Deadwind saison 1 un vent mauvais souffle sur la Finlande

Le polar nordique et moi ça n’a jamais vraiment pris. Pourtant Dieu sait que j’aime les étendues glacés mais malheureusement je suis resté aussi imperméable à ce style qu’une parka quechua à une tempête hivernale.

Aussi aurais-je dû me méfier quand j’ai repêché des limbes du catalogue de Netflix cette série finlandaise de 2018 mais comme d’habitude je me suis laissé tenter par son pitch accrocheur.

Travailler pour la mission sociale peut s’avérer dangereux

Grand mal m’en a pris, cette saison, la seule pour l’instant, souffre d’une dilution de son intrigue sur douze épisodes inégaux en termes de suspens. Les fausses pistes se multiplient et certains rebondissements ont clairement été écrits pour rallonger l’intrigue qui aurait facilement pu tenir sur six ou huit épisodes. La palme en revient à l’épisode huit où l’un des enquêteurs est victime d’une thérapie peu orthodoxe. Cette scène accomplit l’exploit d’être ridicule tout en étant inutile dans la progression de l’enquête.

On utilise souvent l’expression « intrigue à tiroirs » pour parler de ses enquêtes où les scénaristes nous manipulent jusqu’au dernier épisode. Mais à force d’ouvrir des tiroirs pour les refermer l’épisode suivant puis les rouvrir ensuite on prend le risque de désintéresser le spectateur ou de l’embrouiller sans raison. Et c’est exactement ce qui s’est produit sur moi, à tel point que je n’avais qu’une hâte c’était que le dernier épisode s’achève enfin pour apporter enfin un point final à cette saison. Le scénario ne souffre pas d’incohérences , en tout cas aucune que j’ai pu relever, mais l’aspect alambiqué a agi comme à repoussoir sur moi m’empêchant de m’investir dans les trop nombreux rebondissements.

L’écriture des personnages m’a également posé problème. Cela reste subjectif mais le personnage de Sofia Karppi m’a paru antipathique. Les personnages de policier investi au maximum dans leur mission ne me posent aucun problème à condition de faire preuve d’un peu d’empathie. Sa relation avec ses enfants est complètement ratée, les producteurs préférant mêmes se débarrasser d’eux par une pirouette scénaristique après avoir plombé le récit, qui n’en avait pas besoin, avec une sous-intrigue à la résolution bâclée. Seul le duo d’enquêteurs formés par Sofia Karppi et Sakari Nurmi parvient à nous faire ressentir une certaine complicité après plusieurs faux départs.

Ces deux là vont apprendre à s’apprivoiser

Et pourtant cette enquête criminelle sur fond de réchauffement climatique et d’espionnage industriel avait un potentiel captivant mais se retrouve sabordée par une écriture maladroite et un étirement inutile de son intrigue.

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