Into the night saison 1 / Netflix

J’ai fait un peu le tour des séries sur Netflix. Je suis loin d’avoir épuisé ma liste mais côté nouveauté je suis à peu près à jour. Voilà sans doute pourquoi la bande annonce de cette série belge a su me happé et que j’ai lancé le premier épisode sans trop savoir à quoi m’attendre. J’aurais du y réfléchir à deux fois tant la série s’avère décevante sur de nombreux points.

Les créateurs se sont d’abord tiré une balle dans le pied en choisissant un casting international ne maîtrisant pas forcément le français. Il en résulte une cacophonie d’accent qui m’a personnellement empêcher de suivre tous les dialogues. Cela reste subjectif mais il faut le savoir avant de lancer la série surtout que j’ai pu me rendre compte que les acteurs belges on le même défauts que certains acteurs français, ils n’articule pas assez. Ajoutons à cela un jeu d’acteur hasardeux pour certains et une écriture franchement maladroite par moment et vous aurez saisi le problème.

Comment ça mon personnage est mal écris ?

Le point fort de cette première série belge estampillée Netflix est son synopsis accrocheur entre apocalypse mondiale et huis-clos oppressant. Un pitch qui nécessite de se concentrer sur l’action et l’aspect sensationnel surtout au vu du format court, six épisodes de quarante minutes, et du budget de la série qui n’a pas grand chose à voir avec celui de Stranger thing forcément. Mais ce choix n’excuse pas toutes les errances du scénario. Malgré deux premiers épisodes plutôt corrects, qui parviennent à instaurer une tension et une atmosphère angoissante, la suite peine à convaincre. L’aspect huis-clos est rapidement évacué par des expéditions de première nécessité qui sont justifiées mais qui annulent le côté anxiogène qui faisait la force des premiers épisodes.

L’écriture des personnages reste le gros point faible de cette saison. On a droit à des comportements incohérents comme lorsque deux personnages qui se détestent cordialement en viennent aux mains sans raison alors même qu’ils poursuivent un objectif commun et qu’ils sont pris par le temps. Les dialogues font parfois preuve d’un surréalisme affligeant comme lorsqu’un personnage confesse à un autre qu’il est heureux que cette tragédie se soit produite car cela a permis à leur petit groupe d’être réunis. Plus de la moitié de la population mondiale vient de succomber mais lui il est content de pouvoir craindre pour sa vie, de tenter désespérément de se ravitailler en carburant et nourriture et de trouver un terrain d’entente avec le reste des survivants.

J’appelle mon agent qu’il me sorte de cette galère

Les personnages sont introduits par un flash-back au début des épisodes, comme le faisait jadis la série lost, sans que cela ne permette d’approfondir leur personnalité ni que l’on ne puisse s’attacher à eux ni craindre pour leur vie.

Malgré un bon potentiel de départ, into the night se révèle être une déception francophone de plus pour Netflix. Quant à moi je vais fouiller à nouveau ma liste pour tenter de trouver un programme plus solide.

Synopsis : Lorsque le soleil commence soudain à tout tuer sur son chemin, les passagers d’un vol de nuit en partance de Bruxelles tentent de survivre par tous les moyens, coincés dans un avion condamné à faire le tour de la Terre…

Depuis 2020 / 40min / Drame, Science fiction, Thriller
De Jason George (XIII)
Avec Pauline Etienne, Laurent Capelluto, Stefano Cassetti
Nationalité Belgique
Chaîne d’origine Netflix

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