Sweet Tooth sur Netflix : que vaut cette fable poétique produite par Robert Downey Jr. ?

Sweet Tooth débarque sur Netflix ! Faut-il voir cette série familiale produite par Robert Downey Jr. ?

Plusieurs années après les mutations provoquées par le « Grand Effondrement », un hybride mi-garçon, mi-cerf se lie d’amitié, contre toute attente, avec un marginal solitaire. Ensemble, ils s’engagent dans une aventure extraordinaire à travers une planète ravagée – et dangereuse – en se demandant si la notion de foyer a encore un sens.

Sweet Tooth est l’occasion de découvrir le jeune Christian Convery (Descendants 3) dans le rôle de Gus, le héros de la série. Il partage une formidable alchimie à l’écran avec Nonso Anozie (Game of Thrones, Zoo), qui prête ses traits à un survivant endeuillé par la mort de sa femme. On reconnaîtra aussi à l’écran Will Forte (The Last Man on Earth) et Dania Ramirez (Devious Maids). Ça vaut le coup d’œil ?  

Deux mois après le succès Shadow and Bone, Netflix mise sur une autre production fantasy. La plateforme s’adresse ici à un public familial avec Sweet Tooth, une fable dans l’ère du temps dont l’action se déroule juste après une pandémie mondiale durant laquelle un virus mortel a décimé une partie de la population.

De cette tragédie sont nés des bébés hybrides, mi-humain, mi-animaux. On ne sait pas s’il s’agit d’une mutation liée au virus, mais ces enfants sont traqués et recherchés. L’histoire est centrée sur Gus, un garçon de neuf ans qui vit en autarcie dans la forêt avec son père. Un événement inattendu va le mettre sur la route de Tommy, ancien joueur de football américain et marginal solitaire.

Sweet Tooth est l’adaptation de romans graphiques peu connus en France, écrits par Jeff Lemire. Ce dernier y dépeint un monde post-apocalyptique verdoyant que la série arrive à transposer à l’écran (les équipes ont pu tourner en Nouvelle-Zélande en pleine pandémie).

Visuellement, le travail est plutôt bien réalisé, même si le « look » des hybrides est parfois déstabilisant… voire étrange. Mais passé le premier épisode, on oublie vite cette particularité pour ce concentrer sur l’histoire.

Christian Convery prête ses traits à l’hybride Gus dans Sweet Tooth

Le premier épisode, d’une durée de 50 minutes, présente l’intrigue mais manque terriblement d’action. Mais c’est un choix puisque la série est fidèle aux BD dans son ton, poétique et onirique. Sweet Tooth est particulièrement réussie dans sa narration, pensée comme un conte et racontée par la voix-off de James Brolin.

La série devient une ôde à la nature et à la tolérance, et met en garde la plus jeune génération contre les dérives actuelles. Avec son optimisme débordant, Gus est un modèle à suivre pour les plus jeunes. Dans le fond, il fait penser à un héros Amblin des années 80.

La série est produite par Robert Downey Jr et sa femme Susan Downey, et le couple a souhaité effacer le côté sombre des comics. Un choix judicieux qui permet de faire de Sweet Tooth un programme familial par excellence, et qui ne peut faire que du bien !

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