Oscars et diversité : l’Académie augmente le nombre de femmes et de personnes de couleur

Reportés au 25 avril 2021, les Oscars ont accueilli 819 nouveaux membres au sein de son organisation et dépassent les objectifs qu’ils s’étaient fixés pour favoriser la diversité.

Alors que la 93e cérémonie des Oscars se tiendra, exceptionnellement, le 25 avril 2021, l’Académie des arts et des sciences du cinéma a acueilli 819 nouveaux membres dans les rangs de son organisation. Cette dernière parvient à dépasser les objectifs qu’elle s’était fixée en 2016, à savoir améliorer la diversité au sein des votants. De ce fait, 33% des arrivants sont des femmes, alors qu’elles ne représentaient que 25% des nouveaux membres en 2015. Quant aux minorités, leur nombre a, quant à lui, doublé, passant de 10% en 2015 à 19% cette année. Une nette amélioration, même si la directrice générale de l’organisation, Dawn Hudson, admet « que la route reste longue » et que « l’Académie est bien décidée à poursuivre cette évolution« .

Parmi les 819 membres, 49% proviennent de plus de soixante-huit pays étrangers. Pour représenter la France, l’Académie a sélectionné Adèle Haenel, qui était à l’affiche de Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, Jérémy Clapin, le metteur en scène du film d’animation J’ai perdu mon corps, Mati Diop, la réalisatrice d’Atlantique, Yolande Zauberman, la réalisatrice du documentaire M, Nicolas Philibert, metteur en scène du documentaire De Chaque Instant, sorti en 2018, ou encore le cinéaste Ladj Ly et l’acteur Alexis Manenti, qui ont porté Les Misérables jusqu’aux Oscars en février 2020, où il était nommé dans la catégorie meilleur film international.

Autre nouveauté, et pas des moindres : les agents de stars sont désormais autorisés à voter. L’Académie estime que leur implication dans la carrière des talents a un impact considérable dans la fabrication des films et leur succès. Pour rappel, en 2020, l’Oscar du meilleur film a été attribué à Parasite, de Bong Joon-ho, une première pour un long métrage sud-coréen.

Les Tortues Ninja : un nouveau film d’animation en préparation

Quatre ans après la sortie de « Ninja Turtles 2 », nous apprenons que les Chevaliers d’Écaille se verront bientôt consacrer un nouveau long métrage. Il s’agira d’un reboot animé en CGI, et produit par le duo Seth Rogen – Evan Goldberg.

Selon un communiqué de presse publié par les studios Nickelodeon, les Tortues Ninja seront bientôt de retour au cinéma dans un tout nouveau long métrage d’animation. Après avoir connu de nombreuses séries télévisées et diverses adaptations sur grand écran, les aventures des 4 frères à carapaces seront donc à nouveau rebootées dans un film intégralement animé en CGI.

Réalisé au sein des Nickelodeon Animation Studios (que l’on connaît surtout pour Bob l’éponge ou Les Razmoket mais qui avaient déjà produit deux séries d’animation centrées sur les Tortues Ninja), ce long métrage a été confié au réalisateur Jeff Rowe, qui a également signé le film Déconnectés, attendu pour le 14 octobre. Cette nouvelle adaptation des Tortues Ninja sera co-produite par Seth Rogen et Evan Goldberg, dont la collaboration de longue date a déjà vu naître des films tels que C’est la fin ou L’Interview qui tue.

« En ajoutant le génie de Seth, d’Evan et de James à l’humour et à l’action que possèdent déjà les Tortues Ninja, nous allons pouvoir réinventer encore la franchise », a déclaré Brian Robbins, président de Nickelodeon. « J’ai hâte de voir ce qu’ils vont faire, et je sais que Ramsey Naito et son équipe son excités à l’idée d’emmener les studios d’animation Nickelodeon dans une nouvelle direction avec leur tout premier film en CGI pour le cinéma. »

The Cry de Helen Fitzgerald | 24 juin 2020

Joanna et Allister, couple sans histoires, s’envolent pour l’Australie avec leur bébé de neuf semaines. Entre larmes et crises de l’enfant, le voyage est éprouvant.
Peu après leur arrivée, ils découvrent que leur enfant a perdu la vie. Accès de panique ou froid calcul ? Les deux parents prennent une décision folle.

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Chronique : The Cry d’Helen Fitzgerald est un récit sombre et troublant de culpabilité, d’innocence, de vérité et de mensonges qui m’a tenu en haleine du début à la fin.

Ce drame psychologique palpitant plonge dans le pire cauchemar de chaque parent. Noah, neuf semaines, est parti et rien de ce que sa mère, Joanne, peut faire ne le ramènera à elle. Elle se demande si elle est punie pour sa liaison avec le père de Noah, Alistair, qui était encore marié lorsqu’elle a commencé à le voir, ou pour son impatience et sa colère face aux pleurs incessants de Noah pendant le voyage en avion de Londres à l’Australie, mais peu importe le « pourquoi », Joanna se blâme elle-même.

Je déteste donner le moindre indice des rebondissements saisissants qui attendent le lecteur dans ce roman captivant. L’intrigue est habilement conçue pour révéler et dissimuler la vérité et les mensonges qui entourent le destin du bébé Noah. Rien n’est jamais tout à fait ce qu’il semble être et je n’ai pas pu m’empêcher de parcourir les pages jusqu’à ce que the cry atteigne sa conclusion stupéfiante.

Les personnages sont complexes, réels mais profondément imparfaits comme nous le sommes tous. Ce que vous ressentez pour ces personnes, Joanna, Alistair et Alexandra, change à mesure que les façades commencent à se fissurer sous la pression de l’incertitude et des secrets révélés.

Les thèmes abordés  sont assez bouleversants, allant de l’anxiété à la dépression, en passant par le blâme, la culpabilité, la confusion, la perte, la tristesse et la justice. La croix dans le décor de Glasgow à Melbourne a été bien présentée par Helen FitzGerald. Il y a aussi un présage, lorsqu’un feu de brousse menace de s’installer, ce qui ajoute à la tension accrue – une atmosphère remplie. FitzGerald est clairement la reine de la manipulation, elle nous prépare à une situation que nous essayons de déballer avec autant de logique que possible, mais elle tourne l’axe pour que nous nous sentions désorientés. J’admets n’avoir absolument aucune idée de l’endroit où la fin allait se situer, mais la conclusion présentée par FitzGerald était appropriée.

Ce livre et la série qui l’accompagne ont eu droit à un tollé de twitter. Je pense que The Cry est un roman qui plaira aux lecteurs de tous les genres, c’est ce style de livre. Il vous fera tourner la tête ! Le souvenir durable que m’a laissé The Cry est mon nouvel intérêt pour Helen FitzGerald, j’ai vraiment envie d’explorer davantage son travail.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 400 pages
  • Editeur : Les Arènes (24 juin 2020)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1037500564

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Les minots de Marseille – tome 1 Esprit d’équipe de Zampano et Pedro j. Colombo | 25 juin 2020

Léo, 12 ans, un jeune garçon du nord de la France, emménage avec sa mère, Adèle,
assistante maternelle, dans la ville de Marseille. Son père, un ancien footballeur, a quitté le foyer familial sans plus donner de nouvelles.

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Chronique :Zampano et Pedro j. Colombo arrivent où peut d’auteurs savent parler de Football et d’une belle façon. Ce n’est pas une bd exceptionnel mais elle peu donner envie à des enfants de s’approcher de la lecture et y placer des base. Les enfants vont vibrez au rythme des entrainements, des buts, des rebondissements, d’une histoire d’amitié et d’amour pour ce sport… la plume de Colombo qui surprendra les jeunes lecteurs qui pensaient lire une histoire de foot, bien que c’est le sujet il creuse ici une belle histoire qu’il développe sur le long de la bd
Une  BD surprenante qui explique en douceur et  permet une réflexion plutôt saine pour éviter parler d’un sport très médiatisé.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 47 pages
  • Editeur : Hugo Sport (25 juin 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2755644192

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Interview Melissa MARS: Carrière ,inspirations , les réseaux sociaux, etc.

Melissa Mars m’a accordé une interview exclusive autour de son métier de chanteuse et d’actrice. Nous avons parlé de ses débuts, la musique, de films et bien d’autres.

Melissa Mars:
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Test :LEGO® Minions – Les Maxi-Minions et Leurs repaires / 75551

Il y a dix ans, un gang de trucs jaunes francophones, connus sous le nom de Minions, est entré dans la culture populaire avec le film Moi moche et méchant d’Illumination. Ils se sont avérés si populaires, ils ont même obtenu leur propre film dérivé, sans surprise appelé Minions. C’est la suite, The Rise of Gru devait sortir dans les cinémas en juin, mais en raison de la situation actuelle, il a été déplacé en 2021. Cela a affecté la sortie des nouveaux ensembles LEGO® Minions. Cependant, quelques ensembles sont toujours en cours de publication plus tard ce mois-ci, dont l’un est l’ensemble des Minions construits en brique. Cela comprend un trio de nouvelles figurines de Minions et une paire de Minions à construire, dont l’un peut être reconstruit en un personnage de Minion différent.

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Minions construits en briques LEGO

  • Numéro de set: 75551
  • Pièces: 876
  • Prix de détail recommandé: 44,99 £ / 49,99 $ / 49,99 €
  • Mesures: Kevin mesure plus de 15 cm, Stuart mesure 14 cm et Bob mesure 12 cm
  • Figurines: Stuart, Kevin (endormi) & Bob (kung-fu)
  • Disponibilité: 27 avril

Minions construits en briques LEGO

La construction

Bien que la plupart des nouveaux ensembles LEGO Minions aient été retardés avec le film, cet ensemble particulier est un peu plus ambigu car il n’est pas vraiment lié au scénario du nouveau film Minions. À moins qu’il ne s’avère que les Minions vivent réellement dans des versions plus grandes d’eux-mêmes. Ce qui est la base de l’ensemble, une paire de personnages Minions en briques, qui se transforment également en repaire de style jeu. Bien que les différents personnages aient des apparences légèrement différentes, la base de leurs constructions est très similaire. En surface, ils ressemblent à des pièces d’affichage à grande échelle, mais ont un aperçu autour du dos et vous remarquerez que vous pouvez les ouvrir pour révéler une pièce cachée. Une chose que vous remarquerez dans la boîte est que l’ensemble vous permet de créer un trio de personnages Minions. Cependant, vous ne pouvez pas tous les construire en même temps. Stuart est une version complète, et il peut être rejoint par Kevin ou Bob. Pour créer ces personnages, vous devrez réutiliser les éléments pour créer l’un ou l’autre. Ce qui signifie que vous ne pouvez pas construire Kevin et Bob en même temps.

Minions construits en briques LEGO

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Stuart

Comme mentionné ci-dessus, Stuart est une version unique, la version de base est presque identique aux autres personnages. Les différences notables sont son œil et son intérieur. Contrairement aux autres Minions, Stuart a un seul œil. Cela utilise également des éléments légèrement différents, un parapluie classique est surmonté d’une tuile ronde imprimée 2 × 2. Cela donne à l’œil un aspect plus texturé et pouvoir le tourner via un cadran à l’intérieur vous permet d’apporter une quantité surprenante de caractère à l’ensemble. À l’arrière de Stuart, vous découvrirez une pièce compacte mais détaillée. En plus de quelques panneaux de commande et photos, vous trouverez une paire d’enceintes et un lit rabattable, qui correspondent parfaitement au PJ de Stuart portant une figurine.

Minions construits en briques LEGO

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Kevin

La principale différence entre Kevin et Stuart est son corps plus grand. Ceci est réalisé avec quelques éléments jaunes supplémentaires pour donner au corps la longueur supplémentaire requise. Dans l’ensemble, le style de la construction est complètement le même que celui des autres Minions en briques. À l’intérieur, vous trouverez la chambre de Kevin, elle est ornée de quelques accessoires, d’un panneau de commande et d’une banque d’écrans. Malheureusement, ce sont tous des autocollants, cependant, ils se marient bien avec les films passés de Minions , Vous trouverez également le cadran nécessaire pour tourner les yeux comme vous le pouvez avec l’un des Minions que vous construisez.

Minions construits en briques LEGO

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Minions construits en briques LEGO

Bob

En utilisant les éléments nécessaires pour construire Kevin, vous pouvez également construire Bob. Il est beaucoup plus petit que Kevin, il utilise donc moins d’éléments pour la coque, mais comporte de nombreux éléments différents pour la pièce intérieure de Bob. Bob peut sembler mignon et innocent, mais sa chambre est remplie d’armes et d’un mannequin d’entraînement ninja. C’est probablement pourquoi Bob est équipé d’un survêtement de style Kill Bill. Dans l’ensemble, il est le plus petit des trois modèles, ajoutant à sa gentillesse.

Minions construits en briques LEGO

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Les figurines

Comme pour bon nombre des thèmes les plus récents basés sur des films d’animation, les personnages de figurines semblent un peu différents de leurs homologues habituels. Bien que les éléments des figurines des sbires soient similaires aux figurines standard telles que les mains, chaque composant d’entre elles est unique aux sbires. L’ensemble comprend trois Minions et chacun est complètement unique en termes de tenues qu’ils portent et des éléments utilisés pour les créer. Ils comprennent une section du corps, deux bras amovibles, un casque et des yeux. Les bras sont apparus dans d’autres ensembles tels que les thèmes Unikitty, NEXO KNIGHTS et Angry Birds, mais chacun est disponible dans de nouvelles couleurs ou avec des détails d’impression uniques. Bien que les Minions aient un look similaire, chaque personnage a ici un élément de tête différent. Stuart n’a qu’un œil, Kevin et Bob en ont deux. Ensuite, Kevin a un corps plus long que ses copains et Bob est le plus court des trois.

Minions construits en briques LEGO

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Techniquement, les trois Minions sont exclusifs à cet ensemble, Kevin apparaît sous la même forme globale dans un autre ensemble, mais avec des yeux différents. Kevin et Bob sont tous deux présentés dans des tenues uniques. Les trois personnages peuvent également être accessoirisés avec des chapeaux supplémentaires. Certains puristes n’aiment rien au-delà du design classique de la figurine, ce que je comprends, mais des éléments uniques sont nécessaires à 100% pour recréer les Minions sous forme LEGO. J’aime qu’il y ait différentes tenues mais dans cet ensemble particulier, j’aurais préféré qu’elles soient dans les uniformes standard juste pour que l’ensemble se sente un peu plus généralement basé sur la franchise du film et moins lié au film à venir.

Minions construits en briques LEGO

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Global

Le film peut être retardé d’une année entière, mais dans l’ensemble, le décor semble moins dépendant de l’histoire de The Rise of Gru. Lorsque les décors basés sur le film ont été révélés pour la première fois, celui-ci a attiré le plus d’attention. Après l’avoir construit, je comprends parfaitement pourquoi. J’aime bien la façon dont c’est une combinaison d’être une pièce d’affichage et un ensemble de jeu. Pour les fans de LEGO plus âgés, vous pouvez avoir ces adorables créature jaunes assis sur votre bureau ou votre étagère, et les plus jeunes fans de LEGO peuvent jouer leurs propres aventures loufoques de Minions. J’aime aussi qu’il y ait une option pour créer un choix de personnages. Cela aurait été cool si Stuart pourrait également être reconstruit en un autre personnage, mais à en juger par le personnage supplémentaire, Otto, inclus en tant que figure dans d’autres ensembles, son type de corps est beaucoup trop différent pour s’adapter au design similaire des trois autres. caractères, sans ajouter beaucoup plus d’éléments à l’ensemble.

Dark sur Netflix : Comment ça se termine ? Que comprendre de la scène finale ?

Après 3 saisons, Dark se termine sur Netflix avec un final en apothéose. Mais que comprendre du dernier épisode et de la scène finale ? Attention, spoilers.

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants contiennent des spoilers sur Dark et son dénouement. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.

Entre passé, présent et futur, les voyages dans le temps dans Dark auront donné pas mal de maux de crâne aux fans. Surtout que la fin de la saison 2 de la série allemande avait introduit une difficulté de compréhension supplémentaire : un monde parallèle avec une autre Martha qui apparaît à Jonas pour qu’il puisse réparer les failles temporelles et que tout rentre dans l’ordre. Sauf qu’au fur et à mesure de sa quête, on fait croire à Jonas que les deux mondes parallèles sont en conflit, l’un étant régi par Adam, une version plus vieille de Jonas, et l’autre par Eva, une version plus vieille de Martha.

Adam veut tout détruire et rompre le noeud, la faille créée entre les deux mondes, tandis qu’Eva veut faire perdurer les mondes parallèles et les cycles en faisant reproduire toutes les actions du passé, du présent et du futur et donc en maintenant le noeud qui lie les deux mondes parallèles. Comme le mantra Sic Mundus Creatus Est (« Ainsi fut créé le monde », en latin), la saison 3 de Dark s’oriente vers une métaphore de la création de l’humanité avec Adam et Eve, comme géniteurs de l’arbre généalogique assez conséquent des habitants de Winden, tous reliés les uns aux autres. Selon Adam et Eva, le noeud ou la faille qui a entremêlé les deux mondes parallèles est l’amour entre le Jonas du premier monde et la Martha du deuxième monde, introduite à la fin de la saison 2. De leur union est né un fils, décliné en trois versions, un petit garçon, un jeune homme et un vieillard, qui aide Eva à accomplir son dessein.

Une merveilleuse histoire du temps

Sauf que la réalité est toute autre. Ce n’est pas deux mais trois mondes qui existent : un original et deux mondes parallèles qui ont été créés par H.G. Tannhaus, l’inventeur de la machine à voyager dans le temps. Dans le dernier épisode de la saison 3 de Dark, on comprend que la série allemande est avant tout l’histoire d’un homme prêt à tout pour sauver la vie de sa famille. L’histoire de Dark commence le 8 novembre 1971 lorsque H.G. Tannhaus se dispute un soir pluvieux avec son fils Marek. Ce dernier part en voiture avec sa compagne Sonja et leur fille Charlotte. Ils auront un accident de la route en traversant un pont. Plein de remords, H.G. Tannhaus crée alors une machine à remonter le temps pour sauver son fils mais sa tentative désespérée va créer une faille temporelle à partir du 21 juin 1986, date de la première ouverture du passage, qui engendre deux mondes parallèles.

 

Dans ces deux mondes où les voyages dans le temps sont possibles, la vie des habitants est perturbée notamment avec la disparition de Mikkel, devenu Michael, le père de Jonas. Les rencontres et les voyages au fil des époques crée alors un incroyable arbre généalogique dans lequel tous les protagonistes sont liés, comme l’indique la fresque au sol dans l’antre d’Eva. Mais ni elle ni Adam n’ont conscience de n’être que des simples créations et non des créateurs comme ils pensaient l’être. C’est grâce à Claudia, qui a découvert la vérité après de multiples tentatives, que les choses vont pouvoir rentrer dans l’ordre. Elle empêche Adam de tuer Eva comme dans chaque cycle et lui explique la situation. Il prend alors soin de prévenir le jeune Jonas qui va embarquer Martha du deuxième monde avec lui et empêcher l’accident de Marek et sa famille.

Jonas et Martha se réfugient alors dans la grotte, assistent à la création du passage en 1986 et empruntent un couloir d’espace-temps dans lequel ils se revoient enfants. Ils se rendent ensuite en 1971 au carrefour connu de Winden et bloquent Marek et Sonja peu de temps avant l’accident. Jonas arrive à faire comprendre à Marek qu’il ne doit pas prendre la route avec une réplique : « Ce qu’on sait c’est une goutte d’eau, ce qu’on ne sait pas c’est l’océan », qui fait écho à la phrase répétée par son père H.G. Tannhaus, toujours la tête dans les étoiles : « Le monde est plein de secrets, ce que l’on sait est une goutte dans l’océan ». L’accident étant empêché et leur mission accomplie, Jonas et Martha se désintègrent peu à peu et disparaissent dans la nature, tout comme les protagonistes des deux mondes parallèles.

 
Que comprendre de la scène finale ?

L’épisode final se termine sur un repas par un temps très orageux qui semble se tenir le 27 juin 2020 avec les habitants de Winden qui ont réellement existé sans les voyages dans le temps, à savoir Regina Tiedemann, Hannah Krüger et Torben Wöller, Katharina Albers, Peter Doppler et sa compagne transgenre Benni. Mais alors qu’ils célèbrent tous Regina pour une raison inconnue et que Torben veut leur raconter son accident à l’oeil, une panne de courant survient. Hannah panique et évoque une sensation de déjà-vu en voyant un imperméable jaune (comme celui de Jonas). Elle raconte qu’elle a rêvé d’une apocalypse et qu’elle l’a vécue comme une libération : « Pas d’hier, pas d’aujourd’hui, pas de demain ». Ils trinquent alors à un monde sans Winden et le courant revient. On comprend alors qu’Hannah est enceinte de Torben et lorsqu’on lui demande quel prénom elle a choisi, elle déclare que « Jonas est un joli prénom ».

Puisque Jonas et Martha ont remis de l’ordre dans l’espace temps, Ulrich, Aleksander et Charlotte n’existent pas, ainsi que leurs aïeux et leurs descendants. Si l’apocalypse n’a pas eu lieu, les voyages dans le temps et les évènements survenus dans les deux mondes parallèles semblent avoir laissé quelques traces puisqu’on voit un imperméable jaune, qu’Hannah veut appeler son enfant Jonas, que l’on voit Egon et Claudia dans le cadre photo avec Regina et que Torben a une trace à l’oeil comme l’avait Helge, le père de Peter. Ces indices un peu troublants laissent à penser qu’il y a peut-être des évènements inexpliqués et que les voyages dans le temps sont peut-être possibles. Après tout, si Jonas et Martha ont empêché l’accident de voiture du fils de H.G. Tannhaus et donc la création des mondes parallèles, rien n’indique que l’horloger n’a pas essayé de créer sa machine à remonter le temps malgré tout. Cette fin ouverte ne répond pas à toutes les questions posées dans Dark et laisse libre cours à l’imagination des spectateurs.

Série : DARK sur Netflix

Ce 27 juin débarque sur Netflix la troisième et ultime saison de Dark, l’occasion de revenir sur cette série allemande de SF qui impressionne par la qualité tant de son écriture que de sa mise en scène.

Prêts pour l’apocalypse ?

Dark s’ouvre sur une séquence de suicide qui impose d’emblée la noirceur extrême de la série et le caractère inéluctable de l’intrigue qu’elle va dérouler. On ne va pas prendre le risque d’essayer de résumer ici le synopsis, tant celui-ci est complexe, mais juste dire que la série revisite le voyage dans le temps pour en faire une tragédie moderne au sens propre du terme. Le cœur de la série est clairement ses (multiples) personnages, enfermés dans des destinés vouées à la destruction, mais essayant quand même de reprendre le contrôle de leurs vies. Dans Dark le fait de remonter dans le passé ne permet pas de réécrire le présent, au contraire, le temps élastique ne fait que renforcer le fait que tout est déjà écrit, que toutes les époques sont liées et que tous les événements du passé ne vont que concourir à la perte des personnages.

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Théories

Dark doit une grande partie de sa réussite à la qualité de son écriture. Les voyages dans le temps sont souvent source de scénarios assez casse-gueule où se multiplient les incohérences. Il doit bien y en avoir quelques-unes ici, mais elles passent inaperçues au regard de l’extraordinaire maîtrise d’une intrigue qui multiplie les temporalités et les personnages (et les différentes versions de ces derniers) tout en conservant sa structure globale intacte, et ce y compris d’une saison à l’autre. Une telle complexité narrative pourrait laisser craindre une lisibilité peu évidente. S’il vaut mieux, il est vrai, ne pas trop se déconcentrer, la série arrive malgré tout à rester relativement fluide à regarder, grâce notamment à un montage impeccable facilitant grandement sa lecture.

Par ailleurs, elle peut être regardée de différentes façons. D’abord, en se laissant plutôt porter par son versant émotionnel, en s’attachant avant tout aux personnages (nombreux mais tous bien définis et fouillés) et à leurs intrigues personnelles. Ensuite, ceux qui le souhaitent pourront essayer d’étayer des théories en s’attardant sur les références métaphysiques, philosophiques, ou encore bibliques et mythologiques, disséminées un peu partout.

Enfin, il ne faut pas oublier le versant plus politique de la série. Bien que située dans une ville imaginaire (qui renforce du coup sa dimension universelle) et ne reniant pas sa part de fantastique, Dark n’en fait pas moins écho à la situation actuelle du monde. Avec la menace permanente de sa centrale nucléaire, une année 1986 qui a son importance (c’est l’année de la catastrophe de Tchernobyl), l’époque contemporaine charnière dans l’évolution des choses, et des personnages qui ne cessent de vouloir agir sur le passé pour éviter qu’un futur sombre ne se mette en place, Dark interroge sans conteste sur l’état actuel de l’humanité et de notre monde, des erreurs qui ont été commises et de l’importance de changer rapidement les choses s’il n’est pas déjà trop tard.

Une série qui porte bien son nom

Visuellement, Dark porte bien son nom, sa photographie, sublime, retranscrit parfaitement la noirceur et le désespoir de la série. Les séquences alternent les tons résolument froids avec des images plus chaudes mais où la lumière sera souvent atténuée et où les ombres domineront. La mise en scène ne laisse globalement rien au hasard, tout est fait pour assurer un continuité dans l’ambiance d’ensemble, tout en s’adaptant à l’émotion de l’instant, et permettre aussi au spectateur de se resituer rapidement dans chaque époque.

On soulignera également l’importance des décors qui, qu’ils soient naturels ou en studios, concourent à donner à la série son climat si particulier. Ils sont presque un prolongement des angoisses des personnages. Personnages par ailleurs portés par un casting impeccable qu’il ne faudrait pas oublier. D’autant que la partition n’est sûrement pas si simple à jouer qu’elle en a l’air, notamment par la pluralité des acteurs jouant le même rôle (à des époques différentes). Chacun a su sonder la complexité de son personnage, en faire ressortir toutes ses aspérités, et le défendre haut la main.

C’est donc peu dire que l’on attend avec impatience le dernier cycle de Dark. La fin de la saison deux nous avait offert un twist qui nous avait laissé dans un premier temps perplexes mais qui, avec le temps, paraît finalement assez logique et a su éveiller notre excitation. Par ailleurs, la confirmation que cette troisième saison serait bien la dernière a de quoi rassurer, les créateurs ne tireront pas en longueur le concept de Dark. La cohérence jusqu’alors parfaite de la série devrait donc également être de mise pour ce dernier chapitre. Prêts pour l’Apocalypse ?

 Saison 3 disponible le 27 juin 2020 sur Netflix

Chronique de Fabien Genestier

Test DVD : Vic le Viking (24 Juin 2020) De Éric Cazes Avec Nathan Willems, Patrick Brüll, Damien Locqueneux

Vic est un jeune Viking pas comme les autres : pas très costaud mais très malin. Quand son père, Halvar, le chef du village, dérobe à son ennemi juré une épée magique qui transforme tout en or, l’appât du gain sème la pagaille chez les Vikings ! Vic va alors devoir embarquer pour un périlleux voyage vers une île mythique du grand Nord pour briser le sortilège de l’épée…

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Chronique : C’est un dessin animé à destination des enfants. C’est simple dans l’histoire, dans le graphisme, dans l’animation. Les personnages du village et les Pirates font malheureusement trop penser à Astérix. Mais quelques notions Vikings (Odin, Asgaard, Befrost) nous confirment que nous ne sommes pas chez les valeureux Gaulois mais bien en contrée scandinave. Sinon c’est plaisant à voir si vous n’êtes pas trop exigeants. Ça permet d’apporter quelques valeurs simples mais fortes aux petits : L’ingéniosité, le savoir, la malice sont tout aussi importants que la force, le courage, la détermination. Et également quelques notions pour mettre en garde face à la naïveté, la confiance, l’admiration. Et bien sûr les classiques codes d’honneur, d’amour et d’amitié. Ce film explique bien les vikings et la mythologie nordique de façon amusante et humoristique, les dessins sont très bien parfois même magnifiques. De fait je hausse ma note d’un demi point pour protester contre cette forme de ségrégationnisme qui s’applique à méjuger ici les enfants. Car le fait que Vic soit très jeune et très futé est complètement en adéquation avec pas mal de choix du film et cela est peut être juste trop subtil pour beaucoup.

Note : 8,5/10

Vidéo Les détails dans les animations de personnages sont fantastiques, permettant des caractères distincts, des lignes fines et des textures amples. Les enfants du film sont bien définis sans que leurs traits soient trop exagérés ou trop caricaturaux. Les couleurs sont audacieuses et vives, jouant avec des primaires fortes. Les niveaux de noir sont au rendez-vous ,la profondeur de l’image est toujours très forte et le contraste est au point sans aucune qualité de floraison notable. Tout autour, une image lumineuse, audacieuse et vive qui a fière allure. 

Audio : Vic fait une excellente utilisation du format, offrant aux téléspectateurs une expérience surround active et engageante tout en utilisant abondamment les canaux faisant face au plafond et l’espace et la dimension supplémentaires.

Bien que les battements d’action soient un moment fort, le film sait comment utiliser au mieux les scènes plus silencieuses sans sacrifier l’impact sonore. Même dans les moments les plus calmes il y a beaucoup d’effets de bois en plein air au son naturel à s’imprégner. .

 

  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1)
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : M6 Vidéo
  • Date de sortie du DVD : 24 juin 2020
  • Durée : 74 minutes

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Test Blu-ray : Une vie cachée De Terrence Malick (10 Juin 2020) Avec August Diehl, Valerie Pachner, Maria Simon

Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Mais porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme, Fani, et ses enfants, Franz reste un homme libre. Une vie cachée raconte l’histoire de ces héros méconnus.

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Chronique : Ils ne furent pas nombreux, ceux qui, en Allemagne comme en Autriche, eurent l’audace de dire non, d’une manière ou d’une autre, à Hitler et au nazisme. Oser faire cela, il est vrai, c’était, fatalement, le payer de sa vie. En Allemagne, du côté de Munich, il y eut Sophie Scholl, son frère Hans et leurs autres compagnons de la Rose Blanche. En Autriche, il y eut le parcours exemplaire de Franz Jägerstätter, un paysan du village de Sainte Radegonde qui fut guillotiné le 9 août 1943 à la prison de Brandebourg à Berlin. Il faut observer que celles et ceux qui s’opposèrent à Hitler le firent toutes et tous au nom de leur foi chrétienne. Franz Jägerstätter a d’ailleurs été béatifié le 26 octobre 2007 à la cathédrale de Linz. C’est donc de cet homme-là que Terrence Malick a choisi de raviver le souvenir. Après sa série de films plus ou moins expérimentaux conçus à la manière de poèmes, de méditations, voire de prières, films sublimes mais qui pouvaient déconcerter certains spectateurs, le réalisateur de The Tree of Life renoue avec une narration beaucoup plus classique, mais sans se délester pour autant de son style, reconnaissable entre tous. On retrouve donc, dans Une Vie cachée, le goût du cinéaste pour les voix off, sa propension à filmer la nature, ainsi que de nombreux gros plans sur les acteurs qui semblent presque filmés avec une focale trop courte (mais c’est, évidemment, un effet voulu), etc. Le début est on ne peut plus caractéristique. Comme dans la plupart de ses films, Malick commence par filmer la nature d’une manière quasi édénique. En quelques plans, nous sommes conviés à goûter la vie à la montagne du fermier Franz Jägerstätter (August Diehl), de sa femme Fani (Valerie Pachner) et, bientôt, de leurs trois filles, ainsi que de quelques autres personnages, dont la belle-sœur de Franz qui est venue vivre avec eux. La vie de paysan est rude, certes, mais, au départ, tout est filmé dans une sorte d’innocence première, comme s’il fallait ainsi souligner d’autant plus, par contraste, l’irruption du mal absolu, qui ne tarde pas à paraître. Nous en avions déjà été averti, il est vrai, dès l’ouverture, par des films d’archives montrant avec quel empressement de nombreux Autrichiens accueillirent l’hitlérisme. On pouvait espérer, néanmoins, que le petit village de Sainte Radegonde resterait préservé de cette folie. Il n’en est rien. Personne ne peut se targuer ni d’être neutre ni d’être indifférent. Franz, lui, ne tergiverse pas. Il fait d’abord ses classes, puis, de retour chez lui, ne peut ignorer qu’on va exiger de lui, comme de tout homme en âge de combattre, un serment d’allégeance au Führer. Mais, au nom de sa foi comme de son humanité, il lui est impossible de se résoudre à un tel engagement. Dans son village, il se fait aussitôt remarquer et ostraciser. Quand des nazis passent par là pour réclamer à chaque habitant sa contribution à l’effort de guerre, il est le seul à refuser. Dès lors, sa détermination est telle que rien ne peut l’en détourner. C’est bien l’itinéraire d’un martyr que filme Malick, il n’y a pas de doute, mais sans ostentation, sans prêchi-prêcha, comme certains se plaisent à le reprocher au cinéaste, à la sortie de chacun de ses films, de manière totalement fallacieuse. Au contraire, il y a dans cet homme, tel qu’il est ici filmé, une sorte d’évidence ou de simplicité, comme si la sainteté allait de soi.

Une vie cachée : Photo August Diehl, Valerie Pachner

Pour le détourner de sa voie, certains reprochent à Jägerstätter son orgueil, alors que c’est son humilité qui, au contraire, nous interpelle. Plusieurs interlocuteurs interviennent pour le faire changer d’avis, y compris l’évêque du lieu qui se réfère à saint Paul affirmant qu’il faut se soumettre aux autorités. Le maire du village, lui, affirme à Franz qu’il est plus coupable que les ennemis du pays, puisqu’il agit comme un traître. Plus tard, quand il est emprisonné, il est sournoisement invité à signer son acte d’allégeance à Hitler, quel que soit son sentiment profond, même si celui-ci est contraire à la déclaration écrite. On ne lui demande pas d’aimer le Führer, mais de parapher un document. « Ce n’est qu’un bout de papier, lui dit-on. En ton for interne, tu peux penser ce que tu veux. » Mais Jägerstätter ne peut se résoudre à cette hypocrisie. Terrence Malick film l’obstination d’un homme dont la droiture morale est sans faille et qu’aucun raisonnement, aucune intimidation, aucune torture ne font plier. En cet homme, tout comme d’ailleurs en sa femme Fani, il y a une bonté qui semble naturelle et qui se traduit, entre autres, par une absence de jugement d’autrui. Même ses bourreaux, Franz ne les juge pas. Le cinéaste réussit le tour de force de filmer la bonté sans maniérisme, sans mièvrerie d’aucune sorte. Car la force de l’accusé, ce qui lui permet de tenir jusqu’au bout, jusqu’au don de sa vie, cette force, il la puise dans sa foi chrétienne, sans nul doute, mais aussi, c’est évident, dans l’amour qui l’unit à Fani.

Une vie cachée : Photo August Diehl, Valerie Pachner

Leurs échanges épistolaires, superbes, interviennent en voix off, à plusieurs reprises au cours du film. Malgré les épreuves, le mépris des villageois, la séparation du couple, la dureté des travaux de ferme en l’absence de Franz, malgré l’issue fatale qui se profile, l’amour ne faiblit pas. Ceux qui affirment à Franz que son sacrifice ne sert à rien, qu’il ne modifiera en rien le cours de l’histoire, qu’il ne sera connu de personne, qu’il n’aura d’autre effet que de faire du mal à ses proches, ceux-là ne savent rien de la grandeur de l’amour. « L’amour excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. L’amour ne passera jamais… », écrit saint Paul dans sa Première Lettre aux Corinthiens (13, 7-8). Les bourreaux de Jägerstätter avaient tout prévu, sauf cela. Une phrase de George Eliot, tirée du roman Middlemarch, phrase projetée sur l’écran à la fin du film, le dit aussi à sa manière et l’éclaire de sa douce lumière : « Si les choses ne vont pas aussi mal pour vous et pour moi qu’elles eussent pu aller, remercions-en pour une grande part ceux qui vécurent fidèlement une vie cachée ».

Note : 10/10

Une vie cachée arrive sur le disque Blu-ray de chez UGC avec une vidéo encodée AVC 1080p et un son audio maître DTS-HD 7.1 sans perte.

Il s’agit d’un transfert haute définition de qualité de référence qui a l’air spectaculaire. Parfois, je trouvais les visuels à couper le souffle. Le film utilise un palais chromatique réservé qui donne le ton thématique à l’époque dont il est issu. Les vêtements, la décoration intérieure, etc. sont maintenus dans le cadre du délai, ce qui signifie beaucoup de bruns, gris, verts et noirs. Les couleurs définies par la nature ont l’air formidables alors que les couleurs profondes, vives, rouges, les bleus succulents et les tons de terre resplendissants sautent de la vidéo encadrée de 2,39: 1.

Les séquences lumineuses sont tout aussi gratifiantes et présentent des gris graduels et des blancs nets et délimités. Les images sont extrêmement détaillées, avec un sens de la profondeur presque infini quelle que soit la perspective de l’appareil photo. La résolution est forte car l’immensité et la portée de l’imagerie sont pleinement réalisées et apparaissent lucides, dimensionnelles et sans artefact. À mon avis, les lentes mineures que j’ai trouvées ne justifiaient pas de déduction, donc je ne les mentionnerai pas. Je pensais que cela avait l’air incroyable.

La bande sonore DTS-HD Master Audio sans perte est impressionnante et utilise toute la plate-forme surround. C’est un design sophistiqué qui récompense occasionnellement des activités qui sont placées de manière complexe dans le champ sonore afin de fournir une sensation d’immersion totale. J’ai trouvé cette présentation audio très détaillée avec une excellente plage dynamique qui lui permet de faire autorité à un moment et de subtilement nuancer le suivant. La boîte de dialogue est définitive et sensiblement lucide à travers le canal central lorsqu’elle atteint loin dans la pièce. Il est situé juste en face des haut-parleurs gauche / droit dans la scène sonore. Je n’ai jamais eu de difficulté à distinguer les moindres changements de hauteur ou d’inflexion de voix. La séparation des canaux avant est excellente, ce qui fait ressortir à la fois les grands et les petits éléments sonores, ce qui permet de définir leur corrélation directionnelle en fonction des événements à l’écran. Il n’y a pas d’utilisation perpétuelle des canaux arrière mais lorsqu’ils sont appliqués, les effets impliquent.

 

  • Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : UGC
  • Date de sortie du DVD : 10 juin 2020
  • Durée : 174 minutes

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