The Boys Chère Becky de Garth Ennis et Russ Braun, sortez les mouchoirs…

Il est temps de parler du comics le plus intelligent et romantique que je n’ai jamais lu…

Là normalement tous ceux qui ont un jour lu un épisode de la série The Boys de Garth Ennis devraient hausser les sourcils. Les qualificatifs que je viens d’employer pour parler de cette série de comics ne sont pas ceux qui reviennent le plus souvent lorsqu’on l’évoque. Les lecteurs ont plutôt tendance à utiliser les mots trash, irrévérencieux, violent ou sanglant. Mais ce serait s’arrêter à la surface de ce que ce récit offre en niveau de lecture. La critique d’Ennis sur le complexe militaro-industriel est pertinente tandis qu’avec les personnages d’Hughie et Annie il écrit l’histoire d’amour la plus touchante que j’ai eu l’occasion de lire.

Ce comics est un chef-d’œuvre, sans concessions l’une des œuvres marquantes des comics. Aussi lorsque j’ai vu que l’auteur remettait le couvert pour un épilogue à ce chef-d’œuvre, intitulé Chère Becky, je n’ai pas hésité.

Croyez-moi c’est l’une des images les moins trash

Ma première déconvenue apparue lorsque je me rendis compte que le co-créateur de la série, Darick Robertson, ne signait que les couvertures. L’artiste qui le remplace, Russ Braun, possède un trait plein similaire au sien mais plus dépouillé dans les expressions et avec un soupçon de grâce en moins qui me fait regretter Robertson.

Ces deux là sont toujours aussi choupinou…

L’objectif de cette histoire est de mettre en avant le personnage de Becky, la compagne défunte du terrifiant Butcher, tout en offrant un happy end au couple Hughie-Annie. Le tout saupoudré d’une critique acerbe de notre société excrément polarisé et d’une enquête de la fine équipe comme au bon vieux temps. Cet enrobage est malheureusement ce qui constitue le défaut du récit, l’enquête des Boys se révèle peu passionnante et redondante. Elle ne décolle jamais vraiment et représente le point faible du récit. Le discours d’Ennis sur notre société est comme le sel que l’on ajoute sur la plaie béante d’un ennemi, ça fait plaisir mais ce n’est pas indispensable alors qu’auparavant il parvenait à l’intégrer au récit.

Quelle plaisir de retrouver l’équipe au complet malgré tout

Il reste donc le récit miroir de deux couples qui s’aiment. Les confidences posthume de Butcher résonnent dans l’esprit d’Hughie et remettent en question sa vision des choses tout en mettant en avant son traumatisme. Les années qu’il a passé en compagnie de Butcher et sa bande l’on marqué au-delà de ce qu’il était capable d’imaginer et ont encore des répercussions sur sa relation de couple. Les dialogues qui mettent en scène ce duo sont une vraie réussite, Ennis aime ces personnages et cela se ressent à l’écriture. La complicité entre Hughie et Annie est drôle et émouvante lorsque l’on sait à quel point ses deux personnages reviennent de loin tandis que les passages qui mettent en scène Butcher et Becky permettent de se rendre compte de la perte qu’il a subi.

Butcher époque romantique

Cet épilogue aurait pu être une excellente lecture s’il avait été resserré sur 5 ou 6 épisodes au lieu de 8. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un histore généreuse en écriture et qui offre un joli récit sur la résilience.

Impossible de conclure sans évoquer le meilleur personnage secondaire, j’ai nommé Bobbi 1,90 pour 100 kilos de bonne humeur !

Résumé: Douze ans après la fin de The Boys, Hughie retourne en Écosse, où il compte enfin épouser Annie en compagnie de ses amis et de sa famille. C’est sans compter l’apparition d’un étrange document, qui menace de réveiller le passé de Hughie et de gâcher sa vie. En effet, Hughie ignorait une histoire à propos de ses anciens équipiers, aujourd’hui il va la découvrir, que ça lui plaise ou non. 

  • Éditeur ‏ : ‎ Panini; Illustrated édition (14 avril 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 160 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2809495874
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2809495874
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 590 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 17.1 x 1.3 x 26 cm

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