I Know This Much Is True (OCS) : que vaut la mini-série sordide avec l’Avenger Mark Ruffalo ?

Diffusée sur OCS dès le 11 mai, I Know This Much Is True met en scène Mark Ruffalo dans la peau de jumeaux au passé trouble. Cette série tragique et sombre, adaptée d’un best-seller, vaut-elle le coup d’œil ?

DE QUOI ÇA PARLE ?

Le destin de deux frères jumeaux, Dominick et Thomas Birdsey, dans l’Amérique de la seconde moitié du XXème siècle.

I Know This Much Is True est en diffusion en US+24 sur OCS en France à partir du 11 mai. 6 épisodes vus sur 6.

ÇA RESSEMBLE À QUOI ?
I Know This Much Is True - saison 1 Bande-annonce VOST

ÇA VAUT LE COUP D’ŒIL ?

Adaptation du best-seller du même nom de Wally Lamb, publié en 1998 et présenté au Book Club d’Oprah Winfrey, I Know This Much Is True est la nouvelle mini-série HBO portée par Mark Ruffalo, qui campe Dominick et Thomas Birdsey, des jumeaux brisés par la vie. Toute sa vie, Dominick a tout fait pour aider son frère schizophrène tout en gérant ses propres problèmes personnels. Peu avant la mort de leur mère atteinte d’un cancer, Dominick récupère les mémoires de leur mystérieux grand-père italien. Lorsque Thomas, en pleine crise, se coupe la main droite en sacrifice pour mettre fin à la guerre du Golfe, Dominick se décide enfin à faire traduire le manuscrit du grand-père. Cette décision va bouleverser leurs vies et Dominick va alors faire un véritable travail d’introspection douloureux mais nécessaire.

La série, très sombre, aborde diverses thématiques autour de cette histoire tragique, telles que la maladie, la perte d’êtres chers, les violences conjugales et les secrets familiaux qui refont surface. Il est parfois difficile de s’y retrouver avec les nombreux flashbacks, qui amènent des éléments de réponse et renforcent la lourdeur du poids du passé, mais la construction narrative s’améliore et prend véritablement forme au fur et à mesure des épisodes. Sa mise en scène longue et plombante est à la fois une force pour la série dans les scènes de flashbacks mais souvent une faiblesse dans les dialogues car la série est une longue suite de « conversations avec Mark Ruffalo ». En effet, I Know This Much Is True repose beaucoup sur son acteur principal. Ce dernier porte la série sur ses épaules comme un poids très lourd à l’image de l’histoire sordide et tragique de ces jumeaux à la relation décousue au premier abord mais pourtant très solide, en témoigne le premier épisode où Dominic respecte le choix de Thomas lorsqu’il se coupe la main.

 

L’introspection de Dominick est intéressante et bouleversante mais on aurait aimé avoir un peu plus d’indices convaincants et percutants sur les traumatismes familiaux plus lointains et l’histoire du grand-père italien terrifiant parsemés dans les épisodes. Les premiers éléments de réponse n’apparaissent que dans la deuxième moitié de la série avec la réapparition magique du manuscrit traduit des mémoires du grand-père qui peine de surcroit à apporter de vraies révélations fracassantes. Là où I Know This Much Is True frappe fort c’est dans sa capacité à capter l’essence puissante et émouvante de la fragilité de cette jumélité en constante évolution et prétendument maudite en conséquence des actions des anciennes générations. Si la série ne se risque pas assez à approfondir la maladie mentale de Thomas, elle montre parfaitement les conséquences de celle-ci sur la relation entre Thomas et Dominick.

On ne peut s’empêcher de ressentir une profonde empathie pour Dominick qui essaie tant bien que mal de venir en aide à son frère et de gérer les souffrances du passé qui reviennent le hanter. La mise en scène criante de vérité, profonde et très (trop ?) intimiste du showrunner Derek Cianfrance (Blue Valentine, The Place Beyond The Pines) est un crève-coeur à regarder et à ressentir. Les épreuves traversées par les jumeaux sont cruelles et il est difficile de ne pas être pris d’une grande tristesse face au désespoir banal et obscur des personnages. Il vaut mieux ne pas binge-watcher cette mini-série mais plutôt prendre son temps pour la regarder et la digérer pour mieux apprécier toutes les émotions qui s’en dégagent. Malgré quelques défauts de structure et des épisodes souvent trop longs, I Know This Much Is True est un bon cru pour HBO porté par un Mark Ruffalo magistral, une mise en scène pointue et une photographie délicate.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s