Découverte musicale : Bishop Briggs, pop primal et rafraîchissante

Au détour d’un forum consacré à la chanteuse P!nk, je surpris une évocation d’une artiste dont un membre affirmait que P!nk ferait bien de s’inspirer. Après avoir vérifié sur Spotify ce que cette artiste avait à proposer je ne pût que tomber d’accord avec lui.

Cette première chanson résume tout le talent de celle qui est ma découverte musicale de cet été. Incroyable qu’une artiste comme Bishop Briggs puisse passer inaperçu auprès du grand public surtout lorsque l’on voit les sons que l’on doit endurer à la radio. Pourtant cette jeune chanteuse de 28 ans, originaire de Londres mais ayant grandi à Hongkong et résidant à Los Angeles, a tout pour séduire les programmateurs radios. À part cette touche hip-hop qui est tant à la mode en ce moment, Bishop possède une voix puissante, des productions à mi-chemin entre la pop, le folk et le rock et des chansons courtes, efficaces qui vont à l’essentiel.

Son premier album,sorti en 2018, baptisé Church of scars, est un condensé d’hymnes puissant alliant les gimmick pop, comme sur Wild horses, et une batterie rock qui épouse parfaitement la voix puissante de la chanteuse, comme sur River.

Un premier opus balayé par un vent folk qui se ressent dans les textes où l’esprit de Patti Smith est invoqué. Sa voix rauque balaye les trente minutes d’écoutes d’une émotion à fleur de peau et d’une sensibilité touchante que l’on peut ressentir notamment sur la ballade Lyin’ ou Hi-lo (Hollow).

Consacré par les critiques, ce premier opus lui a permis de se faire un nom sur la scène internationale et de signer son premier contrat publicitaire avant de revenir l’année suivante avec un second opus.

Étrangement, alors que le premier album s’intitulait église des cicatrices une fois traduit en français mais nous emportait dans une chevauchée sauvage en pleine nature, c’est dans avec son second album que l’on a l’impression d’être en pleine messe gospel. Baptisé CHAMPION, ce deuxième opus est plus minimaliste dans sa production. Il fonctionne beaucoup à coup de claquement de main et de choeur comme sur LONELY par exemple ou bien TATTOOED ON MY HEART.

On peut même entendre le son d’un orgue au début de la chanson JEKYLL & HYDE. mais quoi d’étonnant pour celle qui a pris comme nom de scène le nom de son village natal, qui signifie peu ou prou, brique d’évêque ?

Sa voix se fait plus susurrante avant d’exploser tel un torrent qui n’attendait que le dégel pour faire entendre à nouveau son rugissement, la chanson WYLD en ait un parfait exemple. C’est sans doute pour cela qu’elle est son équipe ont décidé d’écrire les titres des chansons en majuscules comme si chacune d’entre elles étaient un cri du cœur impérieux pour la chanteuse.

Mon seul regret est qu’avec deux albums uniquement assez courts, le deuxième ne dépasse pas les trente minutes, on a envie d’en écouter plus de cet artiste qui n’a sans doute pas fini de nous surprendre.

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