Le Styx coule à l’envers – 29 avril 2021 de Dan SIMMONS

En douze récits tantôt tragiques, mélancoliques ou humoristiques, Dan Simmons tend à l’humanité un miroir terrifiant et explore ses thèmes de prédilection : la maladie, le prosélytisme religieux, la mort, l’enfance abîmée, la perversité des adultes.
Douze nouvelles navigant entre fantastique, horreur et science-fiction pour remonter le Styx… Car l’Enfer est peut-être bien ici-bas.

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Chronique : Ce recueil de nouvelle comporte 12 récits orientés fantastiques, parfois teinté d’horreur ou de Science fiction. Chaque nouvelle est d’abord présenté par son auteur, une manière de la remettre dans son contexte ou d’exposer les raisons d’avoir voulu traiter tel sujet. Et clairement c’est le livre qui m’a le plus appris sur Dan Simmons, l’homme.
On commence par la nouvelle qui a donné son titre au présent recueil. C’est le premier écrit publié de Simmons, l’histoire de sa publication raconté par Simmons mais aussi par Harlan Ellison dans la préface de ce livre est d’ailleurs très drôle mais montre bien que parfois, il faut être au bon endroit au bon moment pour réussir, quelque soit son talent. La nouvelle en elle même est très sympathique, bien qu’assez classique. Dans certains des écrits de ce livre il nous parle du fanatisme et du mercantilisme religieux, dans d’autre des guerres du passé, de la maladie ou du métier d’enseignant (qu’il pratiqua). le ton global du recueil est mélancolique et empli d’humanité. Même la nouvelle pleine d’humour cynique et sarcastique « Mémoires privés de la pandémie des stigmates de Hoffer » fini sur une conclusion dramatique. Heureusement la dernière nouvelle, magnifique et poignante, se fini sur une belle note d’espoir.
Bon comme tout recueil de nouvelle tous les récits ne se valent pas, il y a du très bon comme « À la recherche de Kelly Dahl », vraiment belle et poétique, « Photo de classe » ou comment mettre de la poésie dans une nouvelle sur des zombie, ou « Mes Copsa Mica » qui mélange fiction et réalité sans qu’on sache ce qui fait partie de l’un ou de l’autre et qui propose une mise en forme très original. Mais il y a aussi du moins bon comme « Vanni Fucci est bien vivant et il vit en Enfer » trop sommaire ou « Deux minutes quarante-cinq secondes » dont l’idée du sujet est très bon mais que j’ai trouvé un peu brouillonne. Par contre la présentation de cette nouvelle est drôlissime, un bel exemple de l’auto-censure du monde de l’édition.
En bref un recueil très sympa, irrégulier mais à lire si on aime comme moi Dan Simmons. Je pense d’ailleurs qu’il vaut mieux avoir lu d’autres ouvrages du bonhomme pour apprécier pleinement ce livre.

Chronique de Neurot

Éditeur : Pocket (29 avril 2021) Langue : Français Poche : 464 pages ISBN-10 : 2266297716 ISBN-13 : 978-2266297714

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