Test DVD : I Know This Much is True avec Mark Ruffalo

Dominik et Thomas Birdsey sont deux frères jumeaux. Alors que Thomas souffre de problèmes psychiatriques aggravés après le décès de leur mère, Dominik se lance dans une bataille pour faire sortir son frère d’un asile psychiatrique.

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Chronique : « I know that much is true » le roman de Willy Lamb est paru en 1998. La 20th Century Fox envisage la même année d’en faire un film réalisé par Jonathan Demme. Deux ans plus tard c’est Jim Sheridan qui est annoncé à la réalisation avec Matt Damon dans le rôle principal (en réalité un double rôle, le roman narrant le parcours dramatique de deux frères jumeaux dont un est atteint de schizophrénie). L’affaire traîne en longueur et les droits finissent par revenir à Willy Lamb qui estime alors que la densité de son roman nécessite une adaptation en mini-série. Il envisage Mark Ruffalo pour le rôle principal. Les deux hommes finissent par tomber d’accord une fois que l’acteur a lu le livre. HBO entre alors dans le jeu ainsi que Derek Cianfrance, le réalisateur/scénariste fétiche de Ryan Gosling. Willy Lamb donne carte blanche pour l’adaptation de son œuvre. Le résultat est largement convaincant en grande partie grâce à l’interprétation particulièrement habitée de Mark Ruffalo . L’acteur dont l’accès à la notoriété a été plutôt tardif suite à sa prestation dans « Zodiac » de David Fincher en 2007 est connu pour son éclectisme et son goût pour alterner grosses productions Marvel et films intimistes. Dans l’Amérique des années 50, Dominick et Thomas, frères jumeaux nés à quelques minutes d’intervalles entre le 31 décembre 1949 et le 1er janvier 1950.
. A l’adolescence, Thomas commence à révéler les premiers signes d’une schizophrénie. L’intrigue débute à la fin des années 1980 alors que devenus adultes, Dominick et Thomas ont suivi des trajectoires certes très différentes mais forcément teintées de l’impact de la maladie de Thomas qui pèse sur les épaules de Dominick et influence ses choix de vie. Derek Cianfrance examine tous les aspects d’une gémellité tortueuse, empreinte de sentiments aussi contradictoires que la culpabilité, la rancoeur ou la jalousie quand l’un des deux jumeaux est gravement entravé dans son développement. Le droit au bonheur est-il accessible quand tant de handicaps affectifs assombrissent l’horizon ? C’est la question centrale à laquelle est confronté Dominick qui doit trouver son chemin malgré les semelles de plomb qui lui donnent souvent l’impression de marche à rebours. Il a pourtant de nombreux alliés qu’il ne sait pas toujours identifier
. A l’aide de flashbacks et de retournements de situation qui aident à mieux comprendre la construction psychologique des deux frères, Derek Cianfrance équilibre parfaitement intérêt narratif et questionnement sur la maîtrise possible des parcours individuels par-delà les traumas de l’enfance et les aléas de la vie. Seul petit bémol, on pourra peut-être trouver à certains moments que la barque du pauvre Dominick est un peu trop chargée mais la remarquable performance de Mark Ruffalo parvient à faire oublier ce tropisme un peu trop visible du scénario.

TEST DVD

C’est tout naturellement chez HBO / Warner que la mini-série I Know This Much Is True débarque (seulement) en DVD en France. Un boîtier Amaray contient les six épisodes répartis sur deux disques, trois sur l’un, trois sur l’autre. Boîtier glissé dans un fourreau cartonné. Le visuel de la jaquette sera forcément attractif pour les fans de Mark Ruffalo. Le menu principal est fixe et muet.

L’Image et le son

Derek Cianfrance revient à ses premières amours, sur le fond comme sur la forme. Les partis-pris de Jody Lee Lipes (Manchester by the Sea) rappellent parfois ceux de Andrij Parekh (Blue Valentine) et Sean Bobbitt (The Place Beyond the Pines) avec lesquels le réalisateur avait collaboré. La colorimétrie y est sensiblement délavée ou volontairement atténuée, froide voire glacée, quelques flous sporadiques sont inhérents aux conditions des prises de vue mais la clarté des séquences extérieures flatte la rétine et le piqué demeure palpable. L’ensemble ne manque pas de qualités, notamment au niveau des contrastes et du grain scrupuleusement conservé.

Le confort acoustique est également largement assuré grâce aux mixages anglais et français Dolby Digital 5.1 qui mettent le paquet concernant la spatialisation musicale, une très large ouverture des frontales, des effets latéraux sans cesse palpables, des ambiances annexes suffisantes et un rendu percutant des dialogues. Si la version originale l’emporte sur son homologue du point de vue homogénéité des voix, musique et effets, la piste française n’est jamais en reste.

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