L’Empire du silence: Le Dévoreur de soleil, T1 (11 mars 2020) de Christopher Ruocchio

La galaxie se rappelle le héros qui a éradiqué jusqu’au dernier Cielcin dans le ciel. Mais on se souvient aussi du monstre qui a détruit un soleil, oblitérant tant de vies humaines – dont celle de l’Empereur lui-même – en outrepassant ses ordres.
Hadrian n’était pas un héros. Il n’était pas un monstre. Il n’était même pas soldat.

Chronique : Chacun trace ses propres lignes en matière de prose. Certains veulent des lignes très professionnelles qui mettent l’accent sur l’histoire. D’autres aiment se perdre dans la beauté de la langue. Il y a une ligne qui sépare la prose poétique de la prose violette et chacun en dessine sa propre version. J’ai aimé l’écriture du livre. C’était dramatique et parfois un peu exagéré, mais c’était fait avec habileté et je ne l’ai pas considéré comme violet.

Au début, le livre a de fortes vibrations de Dune avec des restrictions technologiques qui ont conduit à l’équivalent du livre de mentats, et des hiérarchies féodales qui se superposent à un monde de haute technologie. La planète possède même un élément rare et précieux pour les mines et les puissants commerçants qui viennent négocier pour elle.

Il y a la prose poétique susmentionnée. Ensuite, il y a le fait que nous avons un grand récit encadré dans lequel, beaucoup plus tard, notre héros est une figure de légende, un homme qui a fait telle ou telle chose. Et au fur et à mesure que le livre se déroule nous constatons une coupure entre l’échelle de l’histoire et le cadre. Hadrian pourrait bien un jour éteindre des soleils et faire tomber des empires, mais pendant toute la durée de ce livre assez long, il ne s’approchera même pas des contreforts de ces choses. L’atmosphère  est encore renforcée par le fait que, dans la foulée de son histoire qui change l’avenir, nous le voyons tomber en disgrâce et se promener dans les rue.

Il s’agit donc d’un opéra de l’espace, mais avec une société féodale, médiévale à bien des égards, où la religion a une influence et où les hérétiques sont torturés de manière extravagante. C’est amusant à bien des égards. La plupart des technologies sont comme de la magie.

Je peux acheter des boucliers, plus rapides que la communication lumineuse, une peur des ordinateurs et des épées en haute matière, sans problème. Il n’y avait que peu de choses qui blessaient ma science et mon sens de la réalité qui concernaient les ruines antiques qu’ils passent beaucoup de temps à explorer. Et c’est que ces ruines, connues depuis des siècles d’occupation par des empires séparés, sont faites de matériaux qui ne sont pas enregistrés par les scanners et dont ils ne peuvent pas casser les morceaux. Ce qui implique que ce matériau est totalement nouveau pour la science et qu’il n’est pas fait d’atomes… C’est le genre de chose qui pousse la nouvelle science & les scientifiques en deviennent fous. Mais depuis des centaines d’années, personne ne s’en est soucié.

Quoi qu’il en soit, plutôt que des batailles spatiales et des canons à rayons, il s’agit en fait d’un livre basé sur les planètes, avec des combats à l’épée et de l’archéologie, axé sur les personnages, et dont l’intrigue est en grande partie motivée par la curiosité de ne pas suivre les ordres, qu’ils viennent de sa famille ou d’autres membres de la noblesse de l’empire.

Je n’ai pas lu de science-fiction de ce type depuis un certain temps, et c’est un bon rappel. Je me suis bien amusé avec le livre.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 792 pages
  • Editeur : Bragelonne (11 mars 2020)
  • Collection : Le Dévoreur de soleil (1)
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028104252

 

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