Entretien avec Robert Taylor du groupe Fifth Era Part 2

Bonjour Robert, merci pour cette seconde interview où nous désirons aborder des questions plus profondes.

Fifth Era a des sonorités mi-bibliques mi-religieuses dans ses morceaux, quelles en sont les influences ? Est-ce littéraire, une éducation dans laquelle vous avez grandi ou simplement une ligne directrice que le groupe a choisie?

Les sonorités du groupe sont à la fois une amplification de l’interprétation obsessionnellement vivante du récit biblique, de nos expériences personnelles afin d’expérimenter des rythmes et des styles différents. De cette façon, le voyage musical que l’on propose est aussi profondément ressenti à l’écoute que ce soit simplement dans les sons électroniques mais aussi dans le sous texte.

La plupart des musiques adoptent un style propre que l’on reconnaît rapidement pour s’adapter à l’oreille musical du plus grand public. Avec Fith Era notre but est également d’aller et tester des sons moins «traditionnels » . Chaque membre du groupe est catholique et même si nous ne pratiquons pas la religion, les symboliques religieuses nous intéresse pour donner aux morceaux un son précis. Même si le premier son reconnaissable est la musique électronique on y utilise des instruments tels que le Ney, le Qanun et de nombreux tambours à main que l’on déforme afin de créer cette ambiance que l’on combine de façon transparente avec un son plus commun. Ce style permet d’ouvrir les portes à un genre élargi de musique « mondiale »et créer un son que tout le monde peut apprécier pour écouter et danser dessus. Le but est que notre musique fait naître de nombreuses émotions tout au long des écoutes, On veut faire sentir la douleur émanant du chant avec une atmosphère très inquiétante qui plane sur la musique. Et la ligne directrice est bien celle choisi par le groupe. Les deux grandes référence littéraires que nous avons sont La Divine Comédie de Dante et Le Paradis Perdu de Milton.

Quelle est la signification du cygne qui accompagne (le dessus) de Fifth Era?

Pour nous le cygne a une particularité et non des moindres. Le cygne est symbole de pureté, de transformation et d’évolution ; il symbolise l’atteinte d’une grâce intérieure, une finalité qui doit advenir en nous. Nous sommes tous appelés à dépasser notre condition, à faire notre mutation et à déployer nos ailes pour nous élever comme des anges.

Pourquoi nous retrouvons 65.66.65? Qu’est ce que cela signifie?

Cela est une référence à la Bible ce sont des Psaumes : J’ai exaucé ceux qui ne demandaient rien, Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas :J’ai dit: Me voici, me voici! A une nation qui ne s’appelait pas de mon nom / Ainsi parle l’Éternel: Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied. Quelle maison pourriez-vous me bâtir, Et quel lieu me donneriez-vous pour demeure?

C’est une des symboliques Ésaïe ses psaumes sla conclusion de la réponse de l’Éternel à la prière du peuple.C’est une séparation définitive est annoncée entre les fidèles et les méchants ; mais, tandis qu’au chapitre 65 le prophète, après avoir prononcé le rejet des impies, s’est arrêté à peindre l’heureux avenir des fidèles, il retrace ici les grands actes de jugement par lesquels sera préparé l’avènement du nouvel ordre de choses. Les fidèles sont invités à se réjouir de ces jugements ; les méchants doivent trembler au contraire à la menace d’être privés pour toujours du salut.

A chaque sortie de disque, les ventes sont très vite soldées. Pourquoi si peu d’exemplaires? A l’ère du numérique, pourquoi privilégier les vinyles ?

L’ère du vinyle a commencé au tournant du 20e siècle puis les cassettes – jouables dans les voitures avec une bonne qualité sonore à l’époque – ont pris le dessus ensuite les CD ont connu une expansion sans précédent. Maintenant, le streaming interactif est dominant et en fait, il semble que le streaming interactif deviendra l’un des modes de diffusion les plus durables de tous les temps mais notre musique n’étant pas si commercial nous privilégions le vinyles pour la qualité sonores et en tant qu’objet de collection. Les ventes partent vite à cause du peu d’exemplaire mais cela est réfléchi pour ne pas en avoir en stock et de rémunérer chacun. Il s’avère que les téléchargements n’ont jamais été une bonne affaire pour les maisons de disques. Ceux qu achètent nos disques sont des fans, des collectionneurs et des personnes qui mixe avec.

Sur You tube vos vidéos qui sont très ressemblantes, images saccadées, paysages brumeux, est-ce vous qui filmer? Sur certaines vidéos nous apercevons un chien, un Shar-Peï, est-ce le vôtre?

C’et bien moi qui filme les clip videos. Youtube étant aussi sources de ressource pour nous. Les videos y sont monétisé donc cela nous fait un peut d’argent et le public peut écouter gratuitement nos titres. Avec le vinyle c’est ce qui nous convient le mieux. La plupart des clips sont tourner à coté de chez nous en Angleterre, que ce soit sur le chemin du travail, en balade ils illustrent le sentiment que l’on ce fait de la musique. Le Shar-Peï dans les vidéos est bien le mien et j’ai même composé sur lui. Je trouve ses chiens très calmes et humbles.

Petite remarque, sur tous vos débuts de morceaux sur You tube, ils commencent par une phrase. Que veut-elle dire ?

Si vous tendez bien l’oreille vous écouterez que je marmonne : 65.66.65. C’est mon signe que c’est bien mes videos c’est une sorte de signature.

En tant que professeur dans une école de musique, qu’enseignez-vous à vos élèves? Parlez-vous de votre parcours avec le Doomcore ?

Pour moi le Doomcore n’est pas une forme de musique mais un état d’esprit. Je dirais que c’est pour chaque auditeur ce style sonne different. Le Doomcore est un nom souvent mal utilisé de nos jours, mais lorsque le terme a été inventé, il représentait principalement une techno hardcore lente, palpitante, obsédante, généralement avec une ambiance sombre et ce n’est pas ce que j’enseigne à mes élèves. Certains connaissent mon parcours mais le but n’est pas de faire son autopromotion .

En tant que professeur mon but est que chaque élève est de bonnes bases. Même si la musique est surtout basé sur les sentiments avoir de bonne base est utile et permet d’aller plus loin. On écoute et analyse du rock, du rap, du classique , de l’électronique ect… que l’on fasse du commercial ou non la musique c’est du travail. Je n’est pas fait d’école mais fait de nombreuses formations afin d’être plus performant. L’avantage d’être dans une école est que l’on peut ce former dans les meilleurs conditions.

Suite à la dernière interview certains de vos fans ont été interloqué sur le fait que Les Beatles ont été une de vos influences. Que leur répondriez-vous ?

Le monde de la musique est cruel, quel que soit le style choisi nous avons des fans qui n’écoutent qu’un seul genre et n’arrive pas à accepter l’ouverture d’esprit. En tant qu’interprète plus on entre dans un style moins on en écoute, on est baigner toute la journée dans un style et notre cerveau à besoin de repos. J’aime la musique de manière général et c’est aussi grâce à cette ouverture que l’on compose des titres et on à des influences pour composer. Rester dans un style bien défini fait que on aime son confort mais qu’il faut aussi le quitter afin de l’apprécier au mieux et y comprendre ses subtilités.

Nous vous remercions d’avoir accepté ce projet d’interview qui nous porte très à cœur . Nous aimons énormément votre musique qui dégage beaucoup d’émotions.

Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCy8QklpXEsyj92gaegrV8Mw

Sound Base Music :https://sbmonline.de/

INTERVIEW : Alicia Desnoyer

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