Jour de glace de Maud Tabachnik

Résumé : Des trombes d’eau. Un vent infernal. En quelques minutes, la petite ville de Woodfoll dans le grand Nord canadien est balayée par une tempête d’une violence inouïe. Plus d’électricité, plus de téléphone, un paysage de fin du monde.

Comme le reste de la région, la prison de haute sécurité n’a pas résisté à l’ouragan. La panne électrique a ouvert les portes, libérant quatre tueurs, parmi les pires de leur espèce, des violeurs, pédophiles et meurtriers récidivistes qui se retrouvent dans la nature.

Quand des cadavres sont retrouvés, sauvagement mutilés, les soupçons se portent forcément sur les évadés. Mais sont-ils les vrais coupables de ces atrocités ? Lou Grynspan, ancienne profileuse de la police du Québec, mène une enquête aux frontières de la raison. Un voyage au bout de l’enfer qui va hanter ses jours et ses nuits…

Chronique : J’ai un grand regret dans ma vie, contrairement à la plupart des gens j’adore le froid, la neige, le vent glacé. Les jours de grands froids mais où règne un grand soleil dans un ciel bleu sont mes préférés de l’année. Malheureusement pour moi j’habite dans une région tempéré et humide, les températures restent bien au-dessus du zéro, il pleut souvent, quant à la neige ça fait près de dix ans que l’on n’en a pas eu. C’est pourquoi il faut que je remercie Maud Tabachnik de m’avoir fait voyager dans ce grand et beau pays gelé qu’est le Canada.

L’auteure s’est posé une ambiance il faut lui reconnaître ça. Je n’avais jamais lu un seul de ses livres et j’ai eu le plaisir de rencontrer une plume maligne qui plante un décor rapidement sans parler des personnages qui prennent vie en quelques traits. Mention spéciale au personnage de Lou Grynspan que l’on aimerait revoir lors d’une prochaine enquête. Humour à froid et tension dramatique se mélangent parfois dans le même paragraphe, le tout forme un style fluide et accrocheur.

Malgré tout, tout n’est pas parfait aux pays du grand froid, l’intrigue principale démarre sur une grosse ficelle scénaristique difficile à avaler alors que la seconde intrigue ne décolle jamais. Le plus étrange est que l’ensemble souffre d’un sentiment d’inachevé, certaines questions restent en suspens. C’est la première fois que je me dis qu’il manque une bonne cinquantaine de pages à un livre. Rien que l’intrigue autour des tribus indiennes et de l’agent Oka aurait mérité un développement plus approfondi.

Une atmosphère glaçante, des prédateurs plus proches des bêtes sauvages que de l’homme. Il n’en faut pas plus pour contenter les amateurs de chasse à l’homme que je suis même si j’aurais voulu que l’auteure densifie son récit afin de prolonger le plaisir.

Note : 7/10

Éditeur City Edition
Date de publication 18 septembre 2019
Langue Français
Longueur du livre 320
ISBN-10 2824615451