Interview : Thibaud Latil-Nicolas pour Chevauche-Brumes

Né en 1985, Thibaud LatilNicolas s’est très vite tourné vers les mondes de l’imaginaire grâce à l’action conjointe de ses proches qui lui jettent dans les mains, afin qu’il leur foute un peu la paix, des romans de Tolkien, Vance et Bradbury. Le mal était fait, la pente fatale.

Rencontre - Dédicace avec Thibaud Latil-Nicolas

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  1. Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Je suis né en Provence dans une famille où la lecture était une pratique largement mise en avant et qui dépassait le simple statut de loisir. Lire c’était grandir, se construire y compris par le rêve et le fantasme. J’ai donc suivi cette inclination qui me semblait naturelle. J’ai ensuite fait des études de droit et de sciences politiques avant de retourner à mes amours premières en écrivant mes premières pages de roman.

  1. Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?

Je suis passionné d’Histoire et d’histoires depuis tout gamin et naturellement, à force de lire des livres, l’envie d’en écrire m’est venue. Mes premiers essais, à mon adolescence, ont été catastrophiques mais je ne me suis pas découragé. C’est plus tard, alors que ma vie active semblait m’éloigner de ce passe-temps, que j’ai eu le désir de retourner à mes carnets et mon clavier. J’avais trente ans quand j’ai décidé de m’y remettre pour de bon avec sérieux, ce qui veut dire un équilibre entre le plaisir d’écrire et la méthode.

  1. Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

Ma mère m’a balancé un paquet de classiques dans les mains, certains que j’ai détestés (Les Petites Filles Modèles) d’autres que j’ai adorés (Sans Famille, Michel Strogoff, etc…) Avec le temps, je me suis orienté naturellement vers les récits d’aventure et de merveilleux (Jules Verne, Tolkien, Vance) mais aussi vers l’Histoire qui me passionne au plus haut point. J’ai des souvenirs émus de collection comme « La vie privée des hommes » et des romans historiques ou autobiographiques qui m’ont transporté (Pierre Clostermann par exemple).

  1. Quel est votre rythme de travail ?

J’aime travailler quand je dispose de plusieurs heures devant moi donc, en soirées ou pendant les vacances. Travailler pendant mes temps de pause où dans les transports ne me réussit pas.

  1. Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture?

Je connais la fin mais il faut laisser les personnages évoluer selon moi. C’est le meilleur moyen de les rendre vivants. Trop les corseter, c’est prendre le risque de les assimiler à des fonctions du récit et cela les tue. Si, pour rejoindre la fin prévue, il faut laisser certaines arabesques se tracer au cœur du récit, alors soit !

  1. Il y a-t-il des personnages dont vous vous êtes inspiré ?

Bien sûr. De mes proches bien évidemment mais aussi de figures ayant réellement existé. Par exemple, les capitaines de Jeanne d’Arc pour certains Chevauche-brumes (Cagna – La Hire), Tomoe Gozen pour les doryactes ou encore Charlemagne que l’on retrouve dans la figure de Hondelbert.

  1. D’où vous venez cette idée de faire un livre fantasy?

J’aime la fantasy et, à l’époque où j’ai décidé de reprendre l’écriture, c’était un genre qui m’appelait par la liberté qu’il offre, le voyage dont il peut être l’origine. Et puis, comme il s’agit d’un genre que j’affectionne particulièrement depuis toujours, je me suis lancé.

  1. Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman?

Oui, bien sûr. D’abord certains de mes proches m’ont aidé dans les relectures, n’hésitant pas à pointer du doigt ce qui marchait mais aussi ce qui, à l’inverse péchait pour une quelconque raison.

Enfin, le travail avec mon éditeur m’a permis de reprendre certains de mes romans, en particulier le deuxième, afin de lui donner plus d’ampleur, de muscler sa structure.

  1. Le final de la saga est explosif est très cinématographique comment vous vous t il venue ? était-ce une envie dès le début de l’écriture ou est cette venue plus tard ?

Le final de la saga m’est venu seulement à partir du deuxième tome. Le premier était censé être un tome unique puisque je n’étais pas du tout certain que le succès serait au rendez-vous ? J’avais laissé une fin ouverte, au cas où.

En revanche dès que j’ai attaqué le deuxième, je savais qu’il me faudrait deux livres pour finir mon projet et l’histoire que je voulais raconter. Le deuxième roman a été le plus dur à mettre en place parce qu’il devait tenir tout seul mais également préparer les éléments qui permettraient cette convergence des arcs narratifs vers le grand final.

  1. Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs à travers la saga?

Oui et certaines m’ont particulièrement touché. Je pense notamment à une personne qui m’a contacté et qui, gravement malade, m’a dit que mes livres avaient été une bouffée d’air pour elle au cours de ses interminables heures d’attente à l’hôpital.

De manière générale, toute critique positive, enjouée et qui fait apparaître que l’émotion a été eau rendez-vous lors de la lecture me satisfait au plus haut point.

  1. Quels sont vos projets ?

Je dois mettre mon écriture en pause pour des raisons personnelles mais j’ai toujours une envie profonde d’écrire. Je pense aller lorgner un peu du côté du roman historique pour mon prochain projet;)

  1. Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

Dur de choisir…. Alors je vais en citer trois dans trois genres différents : L’Odyssée d’Homère, La Promesse de l’Aube de Romain Gary et, tout récemment, Hemlock de Gabrielle Wittkop.

  1. Utilisez vous une bande son pour écrire? A moins que le silence suffise ?

Il me faut de la musique ! J’adore la musique symphonique (qu’elle soit classique, romantique où issue de bandes originales de films et jeux vidéos) mais également certains groupes phares qui ne me quittent jamais : les Guns’n’Roses, Pink Floyd, Manowar, Iron Maiden… Ce genre de trucs;)

  1. Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

J’ai un compte insta, un compte facebook et un compte twitter mais je conseille aux gens de me contacter prioritairement sur insta et twitter. Facebook a le défaut de ne jamais me notifier un message quand quelqu’un me contacte…

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