Méli-mélo des Dinos de Axel Scheffler – 27 août 2020

Quelles drôles de créatures allez-vous inventer aujourd’hui ? Mélangez un tyrannosaure et un tricératops, vous obtenez… un TYRANNOTOPS, bien sûr ! Et si vous mélangez un vélociraptor et un diplodocus ? Un VÉLOCIDOCUS, évidemment !

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Chronique : Amusant et instructif. Il existe différents niveaux de ce livre pour différents âges et différentes séances de lecture. Les plus jeunes peuvent simplement regarder les drôles de formes de dinosaures, les plus âgés peuvent jouer avec les drôles de noms obtenus en combinant différents dinosaures, et enfin, il y a les descriptions.

Un croisement entre un Tyrannosaure et un Thalassomédon devient :

Trannomedon :
Je suis un carnivore puissant – un carnivore redoutable. Tout le monde devrait donc se cacher et fuir mon grand rugissement !
Contrairement à la plupart des autres dinosaures, je nage sous la mer. Mes nageoires sont impressionnantes et me permettent de me déplacer avec grâce.

Note : 9,5/10

Le Piratosaure et la Chèvre aux œufs d’or de Alex Sanders – 27 août 2020

Catastrophe ! Le Piratosaure n’a plus une once d’or dans ses coffres. C’est la misère ! Heureusement, son ami Jack le Pirate peut le tirer de ce mauvais pas. Il suffit de s’emparer d’une chèvre qui pond… des oeufs en or massif. Hélas, elle est la propriété d’un ogre monstrueux, le bien nommé Pantacruel…

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Chronique : Le Piratosaure est unes série très sympa, pleine d’humour et bien écrite. Alex Sanders a recours à un vocabulaire plus riche que celui employé dans la majorité des albums, qui permet d’enrichir de nouveaux mots le lexique des enfants. Des traits rugueux, des couleurs contrastées, un humour décalé : la patte d’Alex Sanders est reconnaissable entre toutes. Les plus jeunes enfants s’arrêteront d’ailleurs aux images et aux truculents personnages avec Le Piratosaure et son ami le pirate . Cette petite réflexion sur les contes et l’importance du gains plaira néanmoins aux parents.

Note : 9,5/10

Interview : Anthony Combrexelle Auteur de «Ordo»

Anthony « Yno » Combrexelle est auteur de nouvelles, game designer et scénariste, graphiste et illustrateur. Il conçoit, écrit et illustre de nombreux jeux de rôle (Patient 13, Rushmore, Outer Space, Americana, Notre Tombeau, Adventure Party : Les Terres Perdues) sous le pseudonyme de Yno depuis plus de quinze ans. « Presque minuit » (2018), son premier roman, est lauréat du Prix 404 Factory.

Lien de l’article de Ordo : https://culturevsnews.com/2020/09/10/ordo-10-septembre-2020-de-anthony-combrexelle/

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INTERVIEW

Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Je suis graphiste le jour et auteur la nuit. J’ai commencé à écrire mes premiers scénarios et jeux de rôle de manière autodidacte. Me débrouillant en illustration, étudiant le graphisme et écrivant, je me suis mis à concevoir mes jeux et mes univers dès l’adolescence. J’ai écrit mon premier roman, Presque Minuit, et je l’ai soumis à de nombreuses maisons d’édition, en vain. Il est resté dormir dans un tiroir durant de nombreuses années. À la faveur du concours de 404 éditions, le « Grand Prix » de 404 Factory, j’ai fait participer le roman et il a été retenu par le jury et publié. Au Crépuscule, puis Ordo, ont alors suivi.

Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?

Plus que l’envie d’écrire, c’est l’envie de raconter et de partager des histoires qui m’a toujours séduit. Et ça depuis tout petit. Ça ne prenait pas forcément une forme littéraire, ça pouvait se faire via de l’illustration ou l’invention de jeux mais ça a toujours été le cas. De même, Ordo est mon quatrième roman publié (mon troisième aux éditions 404) mais j’ai conçu plusieurs dizaines de jeux de rôle et de scénarios durant presque deux décennies. Le jeu de rôle est un excellent medium pour apprendre à structurer des intrigues et concevoir des mondes, et d’un point de vue créatif, il est très riche, demande des illustrations, d’avoir des textes évocateurs utilisables en jeu, d’inventer des règles et des systèmes de jeu.

L’envie d’écrire des romans, je l’ai toujours eu mais je ne me suis pas senti capable avant très longtemps et c’est à l’approche de la trentaine, après avoir écrit de nombreux scénarios de jeux de rôle, que je me suis lancé pour trouver un nouveau terrain de jeu amusant. Ce premier roman écrit, c’était donc Presque Minuit.

Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

Quand j’avais 10-14 ans, je lisais essentiellement du fantastique, entre Lovecraft et Stephen King. Vers mes 16-18, j’ai basculé vers les écrits de Clive Barker et Neil Gaiman et je peux dire qu’ils restent mes principales influences encore aujourd’hui.

Quel est votre rythme de travail ?

Je prends des notes dès que je peux, dès que j’ai une idée, sur mon téléphone ou en brouillon de mail. Et dès que j’ai le temps pour, j’injecte ces notes dans les fichiers qui correspondent à l’idée. Parfois sur ma pause déjeuner, plus souvent une fois rentré chez moi. Et je travaille durant la soirée. Et ce, le plus souvent possible (tous les jours ou presque) même si c’est pour 10 ou 20 minutes, et ce autant que possible afin d’être le plus efficace : se remettre dans le bain d’une histoire ou d’un projet me prend du temps… sauf si j’ai la tête dans le projet au quotidien.

Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture ? Le final explosif est très cinématographique comment vous vous est il venue ? était-ce une envie dès le début de l’écriture ou est cette venue plus tard ?

Je fais partie de la secte des « architectes » : je sais tout dans les moindres détails avant de rédiger et je suis assez radical dans ma construction, dans ma structure. C’est quelque chose que je valorise beaucoup : j’apprécie les « belles mécaniques » dans les histoires que je lis, et je tente d’offrir la même chose quand j’écris. Je ne rédige donc jamais « au propre » avant que toutes les pièces de mon puzzle s’enchâssent parfaitement, du moins à mon goût. Je pars donc souvent de scènes fortes que je visualise et je tente de les relier pour en faire une bonne histoire. Ça me permet d’avoir un final et des conclusions spectaculaires qui semblent logiques parce qu’amenées par le récit jusque-là.

D’où vous venez cette vision futuriste sur cette magie omniprésente ? et cette envie d’écrire dessus ?

J’adore la magie dans le quotidien, l’irruption enthousiasmante et colorée d’une surprise dans la vie de tous les jours. Dans mes récits, pour que ce soit intéressant « dramatiquement », c’est généralement de mauvaises surprises pour les personnages. Mais, de manière générale, j’adore tenter de coller à notre réalité, ou du moins à une certaine forme et vision de notre réalité, et faire des pas de côté, pour jouer à « et si on disait que… » et inventer la suite.

On sent une certaine empathie envers ces cinq jeunes héros dont vous dresser le portrait dans votre livre, en quelques lignes ces personnages prennent vie, vous êtes-vous inspirés de vos rencontres ?

Je crois qu’on s’inspire tous de notre vécu, de qui on côtoie, de qui on voit dans les œuvres et de nos expériences personnelles. Évidemment que je ne suis pas magicien (bon, si c’était le cas, je ne vous le dirais pas). Par contre, je sais ce que c’est de vouloir réussir quelque chose, de rater parfois, de ne pas être compris, de ne pas se sentir les épaules pour prétendre à, et tout ça, c’est finalement assez simple de les injecter dans des personnages pour les rendre crédibles, intéressants. D’ailleurs, comme avec Ordo, je souhaitai proposer un roman fun, très enlevé et énergique, divertissant au possible, avec beaucoup de personnages ayant du style, du charme, ajouter quelques éléments plus humains, liés aux désirs de chacun, des faiblesses, permettait de les rendre plus réels, de jouer justement sur cette frontière entre réalité et magie.

Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman ?

Mes éditrices m’ont aidé à trier l’ensemble des mes idées et mon éditrice en chef, Ludivine Irolla, m’a questionné régulièrement, à ma demande ou à la sienne, afin qu’on soit sur la même longueur d’onde sur ce que j’allais proposer, sur la façon dont je voyais l’univers et le roman et sur les fameux « petits détails » qui font tout l’intérêt de cette histoire.

Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Long, non. Difficile, oui. Le roman a été écrit dans des conditions assez particulières : on m’a demandé si j’avais un roman à proposer pour une publication. J’en avais deux… mais ils ne correspondaient pas à la ligne éditoriale de l’éditeur et j’ai donc dû écrire ce roman en moins de cinq mois. C’était une opportunité folle et je l’ai saisie mais ça a rendu mes journées particulièrement chaotiques et mes nuits éprouvantes. Je suis très content d’Ordo mais je n’étais pas mécontent d’en avoir terminé pour me reposer.

  1. Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Le roman venant de sortir il y a quelques jours à peine, c’est encore trop frais pour avoir des anecdotes notables, mais je suis ravi que les retours soient si enthousiastes. Je redécouvre le roman à travers leurs retours.

Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez-vous une autre facette cachée ?

J’aime énormément de choses. Je lis énormément… de comics, de mangas, de jeux de rôle. Je joue beaucoup à toutes sortes de jeu, et mon principal plaisir en dehors de l’écriture de romans, c’est la conception de jeux de rôle où je peux tout créer et publier par moi-même. C’est très satisfaisant créativement d’être en capacité de le faire.

Quels sont vos projets ?

Ça fait partie de mes questions actuelles, au moment où je réponds à cette question (rires). J’aimerai pouvoir écrire un nouveau roman dans l’univers de Presque Minuit et Au Crépuscule, j’aimerai aussi pouvoir écrire une suite à Ordo. J’ai des dizaines et dizaines de pages de notes pour ces deux projets. Mais ça dépendra avant tout des retours du public. J’aimerai écrire un thriller fantastique ainsi que de la fantasy, quelque chose de plus médiéval, sombre et épique. J’aimerai pouvoir aussi écrire une trilogie afin d’avoir la place pour des intrigues plus amples, qui puissent rebondir sur la durée. De manière générale, j’ai à peu près 80 projets plus ou moins développés (de romans, de jeux de rôle, de jeux de société) qui dorment dans mon disque dur, attendant l’envie, le temps ou la demande d’un éditeur pour les développer.

Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

Mes coups de cœur des derniers mois sont souvent différents de l’année précédente. Si je devais donner quelques titres qui m’ont beaucoup marqué à leur époque, du moins quand je les ai lus, à mon échelle, ce serait « Imagica » de Clive Barker et « Neverwhere » de Neil Gaiman en fantastique/urban fantasy. « Annihilation » de Jeff Vandermeer en… fantastique à la frontière de la SF, « La Horde du Contrevent » de Alain Damasio en fantasy à la frontière avec la SF, « Une Assemblée de Chacals » de S. Craig Zahler en western bien énervé et « Les Monarchies Divines » de Paul Kearney, « Légende » de David Gemmell, « Servir Froid » de Joe Abercrombie, « Chien du Heaume » de Justine Niogret en médiéval fantastique, plus ou moins épique, plus moins sombre, plus ou moins âpre.

Au vu de la track liste de la fin du livre utilisez vous une bande son pour écrire? A moins que le silence suffise ?

Je n’écris jamais ou rarement sans musique. J’écoute de tout, voire n’importe quoi, même si pour concevoir mes intrigues, j’aime me plonger dans les playlists qui vont accentuer mon ressentir, intensifier mon imaginaire, renforcer l’ambiance que je souhaite. C’est la même chose lorsque je rédige mon plan détaillé : avoir de la musique dans les oreilles me coupe du monde réel et accroit le ressenti que j’ai pour les personnages et les situations et, il me semble, me permet d’être plus intense dans mon écriture.

Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

J’ai un site www.misterfrankenstein.com où je publie tous les éléments en rapport avec mes écrits, un Instagram où je partage mes nombreuses lectures et bêtises du quotidien www.instagram.com/anthony_combrexelle/ , un compte Twitter où je relais davantage de choses qui me tiennent à cœur ou me semblent importantes twitter.com/yno et une page Facebook dédiée à toutes mes activités créatives www.facebook.com/AnthonyYnoCombrexelle

GIMS – Documentaire Netflix | Critique & ANALYSE

Netflix dévoile un documentaire introspectif sur Gims, l’artiste le plus diffusé en radio en France. Si son succès brille autant que ses vestes, le rappeur a trimé pour en arriver là. Qu’apprend-on sur lui ? Ma critique en vidéo.

De prime abord, ce n’est pas le genre de contenu qui attire notre attention. Une heure trente de Gims : merci, mais non merci ! Faiseur de hits, on lui doit « Bella », « J’me tire », « Sapés comme jamais », « Tout donner » ou encore « Reste » (« Mais tu iras où, où, où si jamais je m’en vais »), en duo avec Sting. Rien qu’à l’évocation de ces titres, leurs mélodies efficaces et multidiffusées en radio résonnent déjà dans le ciboulot (à ceux qui prétendent le contraire : on ne vous croit pas !). Pourtant, vous auriez bien tort de ne pas saisir l’occasion d’en apprendre davantage sur ce mystérieux personnage, avec qui on ne peut échanger les yeux dans les yeux.

Par le biais d’images d’archives, de vidéos personnelles en famille et, surtout, de témoignages forts face caméra (de lui, de son manager, de ses proches et collaborateurs…), « GIMS », réalisé par le journaliste Florent Bodin, dresse le portrait méconnu du premier rappeur à avoir rempli le Stade de France, en 2019. C’est en coulisses, au cours des mois qui ont précédé ce show phénoménal, qu’on retrouve l’homme, la « bête de scène » qui n’en rate jamais une pour exhiber son fastueux quotidien sur les réseaux sociaux

Après le concert de PNL, « les Etoiles vagabondes » de Nekfeu, voici un troisième projet de Netflix destiné aux fans de rap français. « Gims », un documentaire d’une heure trente à l’image léchée, proche des clips, suit le rappeur

Les premières images font craindre le pire : un exercice d’autopromotion de l’artiste qui revendique sans vergogne sa place dominante. La séquence, au ralenti, le filme de dos, entrecoupée d’images de fans en délire et de sa carrière, des vues aériennes de Kinshasa où il est né. « Je serai le premier Africain et premier rappeur, chanteur urbain à avoir fait le stade. Il y avait une chance sur combien ? Il y avait une chance sur combien ? », lâche-t-il de sa voix grave avec des battements de cœur en fond sonore. Pour la sobriété, on repassera.

L’auto-congratulation de Gims (qui, ironie du sort, ne veut plus que l’on l’appelle « Maître ») est le fil conducteur de ce film. Tous ses proches, son épouse Demdem, son frère Dadju ou ses amis comme H Magnum, Orelsan et Omar Sy rappellent à quel point, ses disques s’arrachent (plus de 5 millions depuis le début de sa carrière), à quel point il est un génie de la musique, lui qui est l’artiste le plus diffusé à la radio en France. Un boss à la tête d’un empire exposé dans ces moindres détails dans ce film, à grands coups d’effets grandiloquents.

Les fans étaient impatients de découvrir une nouvelle facette de leur artiste préféré, celle qui n’est pas montrée à l’écran. Les équipes de production l’ont suivi deux ans avant la symbolique date qui allait marquer un tournant dans sa vie : le 28 septembre 2019. Ce jour-là, Gims devenait le premier artiste urbain à donner un concert au mythique Stade de France (Saint-Denis). Si toutes les étapes de sa préparation avant le show ont été montrées à l’écran, le documentaire Netflix s’intéresse également au côté sombre de sa vie, celui que les fans ne connaissent pas, ou très peu. On se rappelle de ses débuts dans la Sexion d’assaut, mais avant ça, celui qui se faisait appeler Maitre Gims jusqu’en 2019, a dû trimer et se battre de toutes ses forces pour se faire un nom.

« La musique ou rien », c’est un peu l’adage qu’a dû adopter Gims depuis son enfance. Fils d’un musicien congolais très populaire au pays, Gandhi Djuna – de son vrai nom – est arrivé en France à l’âge de 2 ans. Il a grandi dans un foyer d’accueil pour enfants, aux côtés de deux de ses frères, avant de passer le reste de son enfance dans des squats délabrés à Paris, sans argent ni nourriture. Si Gims savait qu’un talent sommeillait en lui, il n’a pas eu d’autre choix que de l’exploiter pour espérer s’en sortir. C’est alors qu’il a commencé à kicker avec Barack Adama, Lefa et les autres, assis sur les bancs de parcs parisiens, pour oublier son quotidien. « Le soir, quand je disais aux autres que je rentrais, en vérité je ne rentrais nulle part. Je n’avais pas de chez moi, alors j’allais me balader en me demandant bien où j’allais dormir ce soir », explique-t-il, forcément ému par ces douloureux souvenirs.

Le documentaire Netflix nous offre une réelle introspection sur sa vie. Pour l’une des premières fois, Gims se confie face caméra, même s’il peine toujours à retirer ses lunettes pour montrer ses yeux. Si cela peut vous rassurer, plusieurs plans de profil nous permettent de les observer enfin ! Pour la petite anecdote, il raconte au sein du commentaire comment lui est venue l’idée de toujours porter des lunettes noires afin de créer son personnage. La vie de Gims en ferait rêver plus d’un : quotidien de strass et de paillettes, voyages en jet privé, luxe à gogo… Mais pourtant, on sent qu’il reste très terre à terre, conscient de la chance qu’il s’est créée. En 2005, tout aurait d’ailleurs pu basculer pour lui. Un an après s’être converti à l’Islam (2004), Gims raconte avoir intégré une secte islamiste, qu’il a par la suite quitté.

« Quand je suis rentré dans cette religion, j’étais à la portée de n’importe quel gourou, j’étais un cœur pur et quelqu’un de mal intentionné peut te prendre sous son aile et faire de toi une arme. Il y avait des personnes qui finissaient mortes, suicidées en Irak. Des gens qui étaient à côté de moi. Et cela m’a fait flipper, je ne sais pas où j’aurais pu terminer », confie-t-il. Une nouvelle facette de son histoire que l’artiste révèle au monde entier. La vie de Gims est racontée durant 1h30 dans le documentaire Netflix, tantôt selon ses témoignages, tantôt à travers les yeux de ses proches. Coulisses de ses shows, enregistrements en studio, moments familiaux, retour au Congo, adoration des fans… tout est montré. Les séquences sur sa vie d’aujourd’hui tranchent avec celles de son histoire, le tout monté de façon dynamique et percutante. À la fin du documentaire, on a l’impression de le connaître. S’il a dû trimer pour en arriver jusqu’ici, avoir fait le Stade de France n’est pas une fin en soi mais seulement le début de quelque chose de grand : Gims ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, la preuve il a récemment dévoilé Dernier Métro, en collaboration avec Kendji Girac.

Vraiment, « Gims » est une jolie découverte. Profonde, sincère, inspirante. Rien n’y est occulté, pas même sa conversion à l’islam ni comment il a failli se retrouver en Irak. Et puis, le film n’est pas si musical qu’il en a l’air (vous ne devriez pas bloquer sur l’un des tubes de Gims pendant trois jours).

CRITIQUE : DERRIERE NOS ECRANS DE FUMEE (THE SOCIAL DILEMMA) SUR NETFLIX

Voici la critique du nouveau documentaire original de Netflix « DERRIERE NOS ECRANS DE FUMEE » (THE SOCIAL DILEMMA) qui porte un discours important sur les dérives provoquées par certains mécanismes des plateformes numériques et l’utilisation à outrance de leurs outils.

Ce documentaire de Jeff Orlowski illustre le grand propos du programme : les outils d’internet vont causer notre perte.

Le fait que les médias sociaux puissent créer une dépendance et donner la chair de poule n’est pas une révélation pour quiconque utilise Facebook, Twitter, Instagram et autres. Mais dans le documentaire  » Derrière nos écrans de fumée  » de Jeff Orlowski, des transfuges consciencieux de ces entreprises expliquent que la pernicieuse présence des plateformes de réseaux sociaux est un trait, pas un bogue.

Ils affirment que la manipulation du comportement humain à des fins de profit est codée dans ces entreprises avec une précision machiavélique : Le défilement infini et les notifications push maintiennent les utilisateurs constamment engagés ; les recommandations personnalisées utilisent les données non seulement pour prévoir mais aussi pour influencer nos actions, faisant des utilisateurs des proies faciles pour les publicitaires et les propagandistes.

Dans des interviews au montage rapide, Orlowski s’entretient avec des hommes et (quelques) femmes qui ont contribué à la construction des médias sociaux et qui craignent aujourd’hui les effets de leurs créations sur la santé mentale des utilisateurs et les fondements de la démocratie

La plupart de ces faits sont familiers, mais  » Derrière nos écrans de fumée  » va plus loin en intercalant les interviews avec des scènes fictives d’une famille de banlieue souffrant des conséquences d’une dépendance aux médias sociaux. Il y a des dîners silencieux, une fille pubère qui a des problèmes d’image de soi et un fils adolescent qui est radicalisé par les recommandations de YouTube qui promeuvent une vague idéologie.

Ce récit fictif illustre les limites de l’accent parfois hyperbolique mis par le documentaire sur le support au détriment du message. Par exemple, les interlocuteurs du film mettent l’augmentation des maladies mentales sur le compte de l’utilisation des médias sociaux, mais ne reconnaissent pas des facteurs tels que l’augmentation de l’insécurité économique. La polarisation, les émeutes et les protestations sont présentées comme des symptômes particuliers de l’ère des médias sociaux sans contexte historique.

Malgré leurs critiques véhémentes, les personnes interrogées dans  » Derrière nos écrans de fumée  » ne sont pas toutes des prophètes de malheur ; beaucoup suggèrent qu’avec les bons changements, nous pouvons sauver le bien des médias sociaux sans le mal. Mais les solutions personnelles et politiques qu’ils présentent dans le film confondent deux cibles de critique distinctes : la technologie qui provoque des comportements destructeurs et la culture du capitalisme sauvage qui la produit.

Néanmoins,  » Derrière nos écrans de fumée  » est remarquablement efficace pour tirer la sonnette d’alarme sur l’incursion de la technologie d’exploration et de manipulation des données dans notre vie sociale et au-delà. Le film d’Orlowski n’est pas lui-même épargné par le phénomène qu’il examine. Le film est diffusé en streaming sur Netflix, où il deviendra un autre nœud de l’algorithme basé sur les données du service.

 Il met en garde contre les dérives de ces algorithmes qui cherchent, avec chaque jour un peu plus d’efficacité, à nous maintenir « engagés » sur Facebook, YouTube, Instagram ou Twitter. Polarisation des débats, bulles de filtres qui nous mettent uniquement en relation avec des gens qui pensent comme nous, addiction, prime à la désinformation, dépression, le documentaire balaye largement les problèmes causés, plus ou moins directement, par « l’algorithmisation » croissante de nos vies.

A l’appui de leur démonstration, les réalisateurs ont convoqué un nombre impressionnant de militants, d’experts de haut vol et de « repentis » de la Silicon Valley, emmenés par Tristan Harris, ancien ingénieur chez YouTube et qui préside aujourd’hui le Center for Humane Technology. Devant la caméra se succèdent ainsi Renée DiResta, spécialiste mondialement reconnue de la désinformation ; Shoshana Zuboff, théoricienne du « capitalisme de surveillance » ; ou encore Jaron Lanier, dont le look de gourou new-age fascine presque autant que ses réflexions sur l’impact des nouvelles technologies.

Comment expliquer concrètement le fonctionnement de ces algorithmes, quand du propre aveu des « repentis » qui s’expriment, seule une poignée de personnes, chez Google ou Facebook, comprennent réellement ces logiciels ? Pour y parvenir, le documentaire a recours à un petit artifice, en prenant pour exemple une famille fictive dont on mesure, entre deux entretiens, le rapport difficile à la technologie : celle-ci conduit le fils à s’isoler, tandis que la fille développe une mauvaise image d’elle-même. Face à eux, trois acteurs jouent le rôle des algorithmes, qui ont pour but de les maintenir accrochés à leur téléphone et leur vendre des publicités ciblées.

Ce dispositif, un peu kitsch mais finalement très efficace, permet de visualiser les grands principes qui régissent les réseaux sociaux, et les conséquences désastreuses qu’ils peuvent avoir – sur la radicalisation du débat politique ou des événements précis comme le génocide des Rohingyas en Birmanie. La démonstration est convaincante, mais souffre parfois de quelques raccourcis et exagérations. Un graphique montrant l’évolution de la puissance de calcul sur un siècle est ainsi présenté comme la preuve de la défaite de nos cerveaux face à la machine, quand le documentaire montre bien que ce sont les paramètres choisis à la conception, plus que l’efficacité des machines, qui sont au cœur du problème.

Anticipons tout de suite les critiques : une grande partie de ce que montre The Social Dilemma est vrai. Rien de nouveau, mais le constat est réaliste. Les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et Instagram et plateformes comme Gmail ont été créés et améliorés pour maximiser le temps que les internautes y passent. On parle des petites bulles de notifications omniprésentes inventées pour générer un sentiment de manque et d’envie. On parle de la manière dont une plateforme sait exactement quel contenu vous lisez sur votre mobile, à quelle vitesse vous scrollez, combien de secondes votre attention sera retenue par une vidéo. Vous vous êtes laissé happer par une vidéo d’un paresseux à trois pattes qu’un capybara aide à traverser la route ? Votre fil d’actualité Facebook va se remplir de vidéos d’animaux du même acabit.

ces anciens de la tech qui se construisent une morale après avoir enchaîné les jobs dans les PinterestYouTubeTwitterGoogleFacebookInstagram, et se présentent depuis quelques années comme les lanceurs d’alerte prétendument légitimes d’un système qu’ils ont largement contribué à bâtir. Il y a aussi la politique, évidemment, les fausses informations qui engendrent les fausses informations, les manœuvres de déstabilisations géopolitiques qui n’ont même pas eu besoin de piratage pour arriver à leurs fins, juste de détourner des outils qui sont déjà présents. « Nous n’avions pas anticipé tout ça lorsque nous avons créé Twitter il y a 12 ans », entend-on le CEO Jack Dorsey balbutier.

Derrière nos écrans de fumée s’achève malgré tout sur un optimisme prudent. Il n’y a pas de « bad guys » dans la Silicon Valley : nous avons le pouvoir de dire non aux manipulations en nous déconnectant ou en votant avec nos clics. Il n’est pas trop tard, mais un changement n’est possible que si ces entreprises cessent d’être pilotées en fonction de leur cours de Bourse.

Source : Damien Leloup « Le monde » & Marie Turcan  « numerama ».

Balèze – 17 septembre 2020 de Kiese LAYMON

L’un des meilleurs récits de 2018 selon le New York Times

Partant de son enfance dans le Mississippi, passée aux côtés d’une mère brillante mais compliquée, Kiese Laymon retrace les événements et les relations qui l’ont façonné. De ses premières expériences de violence et de racisme jusqu’à son arrivée à New York en tant que jeune universitaire, il évoque avec une sincérité poignante et désarmante son rapport au poids, au sexe et au jeu, mais aussi à l’écriture. En explorant son histoire personnelle, Kiese Laymon questionne en écho la société américaine ; les conséquences d’une enfance passée dans un pays obsédé par le progrès mais incapable de se remettre en question.
Récit intime qui met en lumière les échecs d’un pays, Balèze est un formidable acte de défi et de courage.

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Chronique : Au tout début de « Balèze », Laymon écrit : « Je ne voulais pas vous écrire. Je voulais écrire un mensonge. » Le « vous » est la mère de Laymon, et le livre parle avant tout d’eux deux, écrit avec un amour et une peur si ouvertement dénudés qu’on a l’impression de les déranger pour le lire. Même les personnes que vous connaissez le mieux ne se révèlent pas de cette façon, et c’est peut-être là une partie de ce que Laymon essaie de corriger pour au moins un lecteur.

La lourdeur du titre se manifeste tout au long du livre. C’est le poids des traumatismes gardés secrets, le poids des générations d’oppression noire, le poids des vérités non dites, le poids de la honte, le poids des attentes et le poids réel d’un corps réel. En le lisant, je pouvais sentir le souvenir du mensonge original que Laymon a écrit et qu’il ne pouvait pas laisser reposer, et j’ai alors recommencé à écrire ce livre. Le contraste de la vérité, la façon dont il s’oblige à exposer les faits, mais aussi la puissance du mensonge et des mensonges qu’il se raconte dans les choix qu’il fait. Tout cela en fait un de ces mémoires qui se sentent singulières, qui se taillent une nouvelle voie pour se montrer au monde.

Structurellement, c’est un mémoire traditionnel. Il avance dans un temps linéaire, il se concentre sur certaines périodes de formation, il trace le développement de la personne que l’auteur est maintenant. C’est aussi, semble-t-il, sa propre tentative d’appel à l’action tout en reconnaissant tout au long du parcours qu’une chose qu’il a apprise jusqu’à présent est que ces appels vont rarement comme on le souhaite. La vie ne nous donne généralement pas ces simples structures d’obstacle suivies de croissance, si bien que souvent, c’est l’obstacle suivi de l’échec qui conduit à plus d’échec et à une spirale de honte toujours plus grande. Le laïc a le don de la connaissance, de la perspicacité, des mots, de l’éducation, mais parfois tout ce que cela lui donne est la capacité de savoir jusqu’où il s’est trompé.

Laymon a grandi à Jackson, dans le Mississippi, élevé par une mère célibataire qui est également professeur. Elle l’entoure de livres, lui assigne des essais, elle est à bien des égards ce parent noir stéréotypé qui exige de son enfant noir qu’il travaille deux fois plus. Elle le frappe aussi, lui ment, le vole et tombe dans des schémas d’abus et de dépendance qui lui ont été transmis et qu’elle transmettra à son tour à Laymon. En racontant leur histoire, le livre tient également compte de l’héritage d’être noir dans le Sud profond, de ce que cela signifie d’être là et de ce que cela signifie de partir. Ce n’est pas que la façon dont Laymon écrit à son sujet soit inflexible, c’est qu’il vous laisse le voir tressaillir, voir combien il l’aime et combien cela lui fait mal d’être blessé par elle et maintenant de la blesser en retour en mettant tout cela à nu.

Balèze est écrit de main de maître, il passe sans effort de la confession personnelle à la critique sociétale, il voit les subtilités de l’auteur ainsi que sa place dans un monde plus vaste. J’étais tenté de souligner quelque chose à presque chaque page. En fait, je me sens un peu coupable d’écrire une bonne critique parce que Laymon est tellement honnête sur lui-même, sur les dépendances, les abus et les troubles alimentaires, sur sa famille et ses relations, que cela ressemble à une trahison de le partager publiquement. C’est vraiment un don d’écrire de cette façon et j’espère que nous ne le gaspillerons pas.

Note : 10/10

Les oubliées du printemps – 16 septembre 2020 de Nele NEUHAUS

Lorsque la policière Pia Sander est missionnée pour enquêter sur la mort du vieux Theodor Reifenrath, elle est loin de s’imaginer l’ampleur que va prendre l’affaire. En effet, de nombreux ossements humains sont retrouvés sur la propriété du vieil homme.

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Chronique : Le propriétaire Theo Reifenrath est retrouvé mort sur son vaste domaine. Au début, il n’est pas clair si Theo est mort par accident ou par une influence extérieure. Cependant, lorsque des os humains sont trouvés par hasard dans la zone extérieure de sa maison, l’affaire prend une tournure inquiétante. Reifenrath était-il un tueur en série longtemps recherché ? Les traces conduisent à de nombreux cas de disparition, dont certains remontent à de nombreuses années.

Les oubliées du printemps est le neuvième volume de la série . Bien que les personnages eux-mêmes continuent à se développer dans les livres, les cas sont chacun achevés, de sorte qu’il serait possible de lire les livres sans ordre chronologique.

Comme ce n’était pas mon premier Neuhaus, je savais déjà à quoi m’attendre. Neuhaus a une façon très calme de construire l’histoire. Tout commence très lentement et nous accompagnons beaucoup de travail d’investigation. Cela m’a parfois coûté une certaine tension dans les volumes précédents, mais dans « Les oubliées du printemps », j’ai été captivé du début à la fin. Je ne sais pas si c’est à cause de l’affaire elle-même ou si je me suis juste échauffé très lentement avec les personnages. Mais surtout, Pia s’est maintenant,, ouverte à moi bien mieux qu’auparavant.

En dehors de nos deux enquêteurs, nous avons à nouveau beaucoup de personnages secondaires à gérer. J’avais déjà le sentiment qu’il y aurait à nouveau beaucoup de personnages, quand au début du livre 3 pages résumaient les personnages. En soi, c’est assez utile. Comme Nele Neuhaus a rempli tout un village de vie ici à nouveau, certains personnages sont juste moins importants que d’autres, mais il faut rester sur la balle pour se souvenir de tous à mi-chemin. Certains chiffres étaient plus faciles à mémoriser que d’autres, qui restaient plutôt pâles. Les enchevêtrements dans le village, qui est lié à qui, qui est lié à qui, etc. étaient également très complexes, surtout à cause des gardiens.

Le thème des familles d’accueil a été traité de manière très intéressante. On souhaiterait que tout cela ne soit que de la fiction, mais malheureusement, le portrait n’est probablement pas si éloigné de la réalité. Dans l’ensemble, j’ai vraiment beaucoup aimé « Les oubliées du printemps » et c’est le moment fort de la série jusqu’à présent. Tout était parfait pour moi ici – le développement de nos enquêteurs, la représentation de tous les personnages importants et l’affaire elle-même.

Note : 9,5/10

Le garçon et la ville qui ne souriait plus – 18 juin 2020 de David BRY

Paris, fin XIXe, l’Église a imposé ses Lois, celles de la Norme sous le règne de Nicéphore le IIIe. Les fous, les obèses, les boiteux, les difformes, les homosexuels – en somme, tous ceux considérés comme  » anormaux  » – sont relégués sur une île, surnommée la Cour des Miracles.

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Chronique : Que dire de cet ouvrage? Pour moi c’est un vrai bijou, une petite pépite que j’ai savouré. J’ai ralenti ma lecture pour ne pas quitter ce monde trop vite. On est très facilement plongé dans cet univers qui ne manque pas de vie. J’ai beaucoup aimé découvrir la cours des miracles. Cette endroit où la différence n’existe pas, où l’on est tous « normal » .

La plume de l’auteur est un vrai régale. Elle est fluide, rythmée. A aucun moment on ne s’ennuie. J’ai apprécié de lire ce livre qui nous fait réfléchir sur ce que la société appelle la normalité. Je trouve qu’aborder cela comme l’auteur l’a fait est une belle idée. Apprendre à se connaître soi même n’est pas toujours simple, tout comme à s’accepter et à repousser nos limites également. Nous allons découvrir tout cela avec Romain, tout comme l’acceptation des autres et de leurs différences.

Ce livre est un vrai recueil de sentiments et d’émotion. C’est un ouvrage très prenant, très touchant qui laissera obligatoirement une trace de son passage sur vous. C’est le genre de livre qui vous donnera envie de le relire plusieurs. Et je ne serais pas surprise lors de ma prochaine relecture de cette ouvrage de découvrir de nouvelles choses, de les appréhender différemment que lors de ma première lecture.

Note : 9/10

Chronique de bookdream35

The Mandalorian saison 2 : une bande-annonce haletante et une première affiche dévoilées par Disney+

Retour dans une galaxie très très lointaine cet automne avec le lancement mondial de la saison 2 de « The Mandalorian » sur Disney+. La plateforme vient de dévoiler la première affiche et une bande-annonce des plus réjouissantes.

L’attente semble interminable pour les fans de la série… Et pourtant les choses se précisent. Après l’annonce d’une date, et la confirmation d’un lancement en simultané en France et aux Etats-Unis, Disney+ dévoile l’affiche de la saison 2 de The Mandalorian mettant en scène les deux protagonistes, ainsi qu’une bande-annonce levant le voile sur les toutes premières images des épisodes à venir.

Requiem pour un diamant – 17 septembre 2020 de Cécile CABANAC

Ce matin, la DRPJ de Versailles fourmille déjà. On vient de leur signaler un meurtre…

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Chronique : Ce roman est la suite du dernier livre de Cécile CABANAC: Des poignards dans les sourires sorti en 2019 On retrouve les personnages du précédent opus.
Avec Cabanac, le style est simple et efficace. Les descriptions des lieux comme des situations sociales et politiques sont très réalistes Avec ce nouveau roman on poursuit l’histoire de Virginie Sevran et Pierre Biolet. Que vous avez lu où non le dernier roman, le lecteur pourra quand même plonger dans « Requiem pour un diamant ». L’auteure nous livre un Paris horrible loin des complexes hôteliers, partagée entre les souvenirs de certaines grandeurs passées . Une enquête à tiroirs avec un auteur au meilleur de sa forme qui nous offre un turn over des plus puissant et arrive à dépasser son premier tome.  Excellent thriller d’un auteur qui maîtrise à merveille tous les codes, les finesses, les subtilités de la trame narrative. du grand art, on en redemande déjà dés la dernière page tourner.

Note : 9,5/10