L’autre côté saison 1 sur netflix, comment tourner en rond le long des miradors

Oh un univers dystopique ça ça me plaît. Il n’a pas fallu plus que ces deux mots pour que je me plonge dans cette série espagnole dont l’intégralité de la saison 1 est disponible sur netflix. Pourtant la série à très vite su me désenchanter tant cette saison se perd dans des tics scénaristiques répétitifs et un discours social navrant.

La répétition est en effet un concept maîtrisé sur le bout des doigts par les scénaristes de la série. Dès l’épisode 5 on sent poindre un schéma qui va crescendo à mesure que l’on approche de la fin des 13 épisodes de 50 minutes en moyenne. Emilia et sa famille se heurtent au secret du gouvernement, ils essayent de contrecarrer leurs plans, ils échouent, ils parviennent à fuir les forces de l’odre grâce à des facilités scénaristiques qui prêtent à sourire avant de se retrouver en famille et de se faire un gros câlin parce que, quand même, ils l’ont échappé belle, le tout pendant que l’insupportable Begoña, l’idiote utile du gouvernement, les espionne.

C’est pas la joie en Espagne en 2045

La série aurait-elle éviter ce surplace narratif si elle avait été plus courte? Sans doute car 13 épisodes c’est long, trop long pour ne pas remarquer les failles d’un scénario qui, une fois passait le deuxième épisode n’a plus rien à raconter. L’univers dystopique de cette Madrid en lambeaux n’est pas suffisamment étayé pour être intéressant. Les crises énergétiques auxquelles l’Espagne a dû faire face ? Elles seront à peine évoquées. Le terrible virus qui a entraîné la société dans ce cauchemar répressif ? On s’en servira de ressort scénaristique sans jamais le développer plus que ça. La série préfère se concentrer sur un grand mystère mystérieux que n’importe qui percera dès le deuxième épisode et sur une lutte des classes aux discours qui rasent les pâquerettes.

Laissez venir à moi les titis nenfants

Le manichéisme de la série est un autre point gênant du récit. Comprenez par là que vous n’aurez aucun mal à déterminer qui est le méchant dans l’histoire, je vous aide ils sont habillés comme des nazis. Les policiers sont donc des molosses cruels assoiffés de sang et de violences tandis que les membres du gouvernement ne pensent qu’à sauver leurs peaux. En face la population se débat dans la crasse et la misère au milieu des délateurs, des checkpoints et des descentes de police. Un tableau anxiogène qui se voudrait un miroir de notre société actuelle mais sans nuances alors que la réalité n’est faite que de ça, de nuances de gris qui composent un monde complexe qui mérite mieux que le discours affligeant que dégoisent les pseudos révolutionnaires de cette dystopie peu convaincante.

OK on s’excuse pour le groupe Las Ketchup ça vous va ?

Arrivée au terme de cette première saison la série rejoint le cimetière déjà bien rempli des séries au potentiel indéniable mais qui ne parviennent pas à concrétiser leur promesse. Une série qui pêche par un scénario redondant et un discours complètement creux.

Synopsis: En 2045, l’Espagne, comme le reste du monde occidental, a été poussée vers un régime dictatorial à cause du manque de ressources naturelles. La vie à la campagne est impossible, et en ville, une barrière divise les plus puissants des autres.

Depuis 2020 / 50min / Drame, Science fiction
Titre original : La Valla

Nationalité Espagne

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