Le Crépuscule et l’Aube – 17 septembre 2020 de Ken FOLLETT

En l’an 997, à la fin du haut Moyen Âge, les Anglais font face à des attaques de Vikings qui menacent d’envahir le pays. En l’absence d’un État de droit, c’est le règne du chaos.
Dans cette période tumultueuse, s’entrecroisent les destins de trois personnages. Le jeune Edgar, constructeur de bateaux, voit sa vie basculer quand sa maison est détruite au cours d’un raid viking. Ragna, jeune noble normande insoumise, épouse par amour l’Anglais Wilwulf, mais les coutumes de son pays d’adoption sont scandaleusement différentes des siennes. Aldred, moine idéaliste, rêve de transformer sa modeste abbaye en un centre d’érudition de renommée mondiale. Chacun d’eux s’opposera au péril de sa vie à l’évêque Wynstan, prêt à tout pour accroître sa richesse et renforcer sa domination.

Achat : https://amzn.to/33mPA5B

Chronique : Avec ces 858 pages, denses mais prenantes du début à la fin, on repart dans le Kingsbridge des Piliers de la terre, en amont de la période historique de ce roman, un siècle plus tôt environ : l’action débute à la veille de l’an 1000, en l’an 997 dans ces temps troublés et millénaristes. Et elle débute, comme les Piliers, par de la violence terrible avec une attaque de vikings sur le village. S’ensuit derrière les parcours croisés des héros dans un univers qu’on maîtrise souvent moins bien mais (la conquête normande en gros) mais qu’on prend un grand plaisir à découvrir sous la plume de ce romancier de talent.

Les personnages créés par l’auteur sont en effet très attachants, en particulier (pour moi) Edgar, présent dès le début du livre et pourtant différent des héros habituels de Ken Follett, ou Ragna, l’héroïne et femme forte, qui marque de son empreinte tout le livre et projette une aura incroyable. Aldred, le moine, d’une abbaye sans gloire mais qui aspire à la connaissance et à la grandeur pour son abbaye qui nous offre un accès vers l’intemporel, sur fond d’une opposition à l’évêque Winstan, maître des lieux et incarnation du haut clergé de l’époque.

On se retrouve, dans un univers à la fois proche des Piliers et en même temps différent, moins mature, où la société se cherche encore, définit aussi les règles qui doivent la gouverner. De manière intéressante et fidèle à son habitude, Ken Follett ne cherche en rien à masquer la violence de l’époque et nous dévoile ses côtés séduisants comme effrayants, avec un attention de tous les instants au réalisme et à la ressemblance historique. On est plongés sans concessions dans la réalité de l’époque.

On retrouve aussi tous ces hommes et ces femmes forts, qui se battent contre les préjugés de leur temps, pour la liberté ou pour sortir du carcan de leur condition de femme entravée par une société médiévale, dans un discours presque « MeToo ».

Si je devais faire une (petite) critique, on retrouve dans le livre toute la magie de l’auteur, tout ce qu’on attend aussi, sans trop de surprise. Cela plaira assurément aux fans de la série et je l’ai lu d’une traite en bon fan, mais manquait peut-être une touche de nouveauté dans le style ou la construction de l’intrigue. On est dans du Ken Follett conforme à ses canons, pas dans la nouveauté !

Note : 8,5/10

Chronique de Erica Rochechouart

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s