The Handmaid’s Tale sur OCS : que vaut la saison 4, celle de la rébellion contre Gilead ?

Diffusée sur OCS Max, la saison 4 de The Handmaid’s Tale est attendue depuis 20 mois. Annoncée comme celle qui sonne (enfin) la rébellion contre la république de Gilead, tient-elle toutes ses promesses ?

La saison 3 de The Handmaid’s Tale s’est achevée sur un final épique : la libération de dizaines d’enfants grâce à June (Elisabeth Moss) et tout un réseau de la résistance, composé essentiellement de servantes et de marthas. On laissait aussi June en mauvais état, gisant au sol après avoir reçu une balle dans le ventre…

C’était la conclusion haletante, sous forme d’espoir – en demi-teinte, comme toujours dans The Handmaid’s Tale – après une saison mitigée qui a beaucoup divisé les fans et la critique. Le faux rythme de la série et ses retours incessants à la case départ auraient-ils eu raison des fans les plus fidèles ?

Souffrance, colère, frustration, espoir, rage… les émotions s’entrechoquent à chaque visionnage de The Handmaid’s Tale. Et cette nouvelle saison ne fait pas exception. Nous n’avons vu que les trois premiers épisodes de cette saison 4 – diffusés d’un bloc dès ce soir, puis au rythme d’un épisode par semaine – et ce sont déjà des montagnes russes d’émotions contradictoires.

Si la série évolue visuellement, notamment au niveau de la palette graphique beaucoup plus monochrome et dépouillée de ses percées de couleurs vives, les tics de réalisation restent les mêmes. Et le style, ostentatoire, aussi.

Les prises de vues en plongée, juste au-dessus de la tête des personnages, comme celles mettant en scène des bâtiments ou des décors massifs qui écrasent les protagonistes sont toujours omniprésentes. Elles marquent l’enfermement physique, comme mental.

Il est difficile d’expliquer sans spoiler ce qui rend cette saison plus convaincante que les deux précédentes. Mais la principale différence, c’est que les enjeux paraissent plus urgents. Il est évident que The Handmaid’s Tale arrive à un point de bascule, et même si toute tentative de rébellion paraît encore bien fragile face au rouleau-compresseur que représente Gilead, chaque coup porté a valeur de victoire.

Pendant ce temps, à Toronto, vivent dans l’angoisse le mari de June, Luke (O.T. Fagbenle), et sa meilleure amie Moira (Samira Wiley). Quant aux infâmes commandant Fred (Joseph Fiennes) et Serena Waterford (Yvonne Strahovski, toujours aussi effrayante), ils font face à des accusations sévères pour leurs crimes, mais on reste toujours dans une forme de hantise de les voir dévoiler une carte de sortie de leurs manches.

Torture (porn) ?

La rage féministe qui nourrit la série depuis ses débuts est elle aussi bel et bien là. Tout comme la représentation (souvent à la limite du supportable) de la torture, infligée par les figures d’autorité de Gilead.

Dans le troisième épisode, réalisé par Elisabeth Moss qui passe pour la première fois derrière la caméra, June est soumise à des châtiments particulièrement intenses. Chacune de ces scènes flirte allégrement avec le torture porn ; elles jouent ostensiblement avec les nerfs des spectateurs, de même qu’avec des peurs profondes, et provoquent un malaise quasi constant.

Même si la série ne cesse de rejouer des situations identiques, on ne peut que constater l’évolution de June au fil des saisons. Indéniablement, sa colère et son besoin de vengeance l’ont consumée. Dans certaines scènes difficiles, la June actuelle ressemble dangereusement à Tante Lydia (Ann Dowd). Gorgée de haine et le visage crispé, après avoir subi – et subissant encore – l’innommable, June semble désormais prête à l’infliger.

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