Les Chemins de promesse (20 septembre 2018) de Mireille PLUCHARD

Tout doit être immuable au mas du Castanhal où le maître des lieux, Lazare Pradier, trace pour ses enfants, Aubin et Adélie, des chemins de vie calqués sur le modèle des anciens. A l’insu de son ombrageux époux, Blanche les instruit de son mieux d’un savoir reçu d’un vieil abbé. Adélie récoltera les premiers fruits de cet enseignement en quittant le Castanhal pour s’occuper des enfants d’un ingénieur des mines. Les premiers émois amoureux d’Aubin, cruel apprentissage, vont ouvrir à l’héritier du Castanhal d’autres horizons. Comme celui de la construction d’une ligne de chemin de fer qui sera pour lui le champ d’intenses découvertes : celle de l’amitié, d’abord, qui le liera à Pierre, un cadet dépossédé et jeté sur les chemins de misère ; celle de la satisfaction du travail accompli ; celle de l’amour enfin !

Chronique : Un très beau livre! Mireille Pluchard, fidèle à elle-même, nous offre encore une fois une bien jolie fresque. C’est à la fois la découverte d’un pays et d’une époque. L’évolution des modes de vie en France au XIXème siècle est un thème abordé et Mireille PLUCHARD écrit « à l’ancienne » (le style rappelant celui des auteurs du XIXème), avec beaucoup d’élégance une admirable maîtrise de la langue, ce qui en soi est déjà source de plaisir. On y découvre des personnages attachants, qui ne sont pas loin de nous rappeler ses propres aïeux, eux aussi, à l’époque des événements décrits dans le roman, passés de la paysannerie au Chemin de Fer et à l’industrie. L’auteure à une l’élégance un peu désuète de l’écriture, qui donne l’impression que l’histoire a été écrite à l’époque où se situe l’intrigue ce qui est une prouesse littéraire – et par le côté attachant des personnages.

Note : 9/10

 

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (20 septembre 2018)
  • Collection : TERRES FRANCE

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L’Assassin de ma soeur (20 septembre 2018) de Flynn BERRY

Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

Chronique :  Nora vit sa vie comme assistante d’un paysagiste. Rien de remarquable à ce qu’il semble. Sa sœur, Rachel, s’est installée dans une petite ville et vit seule dans une maison de campagne. Nora monte à bord du train et part en week-end pour profiter de la compagnie de sa sœur. Ce que Nora rencontrera de front lorsqu’elle entrera dans ce village de campagne détachera certainement les lacets de vos chaussures…….pendouillant, lâche, trébuchant, et chancelant. VEUILLEZ NOTER : Dans ces pages se trouve une rencontre avec une situation animale tragique. N’entrez pas si vous êtes d’un tempérament délicat.

Le meurtre de Rachel laisse Nora au bord d’une sorte de pont mental précaire. Sa vie commence à s’effilocher et elle est au bord de la chute libre. Mais Nora est déterminée à découvrir ce qui a mené à la mort de sa sœur. Qui est responsable et pourquoi ? Les suspects sont défilés dans l’esprit de Nora et elle écoute attentivement le monticule de la mort qui la suit constamment.

Le style d’écriture de Flynn Berry est très serré et chaque situation est décrite. Flynn Berry décrit brillamment le chagrin de Nora : « Après deux ou trois miles, je m’arrête et je pleure dans mes mains. Je me mets à genoux. Même avec mes jambes pressées sur le sol gelé, je brûle toujours, le feu qui hérisse ma colonne vertébrale. »

C’est une lecture compliquée avec des caractères très compliqués. Vous ajusterez et réajusterez votre façon de penser encore et encore. Rien n’est tel qu’il paraît. Et Berry s’en occupe. C’est un excellent premier roman. Voyons ce qui se profile à l’horizon pour cette auteure talentueuse qui nous présente son roman aux secrets lentement dévoilés et à l’intrigue aux lignes très floues.

Note : 9/10

 

  • Broché: 272 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (20 septembre 2018)
  • Collection : SANG D’ENCRE

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Les Youtubeurs T01: Clique sur j’aime (5 septembre 2018) de Olivier Simard

Je m’appelle Henri Bastien, j’ai 14 ans. Au Collège, je suis invisible. Noémie, la fille que je suis sur Instagram, est mille fois trop cool pour moi. Mais tout ça va changer. Mon swag caché est sur le point d’être révélé. Avec l’aide de mon ami Tam, j’ai décidé de devenir Henri OMG. Bientôt, je serai un youtubeur aussi populaire que Norman, Enjoyphoenix ou Cyprien. Et Noémie finira bien par savoir que j’existe !

Chronique : Au moment où vous avez ce livre entre les mains vous savez le produit que vous aller lire et vous aller passez un bon moment de détente, de légèreté et d’humour. Ce livre est une  lecture pour se détendre et rire et il est fait pour ne pas être pris au sérieux ! Mais fait passer un bon moment et pour ceux qui n’aime pas trop la lecture c’est aussi un bon moyen d’y arriver.  Il y a de  l’auto-dérision  et surtout les lecteur de ce livre vont ce retrouver dans certaines situations ! Ce livre plaira à ceux et celles qui ont besoin d’une bonne dose de rire et qui ne veulent pas se prendre la tête ! Il se lit très vite.

Note : 9/10

 

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : Kennes Editions (5 septembre 2018)
  • Collection : KE.ROM.JEUNESSE

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Les jours incandescents (22 août 2018) de Joseph d’Anvers et Stéphane Perger

Sur scène, Joseph d’Anvers, auteur compositeur-interprète, accompagne ses textes de guitares aux tonalités rock. Pour traduire ces mots en images, il a confié sa poésie noire à un dessinateur et ami qui lui ressemble, Stéphane Perger. Né du coup de coeur d’un éditeur pour un artiste hybride, « Les Jours incandescents » permet à Joseph d’Anvers de décliner ses meilleurs titres en autant de nouvelles superbement illustrées. Le style est tranchant, l’univers sombre, les héros sur le fil du rasoir. Leur devise : « Live fast and die young ! »

Chronique : Un ouvrage de Joseph D’Anvers qui reprend ses  chansons  et qui donne envie de les écouter à leurs lecture avec ses 10 chansons D’Anvers les a retravaillé  pour e faire des histoires. pour l’occasion, les étoffant, pour en faire à l’arrivée ni plus ni moins que des sortes de petites nouvelles. Sensibilité, Générosité, Authenticité, Créativité, Audace, Complicité, Génie… sont les liens qui semblent réunir les deux Artistes surdoués pour laisser « entre les mains » du lecteur un Chef-d’Oeuvre! L’ Homme y est sublimé, La Femme honorée, au cœur de nos vies ordinaires, devenues extra…ordinaires. Que ça fait du bien. Dans son écriture, Joseph d’Anvers alterne les formulations entre le JE de celui qui se raconte et le IL de l’écrivain qui essaie de prendre de la distance. La forme de cet ouvrage surprend aussi. Peu de cases. Et quand il y en a, elles ne sont jamais découpées de manière traditionnelle.La palette de Stéphane Perger semble infinie. On retrouve chez lui, l’influence de Hopper. Parfois, c’est du noir et blanc, parfois du crayon de couleur. Parfois les traits sont appuyés, rectilignes, parfois c’est plus flou. Chaque histoire est un tableau qu’il décompose comme un puzzle. Une belle expérience de lecture.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 120 pages
  • Editeur : Kennes Editions (22 août 2018)
  • Collection : KE.SOCIETE

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Bugz T01: Même pas peur (22 août 2018) de Pierre Makyo et Toldac

Au pays des Muzarins, le Muzaroi a fort à faire pour assurer une paix durable avec les Hystérichats, les Pulmocrapauds et autres espèces belliqueuses qui convoitent son trône. L’âge avançant, il lui est de plus en plus difficile de faire régner la bienveillance et l’harmonie sur son royaume. Heureusement, le Muzaroi détient seul un pouvoir mystérieux qui lui permet encore et toujours de repousser les ardeurs de ses ennemis. Mais il sent peu à peu ses forces le quitter. L’heure est venue pour lui de transmettre son secret. Le petit Bugz semble être l’heureux élu…

Chronique : Une bd bien rigolote et qui ne se prend pas la tête. Au départ il faut bien sur aimer l’univers des insectes pour pouvoir lire cette bd qui est très bien fait. L’humour est évidemment bien présent. L’auteur sait faire rire et rend les gags comiques et très drôles, grâce au superbes illustrations.De l’aventure, des mystères, un soupçon de magie et un  héros efficace : il y a matière à de jolis développements à destination d’un public jeunesse.
Les enfants vont adorer la tête des Muzarins , leur air très surpris lors des chutes des gags, comme s’ils ne comprenaient pas du tout ce qui se passe.
Certains gags interfèrent avec les suivants, ce qui fait qu’ils se mélangent, et c’est ça qui fait le comique. Les gags sont tantôt courts, tantôt longs.
Assez souvent, on est induit en erreur par l’auteur, du fait que ce n’est qu’au moment de la chute que l’on comprend le ridicule de la situation. L’événement sur lequel s’achève le volume surprend néanmoins et laisse entrevoir une direction inattendue et intéressante pour une suite bien attendu.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Kennes Editions (22 août 2018)
  • Collection : KE.JEUNESSE

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C’est bien trop long à raconter (23 août 2018) de Monica Barengo et Isabelle Damotte

L’album évoque, du point de vue d’une petite fille, la rentrée des classes.Chaque moment de la journée, de la séparation du matin avec la mère jusqu’à la sortie de l’école, est raconté dans de courtes séquences qui transmettent avec grâce les impressions de l’enfant et de ses camarades.

Chronique : Un très bel album pour la rentrée avec un beau format adapté au petite mains et où l’histoire de ce petit conte vue d’une petite fille Avec de superbe dessin qui nous font craquer l’histoire  permet aux enfants de constater qu’en apprenant, on grandit et que être nouveau et différant n’est pas si grave et que on peut s’aider entre tous.Une belle leçon d’humanité.

Note : 9,5/10

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  • Album: 36 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Motus Editions (23 août 2018)
  • Langue : Français

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Mon cahier des 4 saisons (16 août 2018) de François Lasserre et Isabelle Simler

Notre vie est rythmée par les saisons. En hiver, tu ne fais pas les même activités, tu ne t’habilles pas comme en été ou au printemps.
Eh bien, c’est pareil pour les plantes ou les animaux ! En fonction des saisons, et de leurs capacités d’adaptation, certains sortent ou rentrent, se cachent ou courent, dorment ou tombent amoureux !
Découvre les oiseaux, les insectes, les mammifères, les plantes qui t’entourent et apprends un peu de leur vie !

Chronique : François Lasserre et Isabelle Simler nous offrent des magnifiques livres d’activités ici sur le thème des 4 saisons, ce qui permettent à l’enfant de jouer et grandir afin d’encourager la motricité fine, l’observation et la déduction à un âge ou apprendre passe par l’action et le toucher;  ce livre leur propose d’expérimenter leur motricité en jouant à des activités simples .Grâce aux illustrations; et activités à réalisé au stylo où crayons  l’enfant pourra s’amuser et peut faire marcher son imagination et créer ce qu’il souhaite selon son désir ! Les illustrations sont très jolies et pleines de couleurs.

Note : 9,5/10

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  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Nathan (16 août 2018)
  • Collection : CAHIERS COLIBRI

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