Raconte-moi ton dessin: Le petit manuel qui t’apprend à dessiner (20 septembre 2018) de Christophe Bataillon

Donner du mouvement aux personnages, créer une perspective ou même ravager une planète avec un monstre… voilà quelques-uns des superpouvoirs du dessinateur. Dans ce manuel de dessin, le Professeur Pingouin aide les enfants à réaliser un minilivre où ils pourront raconter leurs propres histoires !

Chronique :ci, c’est une méthode sensationnelle pour donner le goût du dessin et de la BD. Avec beaucoup d’humour et de bonne humeur et de talents, il n’est jamais évident de se lancer dans le grand bain. Les toutes premières fois sont souvent causes de petites hésitations et, si les parents n’y font pas attention, elles peuvent évoluer en véritables freins pour l’apprentissage. Observer son enfant apprendre à dessiner, c’est sans aucun doute l’un des grands moments de la parentalité, un passage obligé qui nécessite de la pédagogie, afin d’éviter au maximum les désagréments évoqués plus haut. Christophe Bataillon rend les enfants fiers de ce que leurs doigts peuvent créer. Après le visage, le corps est abordé, de manière très simple mais probante. Là encore, tout est dans la capacité de faire comprendre que dessiner n’est pas du tout un acte compliqué, tout n’est que question de formes, d’agencement, et d’essais.

Note : 9/10

 

  • Album: 96 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 9 années
  • Editeur : Giboulées (20 septembre 2018)
  • Collection : HORS SERIE GIBO

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ROBIN DES BOIS : retrouvez Taron Egerton dans une nouvelle bande-annonce ! Au cinéma le 28 novembre

SYNOPSIS :Robin de Loxley (Taron Egerton), combattant aguerri revenu des croisades, et un chef maure (Jamie Foxx) prennent la tête d’une audacieuse révolte contre la corruption des institutions dans un film d’action et d’aventure filmé par Otto Bathurst (« Peaky Blinders ») et produit par Leonardo DiCaprio.

Avec
TARON EGERTON
JAMIE FOXX
BEN MENDELSON
EVE HEWSON
et JAMIE DORNAN
 

Histoire de BEN CHANDLER
Scénario de DAVID JAMES KELLY
Réalisé par OTTO BATHURST

Critiques Film : Teen Titans GO! To The Movies de Aaron Horvath avec Scott Menville, Greg Cipes

Les Teen Titans débarquent au cinéma!

Chronique :  Les Titans sont dirigés par l’égocentrique Robin (Scott Menville), un leader inadéquat et un terrible juge des salles. Il est trop zélé et odieux, le moins sympathique du groupe, mais il vous aime bien. Beast Boy (Greg Cipes) est le gars vert qui a plus de coeur que de cerveau. Cyborg (Khary Payton) est un ancien humain nommé Victor, dont les parties du corps ont été remplacées par des éléments robotiques. Le corbeau (Tara Strong) est le plus intelligent, mais avec le cerveau vient l’obscurité. Elle ne souffre pas des imbéciles – malgré le fait qu’elle soit entourée d’eux – mais derrière son sarcasme méprisant se cache un cœur d’or terni. Et Starfire (Hynden Walch) est la princesse extraterrestre toujours positive qui emploie une structure de phrase étrange, ajoutant souvent un  » the  » ou deux supplémentaires.

Dans Teen Titans Go ! Au cinéma, Robin devient obsédé par l’idée d’avoir son propre film de super-héros après que les Titans se sont vu interdire d’assister à la première pour un autre film de Batman. Fatigué d’être un simple acolyte, Robin doit prouver au réalisateur le plus sexy d’Hollywood, Jade Wilson (Kristen Bell), qu’il est digne de sa propre franchise cinématographique. Pour cela, il doit trouver son propre ennemi juré. Heureusement, le méchant Slade (Will Arnett) descend sur Jump City (plus sûr que Gotham, selon le panneau de bienvenue) pour terroriser la ville, mais aussi peut-être pour sauver la journée pour les stars dans ses yeux Robin.

Le film s’amuse sans relâche à s’amuser avec des tropes de super-héros – le premier méchant que nous rencontrons enferme ses victimes dans des ballons géants fraîchement soufflés – et avec Hollywood. Robin est affligé par le fait que tous les autres super-héros semblent avoir joué dans son propre film – même The Green Lantern, « mais nous n’en parlons pas ».  Il y a de drôles de références au Deadpool et aux Guardians of the Galaxy du rival de DC Marvel, aussi. Entre les deux, il y a des numéros musicaux qui parodient des airs de spectacles et du fromage des années 80.

Personne ne va être impressionné par l’animation – c’est fièrement de la 2D – mais le charme de ce film est une histoire, un personnage et des gags ininterrompus, souvent des méta gags. C’est une parodie irrévérencieuse et parfois scandaleusement sombre (attention à l’histoire des origines de Batman).

Le film n’ajoute pas grand-chose à la série télévisée, mais il est surtout à la hauteur. Au contraire, c’est comme un épisode allongé (une mise en garde « à suivre » à la fin envoie les téléspectateurs au Cartoon Network). Certains d’entre eux sont particulièrement intelligents, comme le rôle de Nicolas Cage, voix de Superman, rôle pour lequel il a déjà été choisi, bien que ce film n’ait jamais été réalisé.

Vous n’allez pas débattre aussi tard dans la nuit autour d’un café (bien que vos enfants puissent raconter leurs blagues préférées avec vous ). Teen Titans est tout simplement une farce loufoque qui ne se prend jamais au sérieux et ne se lâche jamais, jusqu’à la dernière ligne.  Un bon moment à voir.

Note : 9/10

Directors:

Aaron Horvath, Peter Rida Michail

Writers:

Michael Jelenic, Aaron Horvath

Stars:

Greg Cipes, Scott Menville, Khary Payton

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L’Histoire de la Ve République (10 octobre 2018) de Thomas Legrand et François Warzala

L’incroyable histoire de la Ve République retrace l’histoire de notre constitution, à la fois déséquilibrée, imparfaite, mais solide et résistante aux tumultes de l’histoire. À la façon d’un reporter qui explorerait ces six décennies d’histoire politique, Thomas Legrand fait parler les fondateurs et les praticiens de ces institutions, tout en en expliquant les rouages et les évolutions.
De de Gaulle à Macron, ce sont, au bout du compte, soixante ans de paix et de relative stabilité, inédites dans l’histoire violente de notre pays, qui sont racontées ici et expliquées sous la plume de Thomas Legrand et le crayon de François Warzala.

Chronique : Un sujet pas simple mais qui permet de comprendre de facon ludique et bien plus simple (quoi que…) que du roman. Cette  histoire est à l’image de la Bd : complexe mais facile à suivre, désagréable au possible car on fouille dans la fange des compromissions d’Etat, mais passionnante. Surtout, elle est pleine de rebondissements, et de sacrés ! Et on se dit dès la fin du premier chapitre on va nous parler de front de politique. L’histoire, vous l’avez compris, est bien menée, rythmée et organisée à la perfection. La mise en images de François Warzala est efficace : semi-réaliste, ligne claire, il sert parfaitement la narration mais agrémente ses dessins de clins d’œil,  On est mal à l’aise en permanence dans cette histoire de France, mais Thomas Legrand sait écrire et on est comme subjugué par la maestria des deux auteurs qui nous offre une belle réflexion de politique, juste ce qu’il faut de passées et de futur poumais avec soit des questions, des réponses, des interrogations et un sentiment  groggy comme le boxeur qui a gagné mais qui en a pris plein la musette pendant 12 rounds, juste étonné d’être encore debout… Superbe.

Note : 10/10

 

  • Album: 176 pages
  • Editeur : Les Arènes (10 octobre 2018)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français

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Présumée disparue (10 octobre 2018) de Susie Steiner

Une nuit, après une énième rencontre Internet ratée, Manon Bradshaw est envoyée sur une scène de crime. Edith Hind, étudiante à Cambridge, belle, brillante et bien née, a disparu. Peu d’indices, des traces de sang… Chaque heure compte pour la retrouver vivante. Les secrets que l’inspectrice Bradshaw s’apprête à découvrir auront des conséquences irréversibles, non seulement pour la famille d’Edith mais pour Manon elle-même.

Chronique : Présumée disparue  est un crime mystérieux britannique très chargé qui suit la vie quotidienne du sergent détective Manon Bradshaw et du détective Davy Walker avec l’équipe du Cambridgeshire Major Incident Team. Tôt un matin, ils sont avisés de la disparition d’une femme, Edith Hind, qui a disparu par une journée froide et hivernale, laissant derrière elle ses effets personnels, clés, téléphone, manteau et sa voiture garée à l’extérieur. En arrivant à l’appartement d’Edith, ils sont accueillis par Will Carter, le petit ami d’Edith, qui est frénétique et extrêmement contrarié par la disparition de son fiancé. Will informe les détectives qu’à son arrivée à la maison, la porte de leur appartement était ouverte et qu’il a trouvé de petites gouttelettes de sang dans la cuisine et le couloir.

Il s’agit d’une histoire captivante axée sur les personnages, et au fil de l’histoire, le lecteur est attiré par la DS Manon Bradshaw, une personne extrêmement complexe qui se sent très malheureuse avec sa vie personnelle. Manon révèle son désespoir pour l’amour et la camaraderie en parcourant Internet à la recherche de rendez-vous sans espoir de trouver le partenaire parfait. À maintes reprises, elle rencontre son rendez-vous pour dîner et finit au lit après une soirée ennuyeuse sans savoir ou sans se soucier de son nom, ou sans jamais vouloir le revoir. Elle n’est devenue rien de plus qu’une porte tournante sans fin de déception et de désespoir.

L’intrigue nous laisse perplexe tout le temps, et on est vraiment pris par surprise par les rebondissements stellaires de l’histoire vers la fin. Il se passe beaucoup de choses dans cette histoire, mais Mme Steiner fait un travail minutieux pour régler les derniers détails.  On est impressionné par la quantité de recherches qui ont été effectuées sur ce roman. L’auteur a un vocabulaire qui plait . Vous allez apprécié chaque minute et on le recommande fortement à tous les lecteurs de romans policiers.

L’auteure Susie Steine a écrit un mystère complexe et déroutant qui captivera le lecteur et le divertira. Recommandé à tous les lecteurs.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 540 pages
  • Editeur : Les Arènes (10 octobre 2018)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français

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L’éternité n’est pas pour nous (10 octobre 2018) de Patrick Delperdange

Assise sur une chaise en plastique, au bord de la chaussée, Lila attend le client. Quand Julien,
le fils de bonne famille, débarque avec ses amis, elle comprend que les choses vont mal tourner. Sam et Danny traversent la campagne à la recherche d’un refuge. Ils ont quitté le foyer qui hébergeait Danny, après ce que ce dernier a fait au gars qui l’importunait. Sans doute ce pays est-il maudit. Une odeur âcre monte des champs abandonnés. Des bêtes sortent des bois, guettant leurs proies. Les enfants renient leurs parents. Ces pauvres âmes, c’est nous.
Des chiens errants en quête d’éternité, pleins de lâcheté et de courage.

Chronique : Tout au long du livre, il n’y a pas de fin au suspense,  et l’histoire est  excellente. Ce n’est pas un roman policier en tant que tel  mais il maintient un suspense impressionnant et avec une situation à laquelle vous ne vous attendez pas.Patrick Delperdange nous surprend par son style et la façon dont il raconte l’histoire. Cela nous aide à sortir des auteurs latino-américains, anglais et américains et à explorer d’autres aspects,  que sont les auteur bruxellois et quelle meilleure façon de le faire que dans ce genre qui en attrape beaucoup d’entre nous ? En outre, la curiosité des personnages faisant constamment le coin opposé a également augmenté votre étonnement. Même si quelques questions ont été lentement posées au cours du livre, qui est qui ? En qui pouvez-vous avoir confiance ? Un thriller bien écrit et passionnant avec une idée vraiment intéressante. Super !

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 250 pages
  • Editeur : Les Arènes (10 octobre 2018)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français

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Le Dernier festin (11 octobre 2018) de Fabio m. Mitchelli

Clarisse est morte. Elle ouvre les yeux sur son corps mutilé, entouré par la police scientifique qui s’affaire sur la scène de crime de son propre meurtre, quelque part sur une route de montagne des Alpes françaises…
Clarisse va vivre ses derniers instants post-mortem dans une bien singulière situation : celle de refaire à l’envers le chemin des heures qui ont précédé sa mort, afin de confondre son propre meurtrier.
Chris Lanzman, officier de police judiciaire, va chercher à découvrir ce qui a bien pu se produire cette nuit-là, sur cette route isolée. Egalement chargés de l’affaire, deux autres enquêteurs accompagnés d’un médium vont tenter d’entrer dans la tête du redoutable criminel.
Mais à trop vouloir approcher le monstre, on en oublie parfois que la vie ne tient qu’à un fil…

Chronique : Si vous cherchez quelque chose de différent dans le genre de mystère criminel, ne voulant pas lire sur un cortège de crimes horribles commis par des tueurs en série, mais une histoire humaniste à propos de la plupart des personnes moyennes prises dans des circonstances qui les détournent, alors vous êtes au bon endroit avec ce nouveau roman de Fabio m. Mitchelli. Ce qui rend différent, c’est le temps consacré au monstre et au développement  des personnages, le lecteur voit les choses dans leurs yeux en alternant des chapitres. L’auteur les traite en tant que personnes en trois dimensions, en leur donnant autant, sinon plus.  L’écriture, comme d’habitude, est très bonne avec des études de comportement habiles construites par phrase. Il n’y a pas de stéréotypes dans cette histoire qui est un soulagement rafraîchissant. C’était une mesure du talent de l’auteur qu’elle était capable de créer des personnages sympathiques parmi ceux qui ne mérite pas nécessairement la sympathie.
Si vous n’avez pas encore lu cet auteur c’est le bon moment de s’y plonger, avec un de ses meilleurs thriller.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 382 pages
  • Editeur : French Pulp éditions (11 octobre 2018)
  • Collection : ANGOISSE
  • Langue : Français

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