Le Salon de beauté (3 mai 2018) de Melba Escobar

La Maison de la Beauté est un luxueux institut de la Zona Rosa, l’un des quartiers animés de Bogotá, et Karen l’une de ses esthéticiennes les plus prisées. Mais son rôle dépasse largement l’art de la manucure et de la cire chaude. Ses clientes lui confient leurs secrets les plus intimes. Un petit massage avant l’épilation… et Karen apprend tout sur leurs implants mammaires, leurs week-ends à Miami, leurs divorces ou leurs amourettes. Un après-midi pluvieux, une adolescente entre dans le salon – en uniforme d’écolière et sentant très fort l’alcool : Sabrina doit être impeccable pour une occasion très particulière. Le lendemain elle est retrouvée morte. Karen est la dernière personne à l’avoir vue vivante. Qui Sabrina a-t-elle rejoint ce soir-là ? Que se sont confié les deux jeunes femmes lors de ce dernier rendez-vous ?

Chronique :   L’histoire se déroule dans un salon de beauté haut de gamme dans la Zona Rosa de Bogotá.
L’histoire est racontée principalement à travers les voix des femmes qui sont toutes reliées d’une manière ou d’une autre par le salon de beauté et ce qui est apparent, c’est la brutalité des hommes qui n’ont aucun respect pour ces femmes, quelle que soit leur classe à laquelle elles appartiennent. La beauté semble n’être rien de plus qu’une peau profonde dans cette société. C’est quelque chose à négocier pour une vie meilleure, mais à quel prix ? Il n’y a que quelques bons gars dans cette histoire, mais il s’agit surtout d’une histoire de corruption qui va au sommet, tout ayant un prix.
La chose la plus horrifiante, c’est à quel point c’était flagrant. L’auteur de ce livre a créé une atmosphère de terreur , Escobar capture le style de vie des gens qui réussissent à vivre à Bogotá sans vivre en Colombie… et aussi celui qui font leurs cires de bikini, leur servent du café et souffrent des indignités du système de castes. C’est une vision très nuancée de la classe, de la race et du déséquilibre entre les sexes. Cela vaut la peine d’être lu, et de suivre cette auteure dans ses autres travaux.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 240 pages
  • Editeur : Denoël (3 mai 2018)
  • Collection : Sueurs froides

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