Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child


Résumé : Pourquoi cette ville s’appelle-t-elle « Mother’s Rest » ? C’est la question qui pousse Jack Reacher à descendre d’un train, en pleine nuit, dans cette bourgade perdue de l’Oklahoma.À la gare, une femme splendide semble l’attendre. Mais Michelle Chang,  ex-agent du FBI, l’a pris pour Keever, qu’elle cherche désespérément.  Son collègue a disparu. Sans hésiter une seconde, Reacher décide de  l’aider à le retrouver. Mais ce qu’il ignore, c’est qu’après un périple à  travers tout le pays et dans les profondeurs du Darknet, il se retrouvera  à la case départ, à Mother’s Rest, face au pire cauchemar imaginable. 

Chronique : Certains auteurs tracent leurs plumes de leur côté, loin des modes éditoriales. Ils sortent leurs livres chaque année, réglés comme du papier à musique. Lee Child est l’un d’eux.

Sa saga, ayant pour personnage principal Jack Reacher, a débutée en 2003 et se poursuit depuis seize ans. L’auteur a trouvé la formule idéale pour perdurer le succès de sa saga, un héros vagabond déconnecté des considérations quotidiennes et qui parcourt les U. S. A. de long en large en combattant le crime partout où il le rencontre.

Le profil de son héros est atypique et participe au succès de la série. Jack Reacher est retraité de l’armée, il a le double avantage d’être un colosse doté d’un esprit analytique à toute épreuve, il reste d’un calme olympien en toutes circonstances et ne se laisse impressionner par pas grand chose. Un savant mélange de sherlocks holmes et de Chuck Norris, à la limite du surhomme. Ces aptitudes exceptionnelles poussent parfois la saga vers la caricature mais c’est toujours intéressant de voir Reacher tirer des conclusions à partir d’une observation ou du langage corporel de ses adversaires.

Jack Reacher ne se bat pas, il triomphe. C’est une notion à retenir notamment lors des combats rapprochés, inutile de préciser de Reacher est un expert dans ce domaine, le lieu de la confrontation devient un échiquier dans lequel notre ancien soldat visualise les prochains coups de son adversaire avant même que celui-ci n’y ait pensé. L’auteur ne conte pas un combat mais le récit détaillé d’une défaite inévitable.

La même formule se répète inlassablement de livre en livre et cet opus, l’avant-dernier en date, n’échappe pas à la règle. Reacher débarque dans un endroit, le plus souvent une ville paumée du fin fond des États-Unis, et découvre que quelque chose ne tourne pas rond. Il est souvent aidé par une femme dans son enquête, qui aura toujours des ressources dans le milieu judiciaire et qui finira par vivre une amourette avec Reacher avant que celui-ci ne reprenne son éternelle errance sur les routes d’Amérique.

La saga est l’exemple type du plaisir coupable. Elle offre une intrigue palpitante mais vite oublié et le personnage principal n’évolue jamais, héritier direct de James Bond, mais chaque opus de la saga est une occasion de se détendre en appréciant les aventures d’une machine à tuer inébranlable.

À noter que la série a été adapté deux fois au cinéma avec, aussi improbable que cela paraisse lorsque l’on connaît le personnage, Tom Cruise dans le rôle de Jack Reacher.

Note: 7/10

Date de publication : 19 septembre 2018
Éditeur : Calmann-Lévy
Langue : Français

La formule de Dieu de José Rodrigues dos Santos


Résumé : Printemps 1951, deux espions de la CIA épient une rencontre de la plus haute importance entre David Ben Gourion,  » premier  » Premier Ministre de l’État d’Israël, et Albert Einstein. L’objet de leur discussion : l’obtention de l’arme nucléaire par le jeune état juif et l’existence de Dieu. Cinquante ans plus tard, Tomas Noronha, expert en cryptologie, est appelé au Caire par une mystérieuse jeune femme. Sa mission : déchiffrer un cryptogramme caché dans un document détenu par le gouvernement de Téhéran. Un manuscrit écrit de la main d’Albert Einstein dont le contenu pourrait bousculer l’ordre mondial. Tomas Noronha devient alors un agent double censé collaborer avec les
Iraniens pour informer l’Occident. Mais au cours de son enquête, il découvre que le fameux manuscrit contient beaucoup plus de choses que ne l’espéraient ses différents commanditaires. Il serait tout simplement la preuve scientifique de l’existence de Dieu.

Chronique : Vous êtes nul en mathématiques ? La physique, pour vous, est telle une montagne impossible à gravir ? Et bien plongez-vous dans la formule de Dieu histoire d’être bien rassuré sur votre niveau lamentable.

Vendu comme un thriller d’espionnage par l’éditeur, le livre tient plus de l’ouvrage de vulgarisation scientifique que du thriller. Ce n’est pas un reproche mais lorsque l’on aborde des thèmes aussi divers et complexes que la théorie du chaos, la théorie de la relativité, la physique quantique, l’hindouisme, le bouddhisme, le principe anthropique, et la Bible, le tout en moins de 600 pages, il est normal de voir l’aspect espionnage international se réduire à quelques chapitres, certes trépidants mais pas transcendants non plus.

Les nombreuses théories scientifiques nous sont délivrées par le biais de pavés de dialogues, parfois un peu indigeste, mais toujours intéressants. Le personnage de Tomás, incarne le rôle de l’élève qui a soif de connaissance mais il est aussi le lecteur qui va découvrir des thèmes scientifiques complexes. C’est pourquoi son côté candide est lassant à la longue, voire risible, tout comme sa propension à répéter ce que vient de lui dire son interlocuteur. Cela alourdit les dialogues déjà conséquents. Il est quand même plaisant de voir les rôles s’inverser à la fin du roman.

Tout au long de l’œuvre les principales théories scientifiques seront amenées par divers personnages crédibles, pour la plupart, sauf en ce qui concerne le moine bouddhiste qui rassemble tous les clichés que l’on pourrait avoir sur le Tibet, ce qui m’a fait sortir de l’histoire.

L’auteur parvient néanmoins à conserver une certaine fraîcheur et un équilibre entre divertissement et enseignement et offre une conclusion satisfaisante à un récit qui aurait facilement pu être complètement indigeste.

Note 7/10

Aj and the queen saison 1

Synopsis : Ruby Red, célèbre drag queen New-yorkaise, s’apprête à réaliser son rêve ouvrir son propre bar mais rien ne va se passer comme prévu et il va bientôt se retrouver sur les routes dans son vieux camping car avec un passager clandestins.

Basé sur le thème bien connue du duo improbable la série de la star des drag queen américaines offre un show plaisant et flamboyant.

Précisons d’emblée que le show n’offre pas grand chose d’original, mis à part une plongée dans l’univers drag la série valide toutes les balises de ce genre de série. Un duo improbable d’étrangers qui n’ont rien à faire ensemble et qui embarquent pour un road trip haut en couleur c’est un pitch que l’on retrouve dans nombre de films. C’est même un genre à part dans le cinéma hollywoodien, le buddy movie. Ajoutons à cela un ton naïf qui va en repousser certains et un nombre d’incohérences qui s’accumulent d’épisodes en épisodes on pourrait penser que l’on fait face à un nouveau programme Netflix bancal et oubliable comme la plateforme en sort une dizaine par mois.

Mais il n’en est rien la série fonctionne malgré, ou grâce à, ses défauts. Le duo formé par AJ et Robert nous offre de bons moments de complicité et de scènes burlesques qui nécessitent une suspension de crédibilité de la part du spectateur pour être apprécié pour ceux qu’elles sont, de purs moments de comédie où RuPaul déploie tout son talent de performeur. Le ton est volontairement naïf, les bons sentiments sont légion et les situations se règlent un peu trop facilement mais le but de la série est d’apporter des paillettes, rouges de préférence, dans les yeux des spectateurs et non de brosser un portrait réaliste de l’Amérique profonde.

Un duo qui trouve rapidement son rythme

Chaque épisode est l’occasion de découvrir un aspect du monde des drags queen, les représentations dans les bars miteux, la concurrence entre drags, mais aussi l’entraide et même les concours de beauté. RuPaul offre une prestation unique à chaque épisode, mention spéciale à l’infirmière antillaise, et nous montre ainsi que l’univers des drags n’est pas uniquement composé de glamour et de play-back maîtrisé.

Les performances de RuPaul sont souvent bluffantes

Les seconds rôles trouvent également leurs places entre deux prestations de la divine Ruby Red. Damien, l’escroc pas si cupide, régalera les yeux des téléspectatrices mais pas uniquement. La perfide Danger tient le rôle de la garce flamboyante et Louis, le colocataire aveugle de Robert, aura l’occasion de prouver qu’il n’est pas qu’un ressort comique.

Le reste du casting qui tient la route

La série aurait gagné à soutenir un rythme plus resserré, mais c’est un reproche que l’on pourrait faire à nombre de série Netflix, mais elle offre un divertissement léger et émouvant pour tous ceux qui sont prêts à grimper dans un camping qui affiche six zéros à son kilométrage.

Depuis 2020 / 60min / ComédieDe RuPaulMichael Patrick KingAvec RuPaulIzzy G.Michael-Leon WooleyNationalité U.S.A.

Le gardien invisible de Dolores Redondo

Résumé : Au Pays basque, sur les berges du Baztan, le corps dénudé et meurtri d’une jeune fille est retrouvé, les poils d’un animal éparpillés sur elle. La légende raconte que dans la forêt vit le basajaun , une étrange créature mi-ours, mi-homme… L’inspectrice Amaia Salazar, rompue aux techniques d’investigation les plus modernes, revient dans cette vallée dont elle est originaire pour mener à bien l’enquête qui mêle superstitions ancestrales, meurtres en séries et blessures d’enfance.

Chronique : Embarquement immédiat pour le pays Basque espagnol avec ce premier roman, un polar mâtiné de fantastique.

L’auteure sait comment créer une ambiance, on parcours ces forêts ancestrales avec les enquêteurs, à la recherche d’un assassin ou d’une créature fantastique. Toute la beauté de la culture Basque s’échappe des pages du livre pour nous happer et nous entraîner dans les rues de ces villages aux charmes préservés et dans ces repas de famille interminables d’où s’échappent des senteurs alléchantes.

Le personnage d’Amaia Salazar est bien campé, complexe et suffisamment attachant pour nous convaincre de la suivre dans son enquête malgré quelques longueurs. Un passé traumatisant et une famille aux relations compliqués mais attendrissantes complètent le tableau.

L’intrigue, quant à elle, souffre d’une certaine platitude mais reste convaincante pour une première intrigue. Le final aurait pu être plus percutant mais, là encore, L’auteure a su gérer ses effets.

L’aspect fantastique est bien présent mais reste au second plan. Espérons que L’auteure saura lui donner un rôle plus fondamental dans la suite des enquêtes de son héroïne.

Le gardien invisible se révèle donc être une lecture agréable et un premier essai convaincant bien qu’un peu scolaire dans le monde du polar.

Note : 7/10

Éditeur Folio
Date de publication 15 janvier 2015
Langue Français
Longueur du livre 528
ISBN-10 2070461696

La couleur du trois de Leni Zumas (16 janvier)

Résumé : Quinn, la trentaine passée, est célibataire, sans enfants, et sur le point de perdre son emploi. Comme si sa précarité financière n’était pas suffisamment angoissante, elle doit faire face au retour en ville de Cam, son premier petit ami, dont elle s’est séparée dans des circonstances qu’elle préférerait oublier. Cette réapparition fait remonter à la surface le traumatisme de ses années adolescentes ̶ la mort violente de sa sœur cadette ̶ , qu’elle croyait pourtant avoir enfoui au plus profond d’elle-même par des tactiques toutes personnelles…

Chronique : Ce roman est une invitation à découvrir un style et une narration bien particulière. À charge au lecteur de saisir cette invitation et de découvrir la plume de Leni Zumas.

Une plume pour le moins originale, constitué de chapitres courts, tels des flash-back subliminaux et incontrôlables. Très peu de descriptions mais un style très organique, où le corp humain et ses fluides sont perçus comme une source d’angoisse. Une narratrice unique qui se décompose en trois temporalités différentes, pour celles que j’ai pu clairement repérer. L’œuvre ne se laisse pas apprivoiser facilement mais dissimule un récit à fleur de peau.

Bien que l’auteure possède une plume créative, la narration respecte quand même une certaine linéarité. On fait la connaissance de Quinn, ancienne chanteuse d’un groupe de rock, jeune femme à la dérive, hanté par un passé qui menace de refaire surface. Au fil des saynètes que Quinn partage avec nous, les détails des tragédies de sa vie nous sont délivrés. Une souffrance sourde mêlée de culpabilité menace d’engloutir toute son existence tel le leviathan biblique.

Ce récit n’est pas celui d’une guérison, c’est à peine si la fin du roman apportera une lueur d’espoir pour Quinn, mais celui d’une prise de conscience. La montée à la surface de la souffrance enfouie sera l’occasion de solder une partie des comptes.

Une œuvre qui ne laisse pas indifférente mais qui restera hermétique à certains tellement la proposition est risquée et la narration complexe.

Note : 7/10

Éditeur Presses de la Cité
Date de publication 16 janvier 2020
Langue Français
Longueur du livre 352
ISBN-10 2258165806

Je ne suis pas un monstre de Carme Chaparro

Résumé : 24 décembre. Un enfant disparaît dans un centre commercial de Madrid.
Même lieu et même mode opératoire qu’une ancienne affaire : l’enlèvement de Nicolás Acosta deux ans plus tôt. Et si tout recommençait ?
L’inspectrice Ana Arén, qui a failli lors de l’enquête précédente, se lance à corps perdu dans une course contre la montre pour retrouver le petit garçon. Mais certains journalistes viennent contrarier son enquête, avides de scoops et d’audience.
Les fausses pistes s’enchaînent, les rumeurs enflent et les politiques s’en mêlent. La ville tremble, sans répit, devant la menace d’un tueur en série, d’un prédateur à l’affût des proies qu’il veut faire siennes.
Alors que la vérité est sur le point d’éclater, l’inspectrice se retrouve face à une effroyable réalité qui pourrait la consumer

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Chronique : L’empathie. Voilà une donnée essentielle pour tout auteur qui cherche à captiver les lecteurs dans leurs récits. Sans empathie pour les personnages les livres se retrouvent vite abandonnés en pleine lecture.

L’auteure, Carme Chaparro a bien tenté de mettre l’accent sur l’empathie dans son récit mais sans y parvenir réellement. La faute a un personnage d’enqêtrice surtout définie par une émotion prédominante, la colère. Une colère tout d’abord dirigée sur elle-même mais aussi contre sa hiérarchie. La rendre cassante envers ses subordonnés n’aide pas à faire d’elle un personnage attachant.

Le personnage d’Inès, la journaliste qui doit jongler entre son métier exigeant et son rôle de mère, est plus nuancé mais là encore je ne suis pas parvenu à m’attacher à elle.

En ce qui concerne l’enquête, celle-ci paraît être assez brouillonne. Certains éléments sont amenés sans que cela n’aille plus loin. La technique consistant à achever les chapitres sur la promesse d’une révélation choc est usante. Comme si l’auteure ne connaissait que cette astuce pour maintenir le suspens.

Deux mots sur la fin, qui participe à la renommée du roman, je n’ai pas tant été déçu par le dénouement en lui-même mais plutôt par le choix de basculer dans un récit confession sans aucune tension dramatique. Les enquêteurs dévoués et exténués qui avaient enfin les clés pour résoudre le mystère méritaient mieux que cette éclipse soudaine du récit.

J’ai plus apprécié les cent premières pages, où l’auteur met en place son récit et ses personnages que l’enquête en elle-même. Ce qui est dommage pour un polar.

Note 6/10

Éditeur Plon
Date de publication 26 septembre 2019
Langue Français
Longueur du livre 320
ISBN-10 2259277667

Pyramides de Romain BENASSAYA | 9 janvier 2020

2182, des colons fuient la Terre devenue stérile dans une vingtaine d’immenses vaisseaux pour un voyage de deux cents ans. Toutes prennent la direction de Sinisyys, une autre planète bleue, dans le système 82 Eridani. Une seconde chance pour l’humanité. Mais à leur réveil d’un long sommeil en biostase, les occupants du Stern III ne se trouvent pas sur le nouvel Éden tant souhaité. Ici, point de voûte étoilée, et l’IA du vaisseau en panne ne peut leur donner aucune indication.
Les seuls indices que les passagers ont sont l’extraordinaire évolution de la forêt qui sert de poumon au vaisseau, et des Jardiniers – des pucerons génétiquement modifiés devenus scarabées. Combien de temps ont-ils bien pu passer en stase pour qu’une telle chose soit possible ? Et quel est cet environnement froid et noir, ressemblant à un tunnel aux proportions dantesques ?

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Chronique :Qu’on put ressentir les explorateurs d’antan lorsque, après un long voyage, ils découvrent qu’ils ne sont pas parvenus à destination et surtout que le lieu où ils se trouvent leur est complètement inconnu ? C’est sur ce sentiment étrange, mélange de peur et d’incompréhension, que l’auteur base son récit.

Il n’est pas tant question de science-fiction dans cet ouvrage que de nature humaine. Les détails ayant trait à la science-fiction sont exposés de manière claire et concis, le récit se concentre sur les réactions des naufragés qui doivent appréhender un environnement inconnu et aux proportions gigantesques. Le récit se transforme alors en fable ethnologique nous montrant comment un groupe d’humains livré à lui-même peut se livrer aux pires comportements comme aux meilleurs. Les tensions se créent vite et certains personnages tombent rapidement dans les extrêmes, en étant fermés au dialogue et prêt à tout pour imposer leurs points de vue. C’est le seul reproche que je pourrais faire au livre, il manque une transition entre la naissance des différents groupes et le durcissement des opinions. On a l’impression qu’il manque une étape dans le basculement psychologique des personnages. Le manque de caractérisation des personnages secondaires n’aide pas.

Cependant l’auteur parvient à nous conter la création d’une société humaine sans être jamais ennuyeux malgré le nombre de pages conséquents. Le mystère entourant leur présence dans ce tunnel mystérieux reste finalement au second plan, l’auteur préférant se concentrer sur les passions humaines. Les détails épars distillés par l’auteur suffisent à maintenir la curiosité du lecteur tout au long de l’œuvre.

Le final apportera autant de réponses que de questions mais offrira de belles fins aux arcs narratifs des principaux personnages.
Pyramides offrent donc un récit captivant, une fable sur la nature humaine et ses travers, mais aussi sur sa force et sa capacité d’adaptation. On pourrait retenir que la morale de l’histoire est que la providence sourit aux téméraires.

Note : 8/10

 

  • Poche : 624 pages
  • Editeur : Pocket (9 janvier 2020)
  • Collection : Science-fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2266292617

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