Idéalis tome 1 à la lueur d’un étoile inconnue de Christopher Paolini, je t’ai dans la peau

Après s’être fait un nom dans le milieu littéraire avec sa saga de fantasy Eragon, l’autre succès young adult des années 2000, Christopher Paolini revient avec une nouvelle saga. Une saga de science-fiction cette fois-ci, on reste sur les terres de l’imagination, l’auteur invente un univers solide, très référencé, qui pose les bases d’une nouvelle épopée épique.

Les amateurs de science-fiction ne seront pas dépaysés à la lecture de cette nouvelle saga. De multiples références à des oeuvres devenues cultes parsèment l’ouvrage à commencer par le film Alien de Ridley Scott. Plus tard c’est la saga vidéo-ludique Mass effect qui s’invite dans le vortex de références qui soutiennent Idéalis. Il y en a sans doute d’autres qui m’on échappées. Cet aspect très référencé ancre le récit dans un voyage extrêmement balisé qui n’a rien d’original mais reste plaisant à lire. Le récit reste très accessible malgré l’omniprésence d’une technologie imaginaire, il suffit d’avoir lu ou vu une ou deux œuvres de science-fiction pour saisir immédiatement les concepts qui constituent cet univers.

Le récit se focalise sur Kira, l’héroïne de cette nouvelle saga. L’auteur a la bonne idée de nous la présenter comme une fille simple. Malgré son métier d’exobiologiste et sa batterie de diplôme, elle n’aspire qu’au bonheur familial et à la stabilité. Impossible de ne pas ressentir de l’empathie pour elle lorsque son monde implose. Une héroïne positive et pleine de ressources auquel il est aisé de s’identifier. Il n’y a que vers le second tiers du récit que l’auteur commet un faux pas dans son écriture. En effet, afin de développer certains personnages secondaires, l’auteur n’a rien trouvé de mieux que de lancer Kira dans une suite de questions réponses assez intrusive et forcés. La démarche paraît artificielle tout comme les prétextes trouvés par l’auteur pour justifier ces confessions. Mais à part ces écarts, qui permettent quand même d’épaissir des personnages secondaires attachants mais là aussi très classiques, Kira campe parfaitement l’héroïne embarquée malgré elle dans l’aventure et qui découvrira les mystères intersidéral en même temps que le lecteur.

Malgré son nombre de pages conséquents, près de 800 si l’on excepte ses appendices et la postface, le rythme est soutenu. L’auteur ménage les passages de tension, les scènes d’action et les instants plus calmes sans que l’on ressente jamais un manque de souffle. Le fait que certaines informations primordiales aux mésaventures de Kira transite par ses rêves est par contre assez regrettable car certaines informations restent nébuleuses. Ces passages brisent quelque peu le rythme de lecture sans pour autant être fondamental au développement du récit. Il faudra d’ailleurs un long dialogue vers la fin du livre pour tamiser la masse d’informations recueillies durant ce premier tome pour que l’on y voit un peu plus clair. L’auteur maîtrise donc parfaitement sa narration mais pas encore complètement la manière dont il transmet les clés de son récit.

Un premier tome convaincant, une nouvelle saga qui ne réinvente rien mais qui promet des heures de lectures passionnantes dans un univers bien construit en compagnie d’une héroïne attachante.

J’en profite pour remercier le site babelio et les Éditions Bayard qui m’ont envoyé l’ouvrage dans le cadre d’une opération masse critique.

Résumé: Kira Navárez rêvait d’un monde nouveau.
Elle vient de réveiller un cauchemar d’une ampleur intersidérale…
Lors d’une mission de routine sur une planète inconnue, Kira découvre un organisme vivant d’origine extraterrestre. Fascinée, elle s’approche de l’étrange poussière noire. La substance s’étend sur tout son corps et commence à prendre le contrôle. Kira, en pleine transformation, va explorer les dernières limites de sa condition d’être humain.
Mais quelle est l’origine de cette entité ? Quelles sont ses intentions ?
La scientifique n’a pas le temps de répondre à ces questions : la guerre contre les aliens est déclarée, et Kira pourrait bien être le plus grand et le dernier espoir de l’humanité.

  • Poids de l’article : 1.22 kg
  • Broché : 848 pages
  • ISBN-13 : 979-1036325069
  • Dimensions : 15.3 x 4.5 x 22.8 cm
  • Éditeur : Bayard Jeunesse (14 octobre 2020)
  • Niveau de lecture : 12 et plus
  • Langue : : Français

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