La Grande Migration des Petits Dinosaures (15 mai 2018) de Coralie Saudo et Nicole Snitselaar

La nourriture commence à manquer ! La famille Dinosaure doit quitter son nid pour trouver un nouvel endroit où vivre. Mais des oeufs viennent d’éclore et les parents doivent veiller sur les bébés, donc ce seront les grands enfants qui partiront en quête de ce lieu.

Chronique : Un album frais et colorée où les événements s’enchaînent et permettent au récit de progresser pour donner un sens à l’ensemble de l’histoire .Les relations entre chaque passage abordent avec finesse la question de la discrimination et du rejet de l’autre.Coralie Saudo  à un trait simple, tout en rondeur. La quasi absence de décor ne nuit pas au charme que dégage l’ensemble et avec le texte de et Nicole Snitselaar qui offre un livre drôle et intelligent aux personnages attachants.

Note : 9,5/10

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  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Balivernes Editions (15 mai 2018)
  • Collection : Petites Sornettes

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Monsieur Fée (24 avril 2018) de Florian Pigé et Morgane de Cadier

Monsieur Fée n’est pas comme les autres fées de la forêt. Quand il essaye d’imiter la Fée des Bisous qui pique les fesses des amoureux, il ne provoque qu’éclats de rire. Quand il tente de faire apparaître des pansements comme la Fée des Bobos, il n’arrive qu’à changer les arbres en barbe-à-papa. Pensant n’être qu’un bon à rien en tant que fée, il découvre un jour une ville toute grise où tout le monde est triste

Chronique : Un vrai coup de cœur de la part de Florian Pigé et Morgane de Cadie qui on fait dans ce livre une petite poésie dont on ne sort pas indemne . Ce récit est tout à fait aventureux, une confession, profondément complexe de l’enfanceLes auteurs ont  trouvé un moyen d’expliquer et de toucher les enfants qui luttent pour comprendre les émotions et tout ce qui peut arriver garce à cette fée pas comme les autres. La fin est prudemment optimiste tout en évitant tout élément télécommandé mais sait nous émouvoir avec de sublime dessin; ce petit livre est incroyable en termes de style d’écriture, de dessins et  de stimulation.

Note : 10/10

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Balivernes Editions (24 avril 2018)
  • Collection : Calembredaines

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Mondocane (7 juin 2018) de Jacques Barbéri

Désormais, tout le monde se sent en sécurité : chacune des superpuissances se partageant le monde dispose de sa propre intelligence artificielle. Nommées Petit Poucet ou Guerre et Paix, celles-ci assurent la pérennité de la race humaine. Mais sous quelle forme ? Leur programmation ne le précisait visiblement pas… Aussi, lorsque les IA déclenchent une guerre totale, c’est la planète entière qui va devenir leur terrain de jeu.

Chronique : Le rythme de l’intrigue file à toute vitesse tout en gardant le lecteur dans une stase de curiosité jamais rassasiée.
Jacques Barberi construit un univers sublime avec des ingrédients qui dans tout autre contexte paraitraient répugnants.
Ce monde postapocalyptique est très organique et grouillant de vie. Les paysages sont totalement fous, la mise en images doit être incroyablement différente d’un lecteur à l’autre tant les lieux et les personnages sont aliénés.
Le roman brasse des univers multiples : films de GI, desert vivant a la Mad Max, faune insectoide a la Alien, personnages cauchemardes par le Petit Peuple, gamins plus dejantes que dans un Jean-Pierre Jeunet,… composent un nouveau monde plein d’optimisme. Une belle surprise

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 288 pages
  • Editeur : Folio (7 juin 2018)
  • Collection : Folio SF

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La trilogie divine, I : SIVA (14 juin 2018) de Philip K. Dick

C’est en 1974 qu’un faisceau de lumière rose communique à Horselover Fat des informations capitales concernant l’avenir de l’humanité. Cette force, qui a fait fondre la réalité de cet homme, c’est SIVA. Système Intelligent Vivant et Agissant. Mais qui se cache réellement derrière ces quatre lettres ? Dieu ? Un satellite ? Une race extraterrestre ?

Chronique : Il est presque dommage que Siva soit si populaire. Beaucoup de gens seront curieux de l’écriture de Dick, découvrir que c’est l’un de ses meilleurs livres, en lire un peu, puis le jeter vers le bas et ne plus jamais lire un autre livre de Dick.

Essayer de lire ce livre comme votre premier (ou même deuxième) livre Dick, c’est comme sauter jusqu’au dernier patron avant de savoir comment jouer au jeu. C’est comme si vous preniez un cours de niveau 500 quand vous n’avez pas mis les pieds dans une classe de niveau 101.

Dans Siva vous lirez les délires d’un génie et d’un fou. Vous entrerez dans la bouche de la folie et découvrirez que vous êtes peut-être un peu fou aussi. Votre monde sera retourné et votre cerveau sera piétiné par une grosse botte de dessin animé. Siva vous changera ou vous fera savoir que vous n’êtes pas encore prêt à être changé.

Avant de lire Siva, lisez une poignée d’autres livres de Dick. Alors lisez un peu sur la vie de Dick. Lisez ensuite quelques informations de base sur le gnosticisme. Cela peut sembler beaucoup de travail juste pour lire un roman, mais croyez-moi quand je vous dis qu’il s’agit d’un livre auquel vous devez vous préparer.

 

  • Poche: 368 pages
  • Editeur : Folio
  • Collection : Folio SF

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L’épée de l’hiver (3 mai 2018) de Marta Randall

Après avoir longtemps régné en tyran sur la puissante et glaciale province de Jentesi, Gambin est sur le point de mourir et prend un malin plaisir à ne pas désigner son successeur parmi ses héritiers. Intrigues et complots vont bon train et des jours sombres menacent le pays de Cherek. Lyeth, la messagère personnelle de Gambin, attend, elle, avec impatience, la mort de son seigneur pour être ainsi délivrée de son serment d’allégeance envers lui. Mais sa rencontre avec Emris, un jeune orphelin, va la plonger, malgré elle, au coeur du danger.

Chronique :C’est un bon roman fantastique, les personnages masculins et féminins sont des gardiens, des cuisiniers, des gouvernants et des méchants, et le genre est mentionné, mais n’en fait pas tout un plat. Ici aussi, il y a des relations homosexuelles et hétérosexuelles et, encore une fois, rien n’est présenté comme inhabituel. C’est tout simplement.
Le monde dont lequel on plonge ici est un monde en plein chamboulement : le seigneur actuel se meurt sans se décider à choisir un-e héritier-e, un nouveau pays est découvert, des nouvelles technologies se mettent en place… Ce qui amène à une intrigue qui se tisse autour d’histoires de successions, avec des complots de toutes part, des guildes de toutes sortes
Mais nous n’avons pas affaire à un roman épique ici, l’intrigue s’étale seulement sur une semaine (la personnage principale note vers la fin que six jours se sont passés depuis les événements du début.) Ce n’est pas plus mal, il est plutôt rare de trouver des romans de fantasy qui ne fassent pas parti d’une série et qui aient un rayon d’action assez court. Une belle découverte.

Note : 9/10

 

  • Poche: 384 pages
  • Editeur : Folio (3 mai 2018)
  • Collection : Folio SF

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Le jazz de la vie (21 juin 2018) de Sara Lövestam

Marginale, d’origine cubaine, Steffi est harcelée par les filles de sa classe. Aller en cours est tous les jours un exercice de survie. Ce qui la fait tenir : la force qu’elle trouve dans son amour pour la musique et son don pour la basse. Jeune jazzman qui s’est fait un nom à Stockholm pendant la Seconde Guerre mondiale, Alvar a des souvenirs à revendre et ne vit que pour sa passion.Quand leurs routes se croisent, passé et présent se mêlent. Cette singulière amitié fait souffler sur leurs vies une liberté exhaltante.

Chronique :  Steffi Herrera est un personnage si merveilleux que on sent un lien avec elle et cela s’appliquera à des tonnes de lecteurs. Ce n’est pas qu’elle est identifiable d’une manière spécifique – c’est plutôt qu’il y a quelque chose en elle qui vous parle directement. Bien sûr, vous pourriez la mettre directement dans les boîtes à cliché de la solitaire, celle qui est harcelée, celle qui ne s’intègre pas tout à fait avec ses pairs, mais elle ne se sent jamais comme un cliché. Elle se sent comme une personne, comme tous les meilleurs personnages. La façon dont cette histoire a été racontée quand on est dans le présent et qu’on est dans le passé. Ce livre porte cela à un niveau remarquable, avec une histoire qui se déroule dans le présent et l’autre dans les années 1940. Les transitions sont un peu maladroites – à peu près à chaque fois, certaines phrases sont répétées presque exactement, allant du dialogue à la première personne à la narration à la troisième personne. Les deux histoires sont pour la plupart séparées, mais la façon dont elles s’imbriquaient les unes dans les autres les rende plus fortes. La musique de ce livre est si importante que on veut vraiment l’entendre accompagner l’histoire.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (21 juin 2018)
  • Collection : ROMANS ADO ETRA

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Test DVD : La Princesse des glaces ( 19 juin 2018) de Aleksey Tsitsilin avec Garik Kharlamov, Ivan Okhlobystin

Après avoir vaincu de manière héroïque la Reine et le Roi des Neiges, Gerda, la Princesse des Glaces, n’est toujours pas en paix avec elle-même. Elle rêve de revoir ses parents, enlevés autrefois par le Vent du Nord et de vivre de nouveau en famille, accompagnée de son frère Kai.

Chronique : Sequel de La reine des neiges 1 & 2, sortis directement en vidéo physique, ce quatrième long-métrage du studio russe Wizart Animation n’est pas un remake du désormais classique blockbuster de Disney. C’est un conte fantastique pour petits et grands, mis en scène dans un monde où se côtoient, trolls et humains.
Dans le monde des humains, le jeune Rollan rêve de devenir un grand pirate parcourant les mers à la recherche de gloire et de fortune. Gerda, qui sillonne les écoles de ce même monde avec son frère Kai pour raconter aux enfants comment ils ont vaincu la Reine et le Roi des neiges, rêve d’une vie calme et paisible avec ses amis, Alfida la pirate, Orm le troll et Luta la loutre. Mais surtout, elle rêve de revoir ses parents, emportés par le Vent du Nord de la Reine des neiges. Ayant appris l’existence de la pierre aux souhaits, Gerda se lance avec Rollan sur la trace de cet objet magique.On retrouve ici les éléments du schéma narratif classique des contes de fées : situation initiale, élément modificateur, péripéties, résolution, situation finale. De plus, au-delà de son intrigue, le film conduit une réflexion mille fois entendue sur la famille, l’amitié, le courage et l’apprentissage : il faut rester près de ses proches, ne pas faire confiance aux inconnus, et être brave et courageux dans un monde instable (le monde d’aujourd’hui).
Si le scénario est donc sans véritable surprise , il reste bien conduit. L’un des défauts des deux précédents volets avait été de présenter un scénario dont les actions étaient beaucoup trop resserrées dans le temps, s’enchaînant quasiment sans transition. Ce n’est plus le cas avec La princesse des Glaces, dont l’intrigue se déroule de manière un peu plus fluide.Les personnages sont chaleureux, attachants, et évoluent dans des décors visuellement plus aboutis que dans les deux précédents opus : les paysages enneigés, les petites maisons en bois où vivent les trolls, la nuit bleutée, rappellent les superbes paysages de Russie, mais aussi d’Europe du Nord. L’animation est également plutôt réussie, jouissant d’un graphisme plus net, à l’apparence moins numérique, moins artificielle et donc plus authentique. Les mouvements des personnages sont fluides et bien détaillés.

Note : 9/10

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TEST DVD :

Vidéo : Le travail du détail excelle ici, provoquant l’apparition des détails les plus subtils. En fait, il est si détaillé que vous pouvez voir chaque imperfection et chaque mèche de cheveux . Mais la plupart des arrière-plans semblent beaucoup plus unidimensionnels dans un film qui a autrement une dimension incroyable. Cela crée un look très unique qui se traduit extrêmement bien en contraste avec l’animation .  Encadré à un rapport d’aspect de 1: 85.1 qui nous donnant une palette de couleurs plus vives et dynamiques. Ceci est particulièrement visible dans les scènes où les personnages sont montrés debout près des fenêtres où le soleil brille vers l’intérieur. Les rayons de lumière sont si vifs qu’ils sont tangibles lorsqu’ils sont projetés sur les personnages sur leur chemin. Les noirs sont brillant et  révèlent une grande profondeur.

Audio : L’audio dégage l’énergie du film sans effort. La partition remplit votre champ sonore d’exubérance. Même les scènes subtiles où les personnages ont une conversation rencontrent une excellente séparation des enceintes, l’une provenant de votre haut-parleur avant gauche et l’autre de votre droite.  Les hautes, moyennes et basses fréquences sont exactement ce que nous voulons.

Bonus : Making of :Un making of revenant sur le tournage et la conception du film qui revient sur les principales différences ayant marqué les époques dans l’aspect purement visuel des personnages et le complément: Personnages et décors : travaux préparatoires est très intéressant.

 

  • Réalisateurs : Aleksey Tsitsilin
  • Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 19 juin 2018
  • Durée : 88 minutes

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