Le Remplaçant sur TF1 : que vaut la série avec JoeyStarr ?

Après « Gloria », JoeyStarr revient ce lundi soir sur TF1 en prof anticonformiste dans « Le Remplaçant », un pilote qui a vocation à devenir une série en cas de succès. Cette fiction inédite, avec également Barbara Schulz, parvient-elle à sortir du lot ?

Nicolas Valeyre est un prof de français original et sans complaisance, que ce soit à l’égard de ses collègues ou de ses élèves. Ses méthodes fantaisistes, sa misanthropie affichée et son style brut de décoffrage en font un OVNI dans la salle des profs. Mais il dérange autant sa hiérarchie qu’il inspire naturellement confiance à ses élèves. Car sous ses dehors d’ours mal léché, c’est un hypersensible passionné, prêt à tout pour les aider à trouver leur voie.

A peine la diffusion de Gloria terminée, JoeyStarr est déjà de retour sur TF1 dans le rôle de Nicolas Valeyre, le héros aux méthodes d’apprentissage peu conventionnelles du Remplaçant, diffusé ce soir sur la chaîne.

Autour du comédien et rappeur de 53 ans, les téléspectateurs de la Une retrouveront notamment Barbara Schulz en proviseure du lycée, Héléna Noguerra en ex-compagne de Valeyre, ou encore Stéphane Guillon, Armelle (Caméra café), Sébastien Chassagne (Irresponsable, Une Belle histoire), et Nadia Roz (Commissariat central) dans la peau des autres enseignants de l’établissement dans lequel se déroule l’intrigue de ces deux premiers épisodes test.

Avec sa figure de prof anticonformiste et inspirant capable de marquer à tout jamais la vie de ses élèves, Le Remplaçant s’inscrit au sein d’une thématique déjà bien fournie, que ce soit au cinéma ou à la télévision avec des oeuvres telles que Le Cercle des poètes disparus, Esprits rebelles, Ecrire pour exister, ou évidemment Sam, la série avec Natacha Lindinger diffusée depuis maintenant cinq saisons sur TF1 déjà.

Les fictions « scolaires » ou « éducatives » ont d’ailleurs plus que jamais la cote à la télévision française en ce début d’année 2021 puisque, après La Faute à Rousseau, France 2 lancera elle aussi très bientôt une seconde série sur le même sujet, L’Ecole de la vie, qui arrivera à l’antenne le 21 avril, soit quelques jours seulement après Le Remplaçant.

Plutôt classique, autant sur le fond que sur la forme, ce pilote composé de 2 épisodes de 45 minutes qui devrait devenir une série récurrente en cas de succès, vaut surtout pour la performance de JoeyStarr qui est extrêmement à l’aise et convaincant dans le rôle de cet ours mal léché qui cache en réalité un enseignant hypersensible passionné par son métier.

Un personnage dont il est en partie à l’origine puisque cette nouvelle série potentielle est née d’une idée de JoeyStarr lui-même : « J’avais cette idée en tête depuis un moment », confie l’interprète de Nicolas Valeyre dans une interview accordée à TF1. « Elle m’était venue en entendant aux infos que l’éducation nationale manquait de personnel et que les conditions pour pouvoir enseigner s’élargissaient aux bacheliers qui devaient juste compléter leur formation par un stage. Je me suis dit que cela ouvrait la porte à des profs différents ».

Seulement, la prestation de JoeyStarr et son alchimie avec les toujours excellents Sébastien Chassagne et Barbara Schulz ne suffisent pas vraiment à faire sortir Le Remplaçant du lot. La Faute à une intrigue un peu trop vue et revue (le ressort du concours d’éloquence étant usé jusqu’à la corde), à un « twist » artificiel concernant le passé du héros qui n’apporte pas grand-chose à l’histoire, et à une galerie d’adolescents – éléments promordiaux dans ce genre de série – que les scénaristes peinent à faire sortir des stéréotypes et à rendre réellement attachants. Même si les jeunes comédiens de ce pilote n’ont pas à rougir de leurs performances. Les révélations Laure-Kenza Aazizou et Alexander Ferrario en tête.

Sans être déplaisante à suivre, Le Remplaçant manque tout simplement d’audace et d’originalité. Et souffre de la comparaison avec Sam, un peu plus rock’n’roll, et surtout avec La Faute à Rousseau, qui est passée juste avant sur la Deux et était une franche réussite, qui devait justement beaucoup à ses personnages adolescents finement dessinés.

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