Les Roches rouges de Olivier ADAM | 4 juin 2020

J’ai tout juste dix-huit ans. Je vis chez mes parents. Je vais plus au lycée et j’ai pas de boulot. Je picole trop et je me bourre de médocs. Comment peut-elle croire que je suis capable de la protéger, de lui offrir quoi que ce soit de plus ou de mieux que son mec ?
Depuis qu’on roule elle m’a pas posé la moindre question. Elle m’a même pas demandé où on allait exactement. Je lui ai juste dit que je connaissais un endroit où on serait pénards. Et ça a semblé lui suffire…

Achat : https://amzn.to/31IJs6Z


Chronique : Ce livre traite de nombreux sujets tous plus sensibles les uns que les autres (violences conjugales, harcèlement sexuel, viol, perte d’un être cher, proxénétisme) et contient quelques passages violents qui peuvent réellement heurter la sensibilité d’un lecteur non averti. Alors si vous avez l’intention de lire ce livre, ne minimisez pas les revues qui le décrivent comme brutal et réfléchissez à votre capacité (ou incapacité) de lire un livre de ce genre.

Le « point négatif » le plus pointé du doigt est la violence présente tout au long du roman. Et en effet, c’est un fait indéniable. Néanmoins, je ne pense pas que le coupable de cette violence soit l’auteur ou sa façon d’écrire. Cette brutalité vient directement des faits RÉELS. Je pense que nous sommes tous habitués à entendre parler de ce genre de sujets à la télévision ou sur les réseaux sociaux. Mais cette fois-ci, on ne se contente pas d’écouter d’une oreille les informations télévisées, entre deux sujets tous plus bateaux les uns que les autres. Les faits s’IMPOSENT à nous. Ils reviennent. Ils sont récurrents de telle sorte à ce qu’on ne les oublie pas. Qu’on ne les ignore pas. Certes, il s’agit de mots. Mais ces mots créent des images, des sons, des ressentis que l’on ne trouve pas dans un article de presse. Et voilà ce qui dérange. L’incapacité de nier les faits. De déclarer que ça n’existe pas.
Nous avons conscience qu’il s’agit de personnages fictifs, mais leur histoire est si réelle, n’est-ce pas ? Et voilà ce qui fait peur, ce qui choque. L’idée même de se mettre à la place d’une victime, et de ne plus la voir dans un reportage à la troisième personne.
Je me suis sincèrement attachée aux personnages que j’aurais aimé pouvoir soutenir et épauler tout au long du roman. Ils ne connaissent pas d’avant/après flamboyant comme dans la grande majorité des romans, nous laissant avec ce petit goût d’inachevé et de frustration. Mais n’est-ce pas ainsi que l’on fonctionne ?

Ce livre ne fait que 219 pages (relativement court), ce qui accentue l’enchaînement constant des événements qui ne nous laisse aucun répit. Les quelques descriptions sont sous forme d’énumérations pour ne pas durer trop longtemps et ne pas empiéter sur le déroulement de l’histoire. Le rythme saccadé maintenu par les narrateurs rend la lecture fluide et rapide.

Les roches rouges est pour moi un réel coup de cœur car il s’agit d’un livre qui m’a marquée et que je suis certaine de ne pas oublier de sitôt. Je le recommande vivement à tous ceux qui se sentent capables d’en assurer la lecture !

Note : 9,5/10

Chronique : Audrey

Broché : 240 pages ISBN-10 : 2221247140 ISBN-13 : 978-2221247143

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s