Infestation & Destruction de Ezekiel Boone

Il y a d’abord eu la nuée noire qui a englouti un homme, les irrégularités sismiques qui ont intrigué les scienti­fiques en Inde, la bombe atomique que la Chine a, de façon incompréhensible, lancée sur son propre territoire. Puis le laboratoire de la zoologue Melanie Guyer a reçu un colis contenant un mystérieux sac d’oeufs. Personne ne se doutait encore que, du jour au lendemain, la Terre serait consumée par des araignées tueuses en sommeil depuis des millénaires. Très vite, Los Angeles n’est plus qu’un champ de ruines. New Delhi, une rumeur. Quant à Paris… Ravalée au rang de simple maillon dans une chaîne alimentaire dominée par le plus puissant prédateur que la nature ait connu, l’humanité semble avoir rejoint le contingent des espèces en voie de disparition. Malgré l’ampleur des dégâts, politiques, scientifiques, survivalistes, bons pères de famille, tous tentent de s’or­ganiser pour lutter contre la menace. Quand, soudain, contre toute attente, les araignées semblent se retirer et mourir. L’humanité serait-elle sauvée ? N’y aurait-il plus qu’à panser les plaies du plus grand fléau de l’histoire ?

Chronique : Toujours aussi voraces, les araignées d’Ezekiel Boone sont de retour dans les deux derniers volets de sa saga consacrée à ses bestioles du diable. L’auteur parvient-il à maintenir un suspens haletant comme dans le premier volet ? Réponse tout de suite.

Ce qui faisait la force du précédent volume c’était l’aspect inédit de la menace planétaire qui fait trembler l’humanité. Il faut bien reconnaître qu’au rayon apocalypse mondial les araignées se sont fait depuis longtemps passé devant par les zombies et autres extraterrestres. Il est loin le temps des films d’araignées géantes filmé en noir et blanc. Le premier volume intitulé « éclosion » parvenait à instillé un malaise persistant qui ne faisait que s’amplifier au fil des pages.

Ce deuxième volume commence sur un rythme moins effréné, les Etats-Unis tentent de géré les conséquences de l’attaque de Los Angeles tandis que le reste du monde… Et bien on aurait bien aimé le savoir mais malheureusement, comme je le reprochais dans le premier volume, l’auteur se concentre surtout sur l’Amérique du Nord et ce n’es pas les quelques pages consacrée à la Norvège ou à Paris qui vont changé la donne. Quant à la Chine c’est à peine si elle est évoqué alors que les premiers chapitres de la trilogie lui était consacré.

L’objectif de ce volume est de préparé le terrain avant l’affrontement final entre l’humanité et les horreurs à huit pattes, l’intrigue stagne donc durant une bonne moitié de l’ouvrage. Les chapitres faisant intervenir les scientifiques, qui étaient les plus intéressants dans « éclosion », souffre de redondance, les personnages se contentant de répéter des informations que le lecteur connaît déjà ou à déduit de ses propres hypothèses.

Mais le plus gros problème de l’auteur c’est quil ne parvient pas à rendre sa menace consistante, terrifiante ça oui, mais rien ne viens étoffer l’histoire de ses araignées, d’où viennent-elles ? Quelle est le mystère derrière le glyphe péruvien mondialement connu de l’araignée à Nazca au Pérou ? Malgré quelques pistes jeté ça et là, l’auteur ne se penche jamais plus avant sur la question.

Ce qui nous laisse avec des personnages toujours bien écris, même si une fois les dernier tome achevé, l’on peut se poser des questions sur l’utilité de certains d’entre eux aux sein de l’histoire.

On pourra aussi s’amuser de voir comment l’auteur traite l’aspect scientifique de son œuvre. On est pas là pour trouvé une raison plausible à cette araignelypse et les rares voix s’élevant contre les théories farfelus mais exact de l’équipe des scientifiques, sont vite expédié du récit.

L’ultime volet de la saga ne changera en rien la formule mais souffre surtout d’être la conclusion d’une saga qui ne tient pas toutes ses promesses. On pourra regretter un twist final maladroit qui fait retomber le suspens d’un seul coup.

Une trilogie bancale donc, qui est loin de rassasié les amateurs de suspens, mais qui apporte suffisamment de tension et d’action pour offrir une lecture plaisante.

Note : 6/10

Chronique de Christophe C.

 

  • Broché: 367 pages
  • Editeur : Actes Sud Editions
  • Collection : Exofictions
  • Langue : Français

 

 

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