La Vérité De Hirokazu Kore-eda Avec Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Ethan Hawke

Fabienne, icône du cinéma, est la mère de Lumir, scénariste à New York. La publication des Mémoires de cette grande actrice incite Lumir et sa famille à revenir dans la maison de son enfance. Mais les retrouvailles vont vite tourner à la confrontation : vérités cachées, rancunes inavouées, amours impossibles se révèlent sous le regard médusé des hommes. Fabienne est en plein tournage d’un film de science-fiction où elle incarne la fille âgée d’une mère éternellement jeune. Réalité et fiction se confondent obligeant mère et fille à se retrouver…
Chronique  :  Après Kiyoshi Kurosawa et une expérience désastreuse (Le secret de la chambre noire), au tour du palmé Hirokazu Kore-eda de se lancer dans un tournage français avec notamment Deneuve et Binoche. Sans être son meilleur film, loin de là, La vérité reste typique du cinéaste japonais, plutôt lent au démarrage mais de plus en plus enthousiasmant à mesure du déroulement de l’intrigue, avec quelques jolies scènes sur la fin, toutes empreintes de subtilité et de poésie. Il s’agit une fois encore « d’une affaire de famille » et plus particulièrement d’une relation complexe entre mère et fille, la première, actrice de son état, se caractérisant par une mauvaise foi systématique, un caractère difficile et un égocentrisme forcené.
La Vérité : Photo Catherine Deneuve, Ethan Hawke, Juliette Binoche
La vérité intègre avec bonheur l’histoire d’un tournage dans le film qui en dit long sur la compétition entre actrices, y compris avec une défunte. Moments traités avec la finesse coutumière de Kore-eda, entre méchanceté et tendresse. Évidemment, dans le rôle de cette comédienne arrogante et un peu fêlée (dans tous les sens du terme),  la jeune Manon Clavel, à la voix envoûtante, qui se révèle, encore inconnue mais vraisemblablement plus pour très longtemps. Plaisir immense de retrouver son cinéma, seulement un peu plus d’un an après sa palme d’or pour « Une affaire de famille » au festival de Cannes 2018. Premier film en langue française en espérant que cela donne des idées à certains. Dans « La vérité » on retrouve tous les thèmes de prédilection déjà traités dans c’est précédent film. Et pourtant cela n’empêche en rien étonnamment de film en film, de voir une certaine évolution dans son cinéma. Chacun de ses films a pour thèmes, l’un des socles les plus importants du cinéma de Kore-eda, la famille. Devant la vérité, on pense bien sûr au cinéma de Claude Chabrol. La magie du cinéma est bien là, que le travail d’Eric Gautier à la photographie renvoi comme un effet de lumière à « Belle de jour » de Luis Buñuel, découvert en 1967 avec la même Deneuve. Le temps passe sauf la beauté d’une star de cinéma. Alors, oui la prestation de Catherine Deneuve est tout simplement irrésistible assurément l’un des plus beaux rôles de sa sublime filmographie, tout comme Juliette Binoche irrésistible. Voilà une vérité pleine de magie au charme incomparable.
La Vérité : Affiche

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