Juanita (2019) sur Netflix avec Alfre Woodward

Alors que le monde reprend sa course effréné vers la surconsommation, j’ai la chance d’être de repos, de ne manquer de rien et d’avoir une liste de programme à voir sur Netflix aussi longue que les conditions d’utilisation Google. Voilà pourquoi j’ai décidé de me lancer dans le visionnage de ce film qui somnolait parmi la pléthore de films que j’ai ajoutée à ma liste.

WONDERFUL ALFREE

Grand bien m’en a pris, Juanita de Clark Johnson est une agréable surprise. Le métrage n’offre rien d’original mais se montre rafraîchissant et offre en plus un rôle de premier plan à une actrice formidable, Alfre Woodward, dont vous reconnaîtrez forcément le visage déterminé pour l’avoir vu dans de nombreux seconds rôles que ce soit au cinéma ou à la télévision. Mère meurtrie dans captain america : civil war, femme au foyer pétrie de secret dans la saison deux de desperate housewiwes ou encore esclave affranchie dans twelve years of slave. Cette actrice fantastique, engagée dans la lutte contre le SIDA et l’égalité en Afrique du Sud, porte le film sur ces épaules. Elle illumine chaque scène de son talent et de son charisme. Sa seule présence au générique mérite que vous lanciez la lecture.

Alfre Woodward, une grande dame

STUCK IN A GREY MONDAY

Le reste du casting se montre à la hauteur même si le fait que le scénario se concentre sur Juanita éclipse un peu le reste de sa famille. Il ne s’agit pas d’un film familial où chaque membre de la famille aura droit à son arc narratif mais d’un parcours de vie interrompu qui doit reprendre son cours. Le film a le mérite de mettre en avant une cinquantenaire qui étouffe entre un boulot ingrat et une famille qui la sollicite un peu trop. Juanita sent que la grisaille du quotidien est en train d’anéantir le peu de force qu’il lui reste alors sur un coup de tête elle décide de prendre un ticket de bus pour Butte dans le Montana.

JUST FEELS GOOD

Évidemment elle va y faire des rencontres qui vont changer son regard sur la vie, l’amour et ses choix sinon n’y aurait pas d’histoire. C’est la partie la plus facile et convenue du film mais elle permet aux seconds rôles de briller à leur tour. Mention spéciale à l’actrice Ashlie Atkinson et à Blair Underwood dans son propre rôle. Le film reste gentillet dans sa proposition, nul doute qu’une véritable reconstruction intérieure ne se fait pas en assistant à un festival indien et en faisant des œufs pochés mais le tout reste fluide et agréable à regarder.

Sans la prestation flamboyante d’Alfre Woodward, le film n’aurait été qu’un feel-good de plus. Ce petit bonbon sans prétention se révèle l’évasion idéale en cette période de sinistrose.

On sent une complicité entre les acteurs

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s