Into the night (Netflix) : que vaut la série apocalyptique belge ?

Un soleil qui tue, les passagers d’un avion qui le fuit… un survival apocalyptique qui vaut le détour ?

De quoi ça parle ?

Lorsque le soleil commence soudain à tout tuer sur son chemin, les passagers d’un vol de nuit en partance de Bruxelles tentent de survivre par tous les moyens, coincés dans un avion condamné à faire le tour de la Terre…

Disponible sur Netflix.

Into The Night - saison 1 Bande-annonce VF

C’est avec qui ?

Servie par une distribution internationale francophone, Into the night peut notamment compter sur les talents des Belges Pauline Etienne, remarquée notamment dans La Religieuse, la série Ennemi Public et présente dans deux saisons du Bureau des légendes; Laurent Capelluto, vu dans Zone Blanche; Astrid Whettnall, inconditonnelle alliée du héros de Baron Noir; et Jan Bijvoet croisé dans Peaky Blinders. On retrouve également la Française Alba Gaïa Bellugi, révélée dans 3X Manon, sa suite Manon 20 ans et vue récemment dans Une île; le Turc Mehmet Kurtulus; l’Italien Stefano Cassetti et bien d’autres.

ça vaut le coup d’oeil ?

Pour sa toute première création originale belge, Netflix n’a pas choisi la facilité avec Into the Night, série de science-fiction apocalyptique façon survival au pitch extrêmement accrocheur, qui doit donc à la fois surprendre, tenir la route visuellement et tenir la distance aussi une fois les enjeux posés. En choisissant un format de 6 épisodes de 40 minutes, c’est de toute évidence l’efficacité qui a été privilégiée, quitte à faire l’impasse sur la vraisemblance et l’écriture des personnages. On comprend ainsi assez rapidement qu’il ne faudra pas chercher ici un sous-texte philosophique et politique, ni une étude sociologique et encore moins une vérité scientifique. La série s’impose en divertissement captivant où tout va à 100 l’heure.

Le premier épisode est déstabilisant à deux égards : on a d’abord assez peu l’habitude que ce genre soit exploré dans les fictions de nos contrées, il faut donc accepter que nos moyens modestes ne permettent pas de rivaliser avec ceux des américains et qu’Into the Night, tournée entre la Belgique, la Bulgarie et les Pays-Bas, aura un aspect légèrement cheap, ce qui est compensé par le fait qu’il s’agit à 80% du temps d’un huis clos dans l’avion; ensuite, écrite en anglais puis adaptée en français, elle souffre de dialogues peu naturels, avec lesquels des acteurs dont le français n’est pas toujours la langue d’origine doivent se débrouiller comme ils peuvent. Il faut donc composer avec des jeux approximatifs et des phrases pas toujours compréhensibles. Ce problème a toutefois tendance à s’effacer à mesure que les comédiens prennent pleine possession de leurs personnages, des comédiens par ailleurs tous plutôt bons individuellement, comme on a pu le constater dans leurs projets précédents. La cohésion de groupe se fait petit à petit.

Une fois tout cela digéré, Into the Night vous attrappe et ne vous lâche plus grâce à son rythme effrené, sa mise en scène redoutable d’efficacité, ses rebondissements et cliffhangers bien pensés, ses personnages dont le sort nous importe finalement véritablement, jusqu’à une dernière scène qui donne furieusement envie d’une saison 2 puisque l’aventure ne semble que commencer. Cette série aurait pu être une catastrophe, elle déjoue les pronostics en jouant la carte de la modestie et du divertissement à tout prix. Elle aurait sans aucun doute eu sa place sur une grande chaîne en prime-time.

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