999 – L’histoire des premières jeunes femmes juives déportées à Auschwitz de Heather Dune Macadam| 9 janvier 2020

Le 26 mars 1942, un train emporte, 999 jeunes filles juives, célibataires (dont la plupart mineures), sur ordre de leur gouvernement (slovaque), pour le service national – Elles croient partir travailler dans une usine de chaussures. Elles finiront à Auschwitz.

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Chronique : Emotionnel. C’est le seul mot que j’utiliserais pour décrire « 999 » Heather Dune Macadam brosse un tableau très réaliste de la vie de ces femmes, à partir d’entretiens approfondis. Des livres comme celui-ci sont inestimables.

Une chose que Macadam fait extrêmement bien, c’est de s’assurer que sa narration est aussi précise que possible. Le temps et les recherches qui ont été consacrés à la rédaction de ce livre sont extrêmement évidents. On note à plusieurs reprises quelles choses auraient pu être vraies ou quelles choses étaient floues dans la mémoire des survivants. Cela ajoute une couche d’authenticité au texte qui rapproche le lecteur du sujet et le rend plus personnel.

Des livres comme celui-ci peuvent avoir tendance à être denses et pleins de désespoir. Macadams fait du bon travail pour que l’histoire reste vivante, de sorte qu’on ne peut pas s’attarder sur un seul aspect, mais aussi que rien n’est négligé ou rendu moins important. Le nombre de sujets abordés dans le texte fait que l’histoire passe rapidement de fille en fille et d’histoire en histoire. De plus, le livre offre un sentiment de familiarité. La plupart des lecteurs peuvent s’identifier à des jeunes femmes qui ont des rêves et un avenir. Le fait de s’appuyer sur ce sentiment porte l’histoire comme la nature du récit.

Dns ce livre, Heather Dune Macadam révèle certaines histoires. Pour ce faire, elle s’est appuyée sur des entretiens avec des survivants, des témoins et des familles, ainsi que sur les témoignages de l’USC Shoah. C’est une lecture poignante. En termes de survie, certaines missions étaient légèrement plus sûres et plus confortables que d’autres. Certaines femmes ont survécu, la plupart n’ont pas survécu. La maladie était presque toujours une condamnation à mort, tout comme les caprices des gardiens. Pour beaucoup, la survie avait un coût.

Il y a peu de survivants aujourd’hui. Et beaucoup d’entre nous, nés après la Seconde Guerre mondiale, ont une connaissance limitée de ce qui s’est passé. Des récits comme celui-ci sont importants : nous devons nous souvenir de leur vie ; nous devons reconnaître l’horreur ; nous devons reconnaître les manquements de tant de personnes qui ont permis (en ignorant ce qui se passait) qu’une telle tragédie se produise.

Ces femmes n’étaient ni des combattantes ni des prisonnières de guerre. C’étaient des jeunes femmes qui pensaient aider le gouvernement. C’étaient des jeunes femmes qui regardaient vers l’avenir. Leurs histoires sont importantes et ne doivent pas être oubliées.

Dans l’ensemble, ce livre était tellement bon ! Macadam prend le sujet au sérieux et le présente de la manière la plus intéressante possible : en donnant des noms et des visages aux victimes. Macadam fait en sorte que les lecteurs prennent un moment pour vraiment s’intéresser, se souvenir et réfléchir. Ce livre est à lire absolument.

Note : 10/10

 

  • Broché : 450 pages
  • Editeur : Hugo Document (9 janvier 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2755644664

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