Le Monstre sur Netflix : c’est quoi ce drame juridique avec un casting quatre étoiles ?

Disponible ce vendredi sur Netflix, Le Monstre est adapté du roman éponyme de Walter Dean Myers. Ce drame centré sur le procès d’un brillant lycéen accusé de complicité de meurtre bénéficie d’un casting impressionnant.

Monster raconte l’histoire de Steve Harmon, un brillant lycéen de 17 ans dont le monde s’effondre quand il est accusé de meurtre. Le film suit la descente aux enfers de ce sympathique étudiant en cinéma de Harlem, qui intègre un lycée prestigieux avant d’être pris dans une bataille juridique complexe qui pourrait le conduire en prison pour le restant de ses jours.

Pour son premier film, le réalisateur Anthony Mandler – connu pour ses clips vidéo de Rihanna à Taylor Swift en passant par Drake – s’offre un très joli casting. Dans le rôle de Steve, réalisateur en herbe et garçon bien sous tous rapports, Kelvin Harrison Jr. tient son premier rôle majeur après s’être fait remarquer dans It Comes at Night.

Autour de lui, la distribution est impressionnante. Jeffrey Wright (Westworld) et Jennifer Hudson (Dreamgirls) interprètent les parents inquiets de Steve. Tim Blake Nelson (Watchmen) incarne son professeur de cinéma, Jennifer Ehle (Zero Dark Thirty) son avocate et le rappeur Nas un co-détenu qui veille sur lui.

Face à Steve, les ennemis sont nombreux. Rakim Mayers, plus connu sous le nom d’A$AP Rocky, joue le criminel qui incrimine Steve avec un impressionnant John David Washington, dont les brèves apparitions électrisent le film. Jharrel Jerome (Dans leur regard), figure montante du moment, se glisse dans la peau d’un petit voyou tandis que Paul Ben-Victor (The Wire) est un impitoyable procureur.

L’injustice américaine

Histoire touchante d’un gamin promis à un bel avenir, lequel est sur le point d’être broyé par le système judiciaire, Le Monstre est un film appliqué. On devine très vite l’intention du réalisateur de brosser le portrait d’un jeune homme attachant mais condamné d’office du fait de sa couleur de peau.

Le film reprend un procédé qui existe déjà dans le livre de Walter Dean Myers, à savoir que Steve est le narrateur de son récit et qu’il le décline comme un scénario en cours d’écriture. Si l’idée est séduisante à l’écrit, elle est moins convaincante à l’écran et tend à peser sur la dynamique du film.

Heureusement, si on réussit à s’investir dans le sort de Steve, c’est grâce à la performance de Kelvin Harrison Jr. Sa sincérité et la profondeur de son émotion face à la perspective de passer vingt ans en prison donnent une vraie dimension dramatique au long métrage. Tous les acteurs livrent d’ailleurs de très bonnes prestations.

On regrette simplement qu’en raison de sa narration, Le Monstre ne soit pas vraiment capable de plonger dans les entrailles du système judiciaire, de mieux analyser les préjugés raciaux et de dépeindre sans fard ce que l’incarcération fait à un individu.

Et chaque fois que le film semble sur le point de délivrer quelque chose de plus profond, les pensées de Steve arrivent et l’embarquent inutilement dans une direction plus générique que poétique.

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