Le Marteau des sorcières: Le bâtard de Kosigan, III de Fabien Cerutti | 7 mars 2019

1341. Sur les traces de son passé, le Bâtard de Kosigan et sa compagnie s’enfoncent dans les profondeurs de l’Empire germanique. L’Inquisition y est menaçante, avec à sa tête le redouté cardinal de Las Casas surnommé « le Marteau des sorcières ». Le Bâtard de Kosigan va devoir jouer sur plusieurs tableaux, entre complots politiques et chasse aux sorcières, s’il veut découvrir l’origine de ses capacités surnaturelles. A quelques siècles d’intervalle, Kergaël de Kosigan tente d’élucider les interrogations soulevées par les écrits de son ancêtre. Mais remuer les secrets de l’Histoire se révèle périlleux et la vérité a toujours un prix. Fabien Cerutti poursuit, avec Le Marteau des sorcières, les aventures du Bâtard de Kosigan et confirme qu’il peut égaler les meilleurs auteurs de fantasy historique tels Jean-Philippe Jaworski ou Mary Gentle.

Chronique : Nombreux sont ceux qui prône la supériorité des séries audiovisuelles sur l’écrit mais Fabien Cerutti, avec son cycle du batard de kosigan prouve que le papier peut être aussi captivant qu’une série filmé en numérique.

Le récit est partagé en deux narrations se déroulent à deux époques différentes. Si l’intrigue épistolaire du 18 siècle progresse lentement, elle permet tout de même d’enrichir considérablement l’univers et ne gêne en rien l’intrigue principale qui prend place aux 14 siècle durant la période trouble de l’inquisition.

L’auteur se plaît à instiller dans son récit une part de Cryto zoologie et de crypto histoire (oui c’est un néologisme) renforçant ainsi la crédibilité de son univers.

Mais c’est surtout grâce à un style nerveux que l’auteur se démarque, surtout durant les scènes d’actions. Là où d’autres auteurs de fantasy se perde dans un style brouillon qui rend illisible les batailles et les combats Cerutti lui, opte pour des phrases courtes, efficaces et une narration à la première personne qui nous fait plonger au cœur de l’action. Une caméra ne pourrait pas rendre tout ça aussi immersif.

Les amateurs de langages soutenu se trouveront en terrain conquis étant donné les deux époques auxquels se passent le récit, l’auteur réussi à éviter le piège du style ampoulé et garde une certaine dynamique dans les dialogues grâce aux sous entendu et le double jeu que pratiquent la plupart des personnages. Il manque peut-être à ces joutes verbales une deux phrases percutantes mémorables, gageons que l’auteur travaillera cet aspect là pour les prochains tomes.

À la manière de séries les plus populaires ce tome de la saga s’achève , et c’est regrettable, sur un cliffhanger invitant le lecteur à patienter jusqu’au prochain volume alors qu’il aurait été tout à fait possible de conclure l’intrigue dans celui-ci.

Quiconque se lancera dans les aventures de Pierre Cordwain de Kosigan plongera dans un récit captivant, qui n’a rien à envier aux meilleures séries d’heroic fantasy.

Note : 9/10

Chronique de Christophe C.

 

  • Poche: 464 pages
  • Editeur : Folio (7 mars 2019)
  • Collection : Folio. Science-fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2072786665

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