His house de Remi Weekes sur netflix, bienvenue chez vous

Un premier article à propos de ce film est déjà disponible sur le blog signé par mon compère mais cela fait tellement longtemps que je n’ai pas ressenti un tel enthousiasme pour un film netflix que j’ai décidé d’écrire une chronique à mon tour.

Par bien des aspects ce film m’a fait penser à un autre film angoissant, Mister Babadook sorti en 2014 et réalisé par Jennifer Kent. His house est malheureusement un ton en dessous de ce dernier, dont la réalisation est plus maîtrisée, mais offre quand même des similitudes dans son sujet et son approche qui me pousse à le placer dans le haut du panier des récents films d’horreur proposés par la plateforme.

Le voisinage à l’air sympathique chérie non ?

Le long métrage de Rémi Weekes met en scène deux réfugiés soudannais hébergés en Angleterre après une fuite éprouvante marquée de drame et de traumatismes. Les deux acteurs principaux, qui sont Sope Dirisu et Wummi Mosaku, sont terriblement convaincant, deux acteurs émouvants dont le jeu tout en pudeur renforce le côté envoûtant du film. L’intrigue est l’occasion de revenir sur un thème social malheureusement d’actualité, l’immigration et l’accueil fait au réfugié dans le monde occidental mais aussi d’aborder divers sujets tels que la culpabilité du survivant, la difficulté de s’intégrer dans un pays inconnu et la résilience.

Niveau déco il y a du boulot

Avare en dialogue et maîtrisant les effets horrifiques pour ne pas trop en faire, le film instaure une ambiance glauque et oppressante proche du huis-clos malgré quelques scènes en extérieur. Mais même celles-ci n’échappent pas à l’aspect oppressant voulu par le réalisateur, en témoigne la scène où Rial se perd dans le morne quartier de banlieue où on les a assignés à résidence alors qu’elle cherche une clinique. Car le nouveau départ voulu par le couple se révèle être une prison aussi bien physique que mental dont ils vont devoir affronter les geôliers pour espérer s’en extirper.

Là où Jennifer Kent, avec son Mister babadook, misée sur une angoisse métaphorique pour mettre en avant le traumatisme de ces personnages, Remi Weekes met en scène une angoisse plus frontale, plus palpable, à l’aide de quelques jumpscares bien trouvées et des scènes d’horreurs pures. Le réalisateur n’apporte rien de neuf au genre horrifique mais il prouve qu’il a parfaitement assimilé les codes du genre et parvient même à mettre en scène de purs moments de grâce qui rappellent aux spectateurs que l’horreur qui se joue sous leurs yeux est avant tout un drame humain.

Deux acteurs talentueux et touchants

Au début du film, allongée sur une simple couverture, Rial confie à Bol que cette maison est comme une renaissance, elle oublie juste de lui dire que toute naissance se fait dans la douleur et les larmes. Un film intimiste et angoissant à ne pas louper disponible sur netflix.

Mister babadook, quant à lui, est disponible sur Amazon prime vidéo.

30 octobre 2020 sur Netflix / 1h 33min / Thriller, Epouvante-horreur, Drame
De Remi Weekes
Nationalité Britannique
Synopsis: Après avoir fui les horreurs de la guerre au Soudan du Sud, un jeune couple de réfugiés peine à s’adapter à la vie dans une ville anglaise rongée par un mal profond.

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