Les radley de Matt Haig

Résumé: Ils n’ont qu’une addiction : le sang. Mais depuis plus de vingt ans, ils ont décidé de renoncer à leur péché mignon et de se désintoxiquer. Pas facile d’être un vampire urbain au XXIe siècle ! Dans une banlieue british tout ce qu’il y a de plus respectable, les Radley essayent désespérément de se comporter comme « des gens normaux ». Mais des vampires de souche peuvent-ils définitivement refouler leurs désirs et leurs instincts ? Pas sûr… À contre-courant de toutes les histoires de vampires d’hier et d’aujourd’hui, l’Anglais Matt Haig renouvelle le genre avec ce roman, féroce et brillante satire de notre société et aussi pur plaisir de lecture… et d’angoisse.

Chronique : C’est dix ans après sa sortie que je m’intéresse enfin à ce roman, publié en 2010 alors que la saga twilight occupait les écrans et le cœur des adolescentes. Le roman surf allègrement sur la vague vampirique qui a déferlé au début de cette décennie et qui, personnellement, m’a très vite lassé mais comme je suis toujours curieux de voir ce qu’un auteur est capable de proposer sur le thème des vampires je me suis lancé dans la lecture de ce roman.

Le résultat est à mi-chemin entre la série true blood, pour l’intégration très classe moyenne des suceurs de sang, et la saga twilight pour l’aspect société secrète décadente qui régit les règles de vie des vampires. Un aspect qui reste en arrière-plan, le récit préférant se concentrer sur les tourments de la famille Radley.

Chaque membre de la famille a droit à son portrait psychologique et il ne faut pas longtemps pour comprendre que sous le vernis fortement écaillé, les Radley sont au bord de l’implosion. La relation entre le mari, Peter, et sa femme Helen bat de l’aile tandis que leurs deux enfants, Rowan et Clara, sont en pleines crises d’adolescence. Une mise en situation somme toute classique mais efficace. Le problème est que l’auteur ne parvient jamais à en faire quelque chose d’intéressant ni à instaurer la moindre tension dans son récit.

Il faut dire qu’il n’est pas aidé par son style, complètement plat et creux, c’est un premier roman certes mais quand on s’attaque au thème du vampire on s’attend à un minimum d’ambiance, à ce que la petite vie tranquille de cette bourgade anglaise soit quelque peu malmenée par la présence de ces créatures nocturnes mais non, rien, le récit, très calme et propre, se contente de mettre en scène le vaudeville même pas amusant d’un couple de vampires.

Ce ne sont pas les enfants qui vont sauver le récit, Clara devient inutile après sa première crise alors que Rowan se révèle être un véritable charmeur après avoir passé la moitié du récit à se lamenter sur son sort. Le seul personnage un peu intéressant, Will, le frère de Peter, est sabordé par un auteur qui ignore totalement où mené son récit pourtant son passé, sa relation entre chaque membre de la famille, sa psychologie, auraient mérité d’être approfondi.

L’histoire enchaîne les incohérences et les facilités scénaristiques pour, au final, livrer un récit sans envergure qui ne fait de mal à personne. Au grand dam des amateurs des créatures sanguinaires qui auraient bien aimé retrouver le frisson ressentit à la lecture des plus grandes oeuvres portant sur le sujet.

Note: 4/10

  • Broché : 416 pages
  • Editeur : Albin Michel (29 septembre 2010)
  • Collection : Littérature étrangère
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2226218548
  • ISBN-13 : 978-2226218544

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