgow veulent leur argent et leur drogue, et bientôt les flics sont aussi sur la piste de Jen.
Bien que le nombre de corps soit élevé, McLean écrit cette histoire à la première personne avec une légère touche et un peu d’étonnement, si ces deux mots peuvent vivre dans la même phrase. Dans Jen, McLean a créé un protagoniste attrayant, avec une voix forte et cohérente.
Jen ne peut pas comprendre comment sa vie relativement ordonnée est devenue si incontrôlable et ne s’attend jamais à avoir les ressources, internes ou autres, pour déjouer les criminels déterminés, dirigés par le vieil homme maléfique, Solomon Buchan. Néanmoins, elle continue d’essayer de se montrer à la hauteur de l’occasion.
Bien que vous puissiez voir venir certains des rebondissements de l’intrigue et que certains ne supportent pas un examen approfondi, l’écriture est si douce et soyeuse qu’elle attire votre attention sur la question de savoir si Jen peut à nouveau se tirer d’affaire et comment elle peut essayer de le faire.

Note : 9,5/10

  • Broché: 352 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (11 avril 2018)
  • Collection : Cal-Lévy- R. Pépin

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