Interview de Adrien Tomas pour Dragons et Mécanismes

Dragons et mécanismes d'Adrien Tomas - Lisly s world

Dague est voleur et espion. Il vit de cambriolages et de petits larcins. Alors qu’il est en mission de surveillance, il assiste à l’agression de Mira, une étrangère qui a fui son pays suite à un coup d’Etat.
L’adolescente est archiduchesse, poursuivie par un tyran qui veut l’épouser et s’accaparer ses talents. Car elle fait partie des mécanomages, des sorciers capables de combiner leurs pouvoirs à de savants montages d’ingéniérie mécanique.
En sauvant Mira, Dague est blessé, et les deux jeunes gens sont d’abord contraints de se cacher. Mais l’aristocrate est déterminée. Pour échapper à son ennemi et – accessoirement – tenter de récupérer le trône d’Asthénocle auquel elle peut prétendre, elle est résolue à s’enfoncer au cœur de la jungle.
Un territoire hostile, quasi inexploré, et peuplé de dragons sanguinaires.

  1. Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

J’ai écrit mon premier roman publié entre 2006 et 2010, en parallèle de mes études en écologie. En 2011, il est paru aux éditions Mnémos, et j’ai décroché mon premier emploi dans un parc zoologique à peu près au même moment. J’ai encore écrit trois autres romans puis, après avoir jonglé entre deux carrières pendant plusieurs années, j’ai fini par abandonner la zoologie et me consacrer exclusivement à l’écriture en 2017. Je me suis alors lancé dans la rédaction de mon premier roman jeunesse, Engrenages et Sortilèges, publié chez Rageot en 2019, tout en poursuivant l’écriture de romans fantasy adulte pour Mnémos.

  • Comment vous est venue l’envie d’écrire ? A quelle période ?

Elle est arrivée très peu de temps après que j’ai découvert la fantasy, vers l’âge de 14 ou 15 ans. J’ai dévoré tout ce qui me passait sous la main puis, un jour, je me suis assis et j’ai écrit mes propres histoires. Et je n’ai jamais vraiment arrêté.

  • Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

J’ai lu énormément de bande dessinée, avant de me mettre aux romans de fantasy empruntés à la bibliothèque. J’ai dévoré pratiquement tout Gemmell et Eddings, pioché chez Orson Scott Card, évidemment lu Bilbo et le Seigneur des Anneaux de Tolkien, fait quelques crochets chez Arleston pour Lanfeust et les Trolls de Troy, et écouté (on peut peut-être déjà parler de lecture audio ?) le désormais célèbre Donjon de Naheulbeuk, à l’époque où un épisode sortait chaque semaine.

  • Quel est votre rythme de travail ?

Je travaille en moyenne 5 jours par semaine, entre 5 et 9 heures par jour (sans compter les salons et les rencontres, à l’époque où il y en avait). En général, j’essaie de réserver le matin pour l’écriture créative. J’ai tendance à moins bien « fonctionner » l’après-midi, que je réserve plutôt pour l’administratif, les mails et les corrections éditoriales quand il y en a. Je prends très peu de vacances, en général deux ou trois semaines par an au mieux.

  • Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture?

Un peu des deux. Je sais – plus ou moins – vers où je me dirige, je connais certains jalons de l’histoire, certains événements, mais pas tout. Je me laisse la possibilité de me surprendre moi-même : ça m’évite de m’ennuyer.

  • Il y a-t-il des personnages dont vous vous êtes inspiré ?

Nashgar (dans les Six Royaumes) est, globalement, un Leonardo Da Vinci qui vire du côté obscur de la Force. Et je pitche parfois Engrenages et Sortilèges en disant « imaginez si Hermione Granger et Drago Malefoy étaient obligés de collaborer ».

  • D’où vous venez cette vision sur cet univers fantastique omniprésent ? et cette envie d’écrire dessus ?

Je pense que le monde réel m’ennuie et me fatigue, et que j’ai besoin d’être émerveillé, de m’évader. En parallèle, j’aimerais beaucoup que le monde réel change (et devienne moins ennuyeux et fatigant), ce qui explique aussi pourquoi il y a beaucoup de choses dans mes romans qui peuvent s’appliquer au monde réel…

  • On sent une certaine empathie envers Dagueet surtout envers ce monde dont vous dressez le portrait dans votre livre, vous êtes-vous inspirés de vos rencontres ?

Pas particulièrement, même si j’imagine que, comme tous les auteurs et autrices (je crois ?) tous les gens que je rencontre, toutes mes expériences façonnent plus ou moins la manière donc je dépeins ensuite mes personnages. Dague est un garçon qui a réussi à garder dans sa vie un certain optimisme et une grande ambition malgré une origine difficile, le genre de personne à la fois brutalement cynique et pleine d’espoir que j’apprécie beaucoup dans la vraie vie.

  • Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman?

J’ai reçu le soutien de ma compagne qui m’a supporté pendant que je chouinais que je n’arriverais jamais à finir ce roman (il se trouve qu’elle avait raison, je l’ai fini), de mes bêta-lecteurs qui m’ont encouragé, et de mon éditrice qui a pointé ce qui n’allait pas afin de sortir le meilleur roman possible.

  1. Le final explosif est très cinématographique comment vous vous t il venue ? était-ce une envie dès le début de l’écriture ou est cette venue plus tard ?

C’est arrivé plus tard. Le final devait initialement avoir lieu à Asogadre, en mode « retour au point de départ », mais plus l’histoire avançait et moins ça devenait pertinent, donc j’ai changé mon fusil d’épaule et continué dans la direction qui me semblait la meilleure.

  1. Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Pas vraiment, je pense que c’était l’écriture le plus dur. Quand le premier jet a été fini, mon éditrice a pris le relai et m’a orienté sur ce qu’il fallait retravailler, et c’est allé assez vite ensuite pour parvenir à la parution.

  1. Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

J’aime beaucoup quand les lecteurs et lectrices comprennent où je veux en venir, que la manière dont j’ai fait évoluer les personnages leur semble logique, naturelle, que l’histoire se déroule sans accroc. Pour Dragons et Mécanismes, j’ai de la chance, la plupart des retours que j’ai reçus sont comme ça !

Ah si, une anecdote : beaucoup de chroniqueurs et chroniqueuses ont comparé Cuthbert à Mushu, le dragon de Mulan dans le film Disney. Je n’avais absolument pas pensé à lui en écrivant le roman… mais maintenant qu’on me le dit, l’inspiration me semble flagrante !

  1. Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

J’aime beaucoup cuisiner. Ça me détend.

  1. Quels sont vos projets ?

Terminer le second tome de Vaisseau d’Arcane, un diptyque qui se déroule dans le même univers qu’Engrenages et Sortilèges et Dragons et Mécanismes. Ensuite, plein de projets très enthousiasmants mais encore secrets, qui vont m’occuper au moins jusqu’en 2022…

  1. Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

Récemment, j’avoue que je lis assez peu. J’ai lu le Prieuré de l’Oranger de Shannon Messenger et j’ai trouvé ça vraiment très bon.

  1. Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

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Pour bavarder de mes publications et de ma vie d’écrivain, je privilégie surtout Facebook (https://www.facebook.com/adrientomas/ ) et Instagram (https://www.instagram.com/adrien_tomas_auteur/ ). Je suis plus véhément sur Twitter (https://twitter.com/AdrienTomas ) où je parle plus volontiers de mes engagements, notamment à la Ligue des Auteurs Professionnels.

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